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En manchette

L'actualité du CEF en profondeur


3 avril 2014

La CEFoshère en bref
Les terres du séminaire, est-ce que ça vous dit quelque chose? Eric Alvarez vous dresse un portrait du type d’aménagement  qui se pratique sur ce territoire géré par le « Séminaire de Québec » depuis 350 ans.

Si vous voulez en savoir plus sur les araignées, lisez le billet de Christopher Buddle qui dresse une bibliographie des références essentielles  les concernant. Dans un autre billet , vous apprendrez comment deux araignées néotropicales utilisent des glandes situées sur leurs pattes pour répandre des sécrétions dans l’environnement. Vous pourrez aussi lire sur son blogue dix faits intéressants sur les caracaras à gorge rouge  et sur les pseudoscorpions .

André Desrochers fait un éloge du doute  en revenant sur les changements climatiques, un sujet où le consensus scientifique semble être établi. Son billet vous fera-t-il réagir?


24 mars 2014

Publication du GIEC: guide pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre des terres humides
2013 Supplement to the 2006 Guidelines for National Greenhouse Gas Inventories: Wetlands (Wetlands Supplement)
Texte et photo par David Paré

À quelques semaines de la finalisation du Rapport (AR5-groupe III) du GIEC sur l’atténuation des changements climatiques (prévue du 7-11 avril 2014), le rapport spécial du GIEC sur les terres humides (WETLANDS)  est maintenant disponible.

Ce rapport vient combler des lacunes identifiées par le GIEC et le besoin d’une mise à jour pour l’inventaire des émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant de l’aménagement des terres humides et des sols organiques. Les résultats produits seront utilisés dans les inventaires nationaux de GES de même que par le AR5. Entre autre, les facteurs de niveau I (facteurs à utiliser par défaut lors des inventaires nationaux de GES) des émissions de GES lors du drainage ont été révisés. Des estimés ont aussi été produits pour les émissions lors d’incendies des sols organiques drainés et non drainé ainsi que pour les émissions de méthane et de carbone organique dissous dans les eaux de drainage.

Les facteurs qui auront sans doute le plus d’impact sont ceux qui concernent les émissions en provenance du drainage de tourbières tropicales. Le drainage, suivi de plantations de palmiers à huile et de plantations à courte rotation comme l’acacia donne des facteurs d’émissions de CO2 de 11 et 20 tonnes CO2-C ha-1 a-1. Ces facteurs permettent de mieux quantifier l’impact environnemental de ces productions qui font l’objet d’un important commerce mondial. À titre de comparaison, le drainage en milieu boréal donne des facteurs qui vont de 0,25 à 0,93 tonnes CO2-C ha-1 a-1. Les incertitudes demeurent élevées dans presque tous les cas. Il est intéressant de noter que l’intervalle de confiance à 95% pour le drainage des tourbières forestières boréales pauvres (oligotrophes) comprend des valeurs négatives. Ceci indique que sur certains de ces sols, le drainage peut augmenter les stocks de carbone du sol, le drainage stimulant la productivité qui vient plus que compenser l’augmentation des pertes par décomposition.

David Paré (CEF) a participé comme éditeur du chapitre 2 portant sur le drainage et comme Lead Author d’un groupe spécial sur les tourbières tropicales. À gauche sur la photo avec un groupe de spécialistes des sols lors d’une rencontre du GIEC à Manaus, Brésil. Terra Preta : un sol d’une fertilité exceptionnelle (couche foncée) fabriqué par l’homme en période précolombienne, il y a près de 2000 ans et qui a donné l’inspiration pour les travaux sur le Bio Char. Les mécanismes de formation de ces sols sont encore mal compris.


20 mars 2014

La CEFoshère en bref
Saviez-vous qu’hier était la journée de reconnaissance des taxonomistes? Christopher Buddle en profite pour vous inciter à devenir taxonomiste amateur . Dans un autre billet, il vous partage sa vision de ce qu’est un naturaliste . Vous pourrez aussi découvrir sur son blogue dix faits intéressants sur les triops  et sur les collemboles . Enfin, sur le site Arthropod Ecology, il félicite Raphaël Royauté  qui a défendu sa thèse avec succès. La thèse de Raphaël s’intitule : Factors influencing behavioural variation in apple orchard populations of the jumping spider Eris militaris (Araneae: Salticidae).

Quel est le lien entre le cosmos et Darwin?  En passant par le principe anthropique et les trous noirs, André Desrochers répond à cette question afin de vous changer les idées durant la campagne électorale.

Eric Alvarez nous présente une synthèse d’un colloque sur tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE)  qui a eu lieu en février. Il en profite pour souligner à quel point le monde forestier souffre d’amnésie générationnelle. Les anciens gestionnaires forestiers, qui ont vécu l’épidémie de tordeuse des années 50, pourraient transférer leurs connaissances, mais les structures en place ne leur permettent pas.

6 mars 2014

La CEFoshère en bref
Pourquoi devriez-vous vous réjouir de produire du pétrole dans votre cour?  André Desrochers répond à cette question controversée sur son blogue. Comme si les chevreuils de l’île d’Anticosti l’avaient inspiré, le billet suivant concerne la possibilité de servir du gibier sauvage dans les restaurants du Québec. 

