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Membres: EliseBouchard

Élise Bouchard

Doctorat
Écophysiologie de l’eau sucrée du xylème chez les espèces d’arbres qui coulent au printemps
Université du Québec à Montréal

Directeur: Christian Messier
Codirectrice : Annie Deslauriers

Maîtrise
Biogéographie mondiale des arbres; une approche fonctionnelle
Université du Québec à Montréal

Directeur: Alain Paquette
Codirecteur: Pierre Drapeau

ResearchGate 

FORMATION

PROJET DE DOCTORAT

Plusieurs espèces d’arbres ont la capacité de générer de la pression positive dans leur tronc au printemps, ce qui permet à l’eau du xylème de s’écouler à l’extérieur de l’arbre lorsqu’on y pratique une incision. C’est d’ailleurs grâce à cette aptitude, et aussi à un taux de sucre particulièrement élevé, que l’eau d’érable est exploitée commercialement dans les productions acéricoles. Toutefois, plusieurs processus écophysiologiques qui sous-tendent ces spécificités restent méconnus et seront abordés dans ce projet de doctorat : (1) Les mouvements et la provenance de l’eau et des sucres à l’intérieur de l’arbre sont très peu documentés. (2) L’influence simultanée de multiples facteurs intrinsèques (réhydratation du bois, température interne, anatomie du bois) et extrinsèques à l’arbre (compétition, sols, météorologie) rendent la compréhension du phénomène complexe, d’autant plus que ces facteurs s’imbriquent à différentes échelles temporelles (horaire, journalière et saisonnière). (3) Finalement, il existe très peu de documentation quant à la dynamique de l’eau sucrée du xylème chez d’autres espèces que l’érable à sucre, bien que plusieurs espèces des familles des Juglandacées, Sapindacées et Bétulacées présentent aussi ces aptitudes. Pourtant, documenter ces traits (pression positive et taux de sucre) et leur variation intra et interspécifique permettrait de situer ces espèces tempérées dans une perspective de stratégie adaptative et possiblement d’expliquer leurs aires de distribution respectives.


PROJET DE MAÎTRISE




Ce projet vise à comprendre quelles sont les contraintes environnementales qui déterminent la distribution mondiale des communautés forestières. Il est connu que la distribution des biomes forestiers s’explique étonnamment bien avec peu de variables climatiques, et que cette transition d’un biome à l’autre s’accompagne généralement d’un gradient grandissant de richesse spécifique des pôles vers l’équateur. Toutefois, au-delà de ce dénombrement d’espèces, il existe peu d’information sur comment les stratégies adaptatives de ces espèces diffèrent le long de ces gradients environnementaux mondiaux et pourquoi. Nous avons voulu explorer ces questionnements en étudiant les variations de traits fonctionnels1 des arbres selon des contraintes climatiques et édaphiques à large échelle. Pour ce faire, nous avons rassemblé une base de données d’environ 167 000 placettes d’inventaires forestiers couvrant trois biomes forestiers majeurs (boréal, tempéré et tropical) à l’aide du réseau GFBi, dans lesquelles nous avons attribué des valeurs de traits fonctionnels aux espèces d’arbres à partir des données de TRY. Ceci nous a permis d’étudier les variations de densité du bois, de surface spécifique foliaire et de masse des graines des espèces d’arbres à large échelle.

Note : L’article associé à ce projet est en cours de rédaction : je vous en dirai plus à propos des résultats prochainement !





1 Si vous n'êtes pas familier avec l'écologie fonctionnelle, jetez un coup d’œil à la bande dessinée que j'ai écrite pour le concours de vulgarisation de l'ACFAS : Voyage autour de la Terre; à la découverte des forêts! 

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