Véronique Yelle poursuit sa chronique sur l’acceptabilité sociale dans le blogue la forêt à cœur. Elle discute cette fois des groupes à prendre en considération dans l’acceptabilité sociale.  Eric Alvarez aborde justement un cas où l’acceptabilité sociale n’a pas été bien prise en compte : le dossier du mont Kaaikop. 

Vous avez du mal à gérer vos courriels? Lisez les trucs de Christopher Buddle qui réussit à la fin de chaque journée à avoir une boîte de réception vide.  Christopher présente aussi une interview avec une Emma Sayer qui a eu l’idée originale d’intégrer la science aux festivals de musique.  À quand un kiosque du CEF au Festival de Jazz de Montréal ou au Festival d’été de Québec? Dans un autre billet, il vous encourage à regarder une vidéo qui explique les services écologiques rendus par les insectes.  Êtes-vous en train de préparer une demande de subvention?  Peut-être ressentez-vous les mêmes émotions que Christopher qui les décrit d’une belle façon. En lisant son blogue, vous apprendrez également comment les araignées sauteuses sélectionnent leurs aliments  en se basant sur la couleur. Christopher vous a livré son dernier segment  sur l’actualité artropodologique. Cette chronique est désormais remplacée par la chronique Ten facts. Vous pouvez lire dix informations intéressantes sur la guêpe parasitoïde  et des papillons de la famille des Hesperiinae .


25 février 2014

World congress on agroforestry 2014 – Delhi
Texte et photo par Pierre-Paul Dion

Du 10 au 14 février, se tenait à Delhi, Inde, le troisième congrès mondial en agroforesterie, rassemblant plus de 1000 intervenants du domaine de l’agroforesterie de partout dans le monde. Les quatre premières journées ont été le cadre de centaines de présentations orales, discussions et présentations d’affiches. Les sujets présentés étaient très variés, à l’image de la diversité de provenance des participants. On y abordait des aspects tant agronomiques, forestiers et biologiques que politiques, économiques et sociaux.

Alors que notre vision de l’agriculture se résume souvent à la monoculture à grande échelle, les arbres peuvent fournir des services écologiques très intéressants aux cultures. La stabilisation du sol face à l’érosion, la captation des nutriments et l’utilisation plus optimale de l’eau sont des facteurs très importants. L’arbre peut aussi être une source de revenus et de production additionnels, cruciaux pour les petits producteurs, surtout en milieu tropical. L’arbre participe à la stabilisation de l’agroécosystème devant les changements climatiques et la fixation de carbone en milieu agricole pourrait avoir un impact positif significatif sur le climat mondial si l’agroforesterie était pratiquée à grande échelle. Les produits forestiers non ligneux sont aussi une valeur ajoutée aux forêts. Des pratiques agroforestières sont souhaitables dans tous les climats : aride, tempéré, tropical, etc. Cependant, beaucoup de travail reste à faire afin de faciliter l’implantation de ces systèmes. Par exemple, de la recherche est toujours nécessaire pour déterminer les associations arbres – herbacées ou arbres – bétail optimales pour les différents milieux et climats à l’échelle du globe, et confirmer ou quantifier les avantages procurés par ces pratiques. À l’issu du quatrième jour, une déclaration résumant les thématiques importantes et les directions politiques suggérées pour les cinq prochaines années a été votée et adoptée par l’assemblée.

Au cinquième jour se déroulait le départ de visites sur le terrain. Des quatre proposées, j’ai choisi de visiter une ferme pratiquant plusieurs types de cultures intercalaires alliant des espèces d’arbres et d’herbacées variées telles que le peuplier hybride, le manguier, le figuier, le blé, le curcuma et la moutarde. Cela en fait donc un bon exemple pour l’étendu des possibilités en cultures intercalaires. Cette ferme, autosuffisante sur le plan financier, est très productive et redonne ses profits à la communauté, permettant l’organisation d’activités et l’achat d’équipement commun. Cette visite était une belle conclusion concrète suite à ce vaste congrès en agroforesterie.


19 février 2014

Les 3 et 4 février derniers se tenait à Paris (France) un atelier international sur l’adaptation des forêts aux changements climatiques, organisé par le réseau mixte technologique AFORCE . Le Canada y avait été invité pour présenter une vitrine sur les initiatives qui y sont déployées. Le professeur Frédérik Doyon, chercheur au Centre d’étude de la forêt (CEF) et à l’Institut des Sciences de la Forêt tempérée (ISFORT-UQO) faisait partie de la délégation canadienne pour y présenter l’étude de cas qu’il réalise en collaboration avec la Collectivité Forestière du Projet le Bourdon (CF PLB).

Ce projet a permis le développement d’outils de modélisation pour l’évaluation des impacts potentiels des changements climatiques qui ont été ensuite utilisés lors de procédures participatives avec les parties prenantes de la CF PLB afin d’identifier les mécanismes de vulnérabilité. Des travaux en modélisation socio-écologique sont actuellement en cours visant à coupler les aspects de capacité d’adaptation et des mécanismes de réponse décisionnel à la perception du risque par les acteurs afin de tester différentes stratégies d’adaptation.

Sur la photo apparaissent les représentants de la délégation de la France, de la Belgique, du Portugal, de l’Espagne, de la Catalogne, de l’Allemagne, de l’Angleterre, de l’Écosse, de la Suisse, de l’Autriche et du Canada.


11 février 2014

La CEFoshère en bref
Si vous êtes de ceux qui pensent encore que l’industrie forestière règne en maître sur la forêt québécoise, détrompez-vous. Eric Alvarez montre comment la FSC est maintenant le parrain de l’aménagement des forêts du Québec . Il cède ensuite la parole à Véronique Yelle qui vous explique le concept d’acceptabilité sociale  dans la première partie de deux chroniques.

Hésitez-vous à débuter un blogue? Lisez le billet de Christopher Buddle qui vous explique comment bloguer pourrait améliorer votre productivité en recherches . Il amorce également une nouvelle série de billets intitulés Ten facts qui présentera 10 informations intéressantes à propos d’une espèce ou d'un groupe d’espèces. Pour commencer la série: les araignées-loups . Comme toujours, vous trouverez les dernières actualités arthropodologique dans les segments 10  et 11 . Sur son autre plateforme, Christopher vous explique pourquoi les courriels devraient être exempts d'erreurs .

André Desrochers démystifie pour vous le fameux seuil de 12% d’aires protégées  souvent évoqué comme objectif minimal à atteindre pour un territoire. Il termine son billet avec un vœu noble : une saine gestion du territoire à 100%.


28 janvier 2014

La CEFoshère en bref
Catherine Potvin vous offre une dernière vidéo  en lien avec son pari de produire deux vidéos par semaine pendant un an sur les changements climatiques. Elle espère maintenant que vous répondrez à l'appel et que vous lui enverrez photos ou vidéos pour faire connaitre vos projets ou initiatives vertes. Pour vous inspirer, vous pouvez écouter la vidéo sur le projet de la chaufferie de St-Ludger-de-Milot . Vous découvrirez comment la biomasse forestière peut être revalorisée pour diminuer l'empreinte écologique et créer de l'emploi localement.

Eric Alvarez dresse un bilan pour son blogue , la forêt à cœur, qui a attiré 2 605 visiteurs en 2013. Un bilan très positif qui offre de belles perspectives pour l’année 2014.

Se voulant moins controversé qu’à son habitude, André Desrochers discute du métier de pisteur . Après la lecture de ce billet, vous aurez peut-être le goût, vous aussi, d’aller faire une promenade en forêt pour observer des pistes d’animaux.

Christopher Buddle vous informe de l’actualité arthropodologique dans son segment 9 . Comme il était au Kenya, le segment 8  est consacré aux photos qu’il a prises lors de son voyage au parc national d’Amboseli au Kenya. Si vous voulez découvrir un insecte ayant un cycle de vie digne d’un film de science-fiction, lisez le billet qu’il a écrit avec Wayne Knee sur les mites du genre Pyemotes .


20 janvier 2014

Conférence de l’American Bison society en collaboration avec la Wildlife conservation society, Big Sky, Montana
Texte et photo par Marie Sigaud

La 4e conférence de l’American Bison Society en collaboration avec la Wildlife Conservation Society s’est tenue du 16 au 19 Septembre 2013 à Big Sky dans le Montana. Ce colloque avait pour objet la restauration écologique du bison sur le continent américain. Il a réunit un grand nombre d’experts venant des USA, du Canada et du Mexique pour discuter des différents problèmes et de leur retour d’expériences sur la co-habitation avec le plus grand mammifères d’Amérique.

Au cours de cette conférence chaque invité a pris la parole pendant 20 minutes. Cela a été l’occasion notamment de faire un point sur la populations de bisons des plaines du parc National de Prince Albert en Saskatchewan qui héberge la seule population de bisons en liberté dans son aire de répartition historique au Canada, et qui est suivi depuis plus de 15 ans par le laboratoire de Daniel Fortin de l’Université Laval en collaboration avec les services de Park Canada. C’est également à cette occasion qu’a été présenté le plan de ré-introduction du bison des plaines dans le parc national de BANFF, Alberta. On notera également la participation de plusieurs représentant des peuples des premières nations, apportant un éclairage patrimonial à la restauration d’une espèce culturellement clef.

La partie scientifique du congrès s’est concentrée dans la présentation de différents posters, apportant des éléments de compréhension dans la place occupée par le bison dans différents écosystèmes. J’ai moi-même présenté des résultats préliminaires investiguant les niveaux de stress chez les bisons en lien avec les perturbations anthropiques.


15 janvier 2014

La CEFoshère en bref
À l’instar de David Suzuki et d’Harvey Mead, André Desrochers constate que les environnementalistes ont échoué . Cependant, au lieu d’accuser seulement les acteurs sociaux pour cet échec, André l’attribue également au mouvement vert lui-même. Selon lui, l’autoflagellation, la calamythologie, l’amalgame de la gauche et du vert ainsi que le manque d’humanisme ont aussi contribué à la crise des verts. À vous de décider si vous partagerez son point de vue cette fois-ci.

Si vous vous demandez si ça vaut la peine de se convertir à la géothermie, écouter la vidéo, de Catherine Potvin qui nous présente un couple qui a choisi la géothermie  pour remplacer leur fournaise à l’huile. Dans une autre vidéo parue avant les fêtes, deux étudiants de l’université Thompson à Kamloops en Colombie Britannique explorent les facteurs qui permettent aux sols des pâturages d’emmagasiner du carbone .

Toujours aussi prolifique, Christopher Buddle a écrit plusieurs billets depuis la dernière parution de la CEfoshère. Il nous annonce qu’il se joindra au Teaching and Learning Services (TLS) de McGill pour développer des méthodes afin d’utiliser les médias sociaux en enseignement . D’ailleurs, il vous demande de lui écrire si vous les utilisez dans vos classes. En plus des médias sociaux, Christopher utilise les carnets de terrain comme méthode d’évaluation dans ses cours. Découvrez comment dans son billet . En plus de sa revue de l’actualité arthropodologique dans les segments 6  et 7 , Christopher vous transmet sa liste de souhaits entomologiques pour 2014  . Étant donné qu’il est à un congrès au Kenya cette semaine, il s’est donné le droit de réutiliser un ancien billet que vous pourrez lire ou relire si vous voulez savoir pourquoi il étudie les arthropodes .


10 janvier 2013

American Geophysical Union – San Francisco, USA
Texte et photos par Virginie Angers

15 000 posters, 7000 présentations orales... Et moi qui croyais qu'avec ses 5000 participants, l’ESA était un gros congrès! Chaque année, la ville de San Francisco est prise d’assaut par les participants du congrès annuel de l'American Geophysical Union (AGU). J’y étais invitée pour donner une présentation lors d’une session de biogéosciences sur les patrons, causes et réponses de mortalité diffuse dans les forêts.

C’était l’occasion de retravailler des observations tirées de mon doctorat sur les biais que peut entraîner l'interdatation dendrochronologique d’arbres morts lors de la reconstruction de patrons de mortalité chez des arbres stressés sur une longue période. Cette participation m’a permis d’entendre parler de cycle du carbone, de nutrition des forêts, et évidemment, de changements climatiques. Belle expérience pour clore, à retardement, l’épisode doctoral!


19 décembre 2013

46e Congrès Brésilien de Phytopathologie (46º Congresso Brasileiro de Fitopatologia ) – Ouro Preto, Brésil
Texte et photos par Erika Sayuri Naruzawa

Du 20 au 24 octobre 2013, le 46e Congresso Brasileiro de Fitopatologia a eu lieu à Ouro Preto, Minas Gerais, Brésil. Cet évènement, un de plus grand de la phytopathologie brésilienne, plusieurs scientifiques. Leurs travaux portaient sur divers thèmes, tels que les bactéries phytopathogènes, la lutte biologique, la lutte culturale, la lutte alternative, le contrôle chimique, l’épidémiologie, la physiologie du parasitisme, les méthodes en phytopathologie, les nématodes phytopathogènes, la résistance des plantes aux maladies, les virus phytopathogènes et, le plus populaire, les champignons phytopathogènes.

Provenant de plusieurs pays, 57 spécialistes en phytopathologie présentaient à ce congrès. Parmi ceux-ci, plusieurs de mes anciens professeurs au baccalauréat et à la maîtrise ont fait des présentations sur l’avancement de la recherche en phytopathologie. Quelques chercheurs très réputés internationalement ont également participé à ce congrès : M. Adam Bogdanove (University of Cornell, É.-U. M. Bruce McDonald (Institute of Integrative Biology, ETH, Suisse), M. Joseph Noling (University of Florida, É-U.), M. Jurgen Köhl (University of Wageningen, Hollande), M. Louis Bernier (Université Laval, Canada), M. Pedro Crous (CBS Fungal Biodiversity Centre, Hollande), M. Richard Hamelin (University of Britsh Columbia, Canada), M. Sophien Kamoun (The Sainsbury Laboratory, Royaume-Uni).

La première table ronde, qui portait sur l’utilisation de produits chimiques en agriculture, a été très polémique. Pour ma part, je l’ai trouvée enrichissante, car les deux invités avaient des points de vue totalement opposés sur le sujet. M. Guilherme Luiz Magalhães (directeur de la réglementation fédérale de l’Association Nationale de Défense végétale (Andef)) était en faveur de l’utilisation des produits agrochimiques en agriculture, tandis que M. Fernando Carneiro (professeur à l’Université de Minas Gerais et directeur du Département de Santé collective de l’Université de Brasília (UNB)) était contre. Après les deux présentations, nous avons eu une grande discussion sur les questions abordées. J’ai trouvé ce débat très fructueux, car il m’a permis de connaitre les différentes opinions sur le sujet. En effet, d’un côté on a besoin de produire plus d’aliments avec moins de terres et, de l’autre côté, il est nécessaire d'être vigilant face aux conséquences de l’utilisation des produits agrochimiques sur l’environnement et la santé humaine.

Comme j'ai déjà mentionnée, on a eu le plaisir d’entendre M. Louis Bernier, mon directeur de doctorat et co-directeur du CEF. Il a parlé de la génomique fonctionnelle chez les agents pathogènes des arbres. Il a souligné que les microorganismes pathogènes, notamment les champignons, sont favorisés dans le « combat » de la relation hôte-pathogène par leur capacité de reproduction rapide et massive. De cette façon, M. Bernier a discuté de l’importance d'étudier les gènes et les génomes des microorganismes pathogènes. Ensuite, il s’est penché plus en détail sur les aspects génomiques de notre pathogène favori: Ophiostoma novo-ulmi, l’agent de la maladie hollandaise de l’orme. M. Sophien Kamoun, chercheur très réputé dans le domaine des interactions plante-pathogène, a fait une présentation sur la pathologie de plantes à l’ère post génomique. Mon ancien directeur de maîtrise, M. Luis Eduardo Aranha Camargo (ESALQ- USP, Brésil) a parlé de l’avenir de la phytopathologie. M. Paulo Cesar Ceresini (UNESP, Brésil), mon professeur de phytopathologie au baccalauréat, a présenté l’origine des populations de phytopathogènes émergents. Bref, on a eu beaucoup de bonnes présentations sur la phytopathologie.

Quant à moi, j’ai présenté une affiche scientifique sur mes travaux réalisés dans le cadre d’un stage en France. Cette présentation a porté sur la délétion d’un gène de la recombinaison non-homologue chez Ophiostoma novo-ulmi pour obtenir une souche dont la recombinaison homologue soit plus facilitée. J’ai fait également une présentation orale de 10 minutes sur l’effet de l’acide salicylique sur la transition levure-mycélium chez des agents de la maladie hollandaise de l’orme. Ces deux travaux font partie des résultats de mon projet de doctorat. Je suis convaincue que j’ai bien représenté le CEF et l’Université Laval en ce qui concerne la pathologie forestière au Québec. À mon avis, le congrès a été très productif car, outre les présentations auxquelles j’ai assisté, j’ai eu l’opportunité de parler dans ma langue maternelle, le portugais. De plus, ma participation à ce congrès a été bénéfique pour moi dû à des rencontres avec d'anciens collègues de la phytopathologie, des professeurs du baccalauréat et de la maîtrise et aussi cela a été une excellente opportunité pour faire du réseautage.

Je remercie le CEF pour la bourse et Prof.Louis Bernier.


17 décembre 2013

La CEFoshère en bref
Vous voulez devenir professeur d’université? Pour prendre une décision éclairée, lisez le billet de Christopher Buddle: Three things you should know before deciding to become a Professor . Selon son habitude, Christopher résume l’actualité arthropodologique dans les segments 4  et 5 .

En lisant les premiers mots du billet d’André Desrochers, vous pourriez penser qu’il veut vous donner un cours de latin, mais son texte concerne plutôt la confusion entre corrélation et causalité . Après avoir donné des exemples de ce sophisme, il termine avec un conseil : remettez TOUT en question, surtout l’autorité apparente des sources, et construisez VOTRE pensée!

Vous n’avez qu’à lire le titre du billet d’Eric Alvarez pour déduire qu’il n’a pas trop apprécié le Rendez-vous national de la forêt québécoise qu’il qualifie de continuité dans l’infantilisation de ce monde forestier . Disons que les exemples ne lui manquent pas pour appuyer son point et que la lecture de ce texte ne vous remontera pas le moral si vous avez une image idyllique de la foresterie au Québec.


9 décembre 2013

Participating MeMoWood Conference 2013
Text and photos by Sharad Kumar Baral

An international conference on Memowood (Measurement methods and Modelling approaches for predicting desirable future Wood properties) was organized on the first week (1-4) of October 2013 in Nancy, France. More than 50 scientists were gathered from all over the world to share their findings on emerging measurement technologies of wood properties at various scales, model chains dedicated to simulating forest/tree growth and wood quality, molecular scale of modeling wood properties, multi-scale modeling of wood properties, predicting the impact of forest management and climate change on macroscopic wood properties, and economic and environmental assessment of forest wood chains. The four day long conference was divided into 3 days presentation session and a day for field excursion. The presentation sessions were organized as keynote speech, oral presentation and the poster presentation. There were high quality scientific speeches as keynote presentations. They have provided us the deep scientific insights on desirable properties of wood in the 21st century; wood morphology and properties from molecular perspectives; forest growth and wood quality modeling; application of ground-based and airborne LiDAR technology to assess wood properties; tree construction by wood growth, wood components from tree deconstruction and reconstruction of wooden products; and relationships between wood functions in the living tree and wood industrial qualities. I also gave an oral presentation on “Modeling the effects of tree crown characteristics on clear-wood proportion in sugar maple (Acer saccharum Marsh.) tree stems” on the last day of the conference. On the one hand the scientific talks were very useful to be familiar with the measurement methods and modeling approaches for predicting desirable future wood properties; poster sessions, dinners and a hike during the excursion were useful for participants to make new contacts and renew the old ones on the other hand.

For the field trip, the participants were taken to the Vosges Mountains and Alsace area. The excursion was begun with a presentation on “on-going innovations in forest management (private and public owned, coniferous and mixed stands), wood supply and marketing structure near Senone in the Vosges Mountains. Later on, the participants were taken to near Pfaffenheim, Alsace to make them familiar about the Alsace culture. It was very nice to have a short hike around the most charming flowery villages and their vineyards along the “Wine Route”. The participant also enjoyed the local gastronomy and wines.

In a nutshell, the conference was beyond my expectations. It provided me a chance to be exposed to the very high quality science related to measurement methods and approaches of wood quality. Knowledge sharing among scientists, professionals and students was fascinating. The field trip added experience of french forestry, physiography and culture with the conference experience. I thank Centre d’Etude de la Foret (CEF) for providing me the opportunity to participate in such a scientifically high standard conference.


5 décembre 2013

La CEFoshère en bref
Christopher Buddle vous offre 2 nouveaux segments pour vous permettre de suivre l’actualité arthropodologique, le plus récent étant dédié entièrement aux araignées. Que voulez-vous, le Spider Monday  oblige! Devinez ce qui précédait ce Spider Monday? Eh oui, c’était le Black fly day ! Ici, il n’est pas question de magasinage, mais bien des charmantes mouches noires que nous aimons tant haïr. Et puis pour souligner l’Action de grâce américaine, Christopher se fait un petit cadeau en consacrant un billet à la diète des araignées . Celles-ci sont également à l’honneur sur Arthropod Ecology , Christopher et son étudiant Raphaël Royauté y résument un article qui a été récemment publié dans leur labo. Son billet d'aujourd'hui concerne la veuve noire  qui, selon Catherine Scott , serait amicale!

Comme promis, André Desrochers vous revient avec une plume plus positive dans Le déclin de la revue scientifique . Après un bref retour en arrière et une description sarcastique du processus de revision par les pairs, il prédit que le modèle de publication scientifique actuel ne résistera pas au Web 2.0. Qu’est qu’il vous propose à la place? Une transition du traditionnel article scientifique vers un format apparenté à un billet de blogue libre d’évoluer, se distinguant par la rigueur scientifique. Autre nouvelle, vous pouvez maintenant suivre André sur Facebook .

Décidément, Catherine Potvin ne s’ennuie pas! En plus d’avoir participé à une discussion sur l’échec de la conférence de Varsovie sur le Climat  à l’émission Les années lumières, d’avoir écrit un billet  sur le site d’Équiterre et d’avoir donné une conférence  à Cape Breton University, elle a mis en ligne 2 nouvelles vidéos sur Facebook . La première vidéo concerne les moyens de transport alternatifs, dans le but de réduire les gaz à effet de serre. Dans la deuxième vidéo, Marshall Zuern explique comment en mangeant biologique et local vous combattez les changements climatiques une bouchée à la fois.

Vous trouverez deux nouveaux « Carnets de voyage » sur le blogue D'Eric Alvarez. Le Carnet de voyage n°5  aborde la question du déclin des membres de la Society of American Foresters. Le saviez-vous? Les forestiers américains font face à une dure réalité : s’adapter ou disparaitre. Dans la dernière chronique  de ses Carnets de voyage 2013, Eric vous propose une synthèse de deux conférences du Chef du USDA Forest Service, M. Tom Tidwell. Eric est tellement enjoué par ses talents d’orateur qu’il vous propose de l’inviter à donner une conférence lors de vos congrès et colloques.


21 novembre 2013

La CEFoshère en bref
Christopher Buddle déménage son Expiscor  hebdomadaire sur SciLogs.com . En plus des faits saillants publiés le lundi, il y a publiera des chroniques sur les arthropodes. Ne vous inquiétez pas, son blogue ArthropodEcology.com  restera actif. Vous pouvez d’ailleurs y lire un article traitant de l’utilisation d’appareils sans fil comme les tablettes dans des cours gradués . Sur Scilogs vous pouvez découvrir des histoires abracadabrantes sur 3 espèces d’arthropodes , apprendre à connaître les strepsiptères  et savoir s’il existe une relation entre la diversité d’un taxon et le nombre de publications qui y sont consacrés .

Dans un texte intitulé Science, apparence et substance , André Desrochers aborde les ratés de la science des dernières décennies. Les critères de sélection des organismes subventionnaires et des revues scientifiques font en sorte que les protocoles de recherche sont rarement reproduits par des paires et les résultats dits «négatifs» sont rarement publiés dans les revues scientifiques. Les nouveaux savoirs ne sont donc peut-être pas aussi fiables que vous pourriez le croire? Si, vous vous sentez déprimé après votre lecture, lisez le prochain billet d’André, il nous promet d’y être plus positif!

Catherine Potvin nous parle de la politique canadienne sur les changements climatiques  dans une vidée tournée à Ottawa. Elle nous rappelle qu’avec les États-Unis, le Canada est le pays qui émet le plus de CO2 par habitant. Paradoxalement, nous sommes les deux pays qui présentent les cibles de réduction les moins ambitieuses. Dans une autre vidéo, Anthony Sardain  et Malie Lessard-Therrien  vous emmènent à Singapour et à Stockholm pour vous faire découvrir des solutions innovantes aux problèmes d'eau, de déchets, et plus encore!  Catherine lance également un appel à l’aide pour identifier des initiatives contribuant à réduire les gaz à effet de serre. Vous pouvez faire part de vos suggestions sur sa page Facebook .

Eric Alvarez a écrit trois nouveaux « Carnets de voyage ». Vous voulez savoir si Georges Washington était un massacreur ou un planteur d’arbres? Lisez le Carnet de voyage n°2: La réhabilitation (forestière) de George Washington . Selon vous quel est le lien entre l’aménagement forestier et l’esclavage? La réponse se trouve dans le Carnet de voyage n°3: L’héritage de l’esclavage comme enjeu d’aménagement forestier . Finalement, le Carnet de voyage n°4  traite de l’état de la foresterie autochtone aux États-Unis.

Un petit nouveau s’ajoute à cette chronique! Pierre Racine a publié un texte sur une nouvelle extension qu’il vient de lancer sur PostGIS : PostGIS Add-ons . Celle-ci inclut 15 nouvelles fonctions qui pourraient vous être très utiles. Vous pouvez télécharger cette extension directement sur son compte GitHub .


8 novembre 2013

Atelier LANDIS à l'ISFORT
Texte et photos par Dominic Cyr

Du 28 au 30 octobre dernier avait lieu le premier atelier LANDIS Nord-Est organisé par et pour les utilisateur-trices de LANDIS-II  et LANDIS Pro  œuvrant au Québec et en Ontario. Les 14 utilisateur-trices actuel-les, sans exception, se sont déplacé-es à l'Auberge de jeunesse de Saint-André-Avellin pour cette activité de discussion et d'échanges organisée par Dominic Cyr, postdoc au sein du laboratoire en écologie du paysage du Pr Frédérik Doyon à l'ISFORT/UQO.

Issue d'un besoin exprimé par une communauté d'utilisateur-trices faisant face à des défis communs, cette initiative financée par le programme de Modélisation de la complexité en forêt  (CRSNG-FONCER) semble avoir permis l'émergence d'un véritable pôle dans le nord-est du continent.

En plus de permettre à chacun-e de se familiariser avec les autres projets en cours, les discussions ont permis de cheminer autour des sujets suivants :

  • Utilisation critique de LANDIS-II et LANDIS Pro, reconnaissance de leur potentiel et de leurs limites;
  • Intégration de l'incertitude dans les simulations de paysages forestiers;
  • Approche collaborative favorisant le partage d'information (paramètres, scénarios, etc.) et d'outils périphériques (scripts de préparation d'intrants, visualisation des sorties, etc.); entre autres sujets abordés.

Il a été convenu de réitérer l'expérience à intervalle régulier, possiblement aux six mois.

Concrètement, un groupe de discussion bilingue (Google Group) et un dépôt de fichiers ont été créé afin de permettre la poursuite des discussions et des échanges entamés lors de l'atelier. Pour devenir membre, veuillez en faire la demande sur la page du groupe LANDIS User Northeast .


Les utilisateurs de LANDIS sont accompagnés de membres de l'ISFORT
ainsi que de Klaus Puettman, professeur à Oregon State University
venu présenter un séminaire sur la dimension adaptative des systèmes
adaptatifs complexes et de son application en aménagement forestier.



4 novembre 2013

La CEFoshère en bref
Cette semaine, Christopher Buddle relève un défi proposé par un ami Twitter en dirigeant ses lecteurs vers des sites peu connus dans L’Expiscor  qu’il nomme «the obscure edition» pour l’occasion. Il nous explique aussi pourquoi ses étudiants de premier cycle enseignent eux-même son cours d’entomologie . Dans un autre texte, Christopher félicite les étudiants de son labo  qui ont présenté au Entomological Society of Canada’s annual meeting. Trois d’entre eux se sont distingués lors de ce congrès.

André Desrochers profite de l’espace médiatique qu’a occupé le béluga dernièrement pour débattre de l’utilité ou de l’inutilité des espèces. Il nous explique Un béluga, ça sert à quoi? 

Catherine Potvin nous propose une nouvelle série de vidéos sur l'avenir présentant plusieurs initiatives positives où le développement a été pensé autrement. Le premier film de la série intitulé La ville autrement  raconte l’initiative d’un groupe d’intervenants pour préserver un terrain vague, le Champ des Possibles . Dans une autre vidéo intitulée Réduire tout en économisant , Catherine interview Kanta Kamary Rigaud de la Banque Mondiale et nous présente le rapport, Turn Down the Heat: Climate Extremes, Regional Impacts, and the Case for Resilience . Selon la Banque Mondiale, il serait plus économique de diminuer les gaz à effets de serre que de faire face aux catastrophes liées aux changements climatiques.

Eric Alvarez nous propose un nouvel épisode de ses «Carnets de voyage» . Le premier carnet concerne l’industrie forestière du sud des États-Unis  dont la stratégie de gestion de la forêt ressemble à s’y méprendre à l’approche de la Triade qui est présentement expérimentée au Québec.


25 octobre 2013

Colloque sur la Forêt Privée : la Récolte du bois
Texte par Emilie Chavel photos par Emilie Chavel et l'AFAT

La foresterie est un secteur phare pour le Québec, puisque ce dernier est recouvert de quelques 760 000km2 de forêt. Forêts publiques, forêts privées, toutes pouvant contribuer à l’industrie du bois qui se perfectionne d’année en année. Cependant, qui dit perfectionnement, dit nouvelles normes et nouvelles lois pour optimiser le rendement tout en maintenant une biodiversité durable en forêt. Il n’est pas toujours facile de saisir tous les enjeux, surtout pour un particulier qui souhaite y participer sur ses propres terres. Quoi de plus utile alors que d’organiser une journée sur le terrain pour mettre en avant l’exploitation et l’aménagement de forêts privées.

Ainsi le 20 septembre dernier, une belle équipe s’est réunie pour parler de la récolte liée à ces forêts particulières dans le cadre du « Colloque sur la forêt privée » organisé par l’association forestière de l’Abitibi Témiscamingue (AFAT) et le syndicat de producteurs de bois de l’Abitibi Témiscamingue (SPBAT) dans le quartier Beaudry de Rouyn-Noranda. Etudiante à l’UQAT, je me suis retrouvée avec 6 autres de mes collègues au milieu d’environ 200 personnes venant d’horizons variés, sous la direction de l’enthousiaste Alain Shink employé de Norbord. Imaginez une telle foule dans les bois ! Il fallait nous scinder en 4 groupes pour manœuvrer d’un atelier à l’autre.

Eclaircie pré-commerciale, récoltes mécanisés avec petite et grosse machinerie, mise en marché du bois, les thématiques s’enchaînaient et les questions fusaient dans l’atmosphère bonne enfant qui régnait. Nous étions au cœur de la problématique: certification SFI, quotas et prix de vente, mise en valeur des résidus de coupe, bonne pratiques d’interventions . Toutefois, mon attention s’est attardée ailleurs. C’est la première fois que je voyais la machinerie de récolte utilisée : le choc ! Résineux et feuillus étaient coupés, ébranchés, tronçonnés avec une facilité déconcertante.

Hypnotisée par tant de puissance, j’ai été ramenée sur terre par Gérald Brunet, un monsieur d’une soixantaine d’années dont le projet de vie pourrait en inspirer plus d’un. Sur 50 hectares répartis entre l’Abitibi et le Témiscamingue, il a développé un projet d’agroforesterie intitulé Agrofor qui vise à aménager différents peuplements selon leurs besoins. Un jardinier à l’échelle forestière, cela peut surprendre. Mais un jardinier qui parle avec assurance et passion de ses parcelles qu‘il connaît comme la paume de sa main, c’est respectable.

En cette journée presque sans pluie, les conférenciers se sont succédés : Annie Trudel, conseillère forestière chez Roulec, Stéphane Paul, DG du syndicat des producteurs de bois, Dany Lapierre de l’agence de mise en valeur des forêts privés d’Abitibi et d’autres encore. Tous m’ont permis de comprendre pratiquement ce que j’avais lu depuis mon arrivée au Québec, voilà à peine 8 mois. Au cours de ce colloque en plein air, j’ai été agréablement surprise par l’implication des gens du métier pour la forêt même si j’ai été déçue de voir si peu de jeunes pour assurer la relève. Cette conférence a touchée une diversité de gens. Sans doute avons-nous partagé de nouvelles expériences : premières visualisations de récolte, premières interactions avec des forestiers autres qu’universitaires et même premier pouding chômeur !


21 octobre 2013

La CEFoshère en bref
Voici un petit tour d’horizon des blogues des membres du CEF.

L’Expiscor  hebdomadaire de Christopher Buddle nous dirige encore une fois vers des sites plus intéressants les uns que les autres. Il nous propose également un texte touchant, qui porte à réfléchir, sur le harcèlement sexuel dans le monde scientifique . On peut aussi lire sur son blogue un texte sur le développement d’un énoncé de mission  pour son laboratoire et un autre texte sur son espèce d’araignée préférée .

André Desrochers nous entretient sur les risques d’utiliser de façon abusive le principe de précaution dans son texte : Le principe de précaution: un couteau à double tranchant .

Catherine Potvin nous présente des entrevues avec deux spécialistes du climat sur la page Facebook de McGill at work  . Dans le premier film, Dr Dominique Paquin, spécialiste en simulations climatiques, nous familiarise avec l'univers de la modélisation du climat. Dans le deuxième film, Travis Logan, spécialiste en scénarios hydroclimatiques, présente les scénarios climatiques futurs qu'il développe pour informer différents niveaux de gouvernements.

Eric Alvarez fait un compte-rendu de l’Atelier de travail du MRN  intitulé La possibilité forestière: du rendement soutenu au rendement durable. Je vous laisse le plaisir de découvrir le lien entre Isaac Asimov et cet atelier...

21 octobre 2013

Science shows the boreal forest at risk: can we translate the science into policy?
Text and photos by Narayan Dhital and Jean Marchal

In an unusually warm second week of October, more than 250 scientists and policy makers from Canada, USA, Russia, Norway, Finland and Sweden gathered in the city of Edmonton to discuss about latest advances in boreal forest research and how to better translate science into policy in order to improve both management and conversation of these forests. Indeed, recent results presented at the conference show that boreal forests are at risk due to over exploitation and climate change.

Starting with a keynote speech entitled A turbulent climate – is our understanding of past and future climate change improving? showing some of the most important results from IPCC fifth assessment report on physical science basis, the conference saw more than 80 high quality papers presented in three parallel sessions over three days. Presentations were divided into six themes of boreal forest research namely climate change, management practices, modelling and monitoring, habitat and biodiversity, carbon and natural disturbances. More than 90 posters were also presented in the conference. A delegate of CEF, a PhD student at the lab of Prof. Steve Cumming, Jean Marchal won the young scientist award for the best poster presentation in the conference. Presentation by another CEF delegate, Narayan Dhital (a recent PhD graduate from the lab of Prof. Frédéric Raulier) also prompted the media attention which followed an interview of Prof. Hugo Asselin, a co-author of the presentation and a CEF member, by Radio-Canada Edmonton  on aboriginal forestry in Canada (please listen to audio fil at 8h19).


7 octobre 2013

Le périple de onze étudiants du CEF à Corner Brook, Terre-Neuve
Texte par Vanessa Joly et Victor David et photos par Vanessa Joly et Anne Bernard


En l’an deux mille treize, du quinze au dix-huit septembre, notre équipage a bravé les eaux pour explorer la belle île de Terre-Neuve.

Une fois n’est pas coutume, la ville de Corner Brook a accueilli de nouveau le congrès et l’assemblée générale annuels de l’Institut Forestier du Canada, pour la 105e édition. L’évènement a réuni plus de 300 acteurs du monde forestier. Les professionnels ont pu, durant trois jours, partager leur savoir et en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes et technologies qui dynamisent le secteur forestier et permettent sa relance. Grâce au soutien de plusieurs partenaires et notamment du CEF ainsi que de l’Institut Forestier du Canada, du Fond d’enseignement et de recherche, de la CADEUL et de l’AELIES, onze étudiants de l’Université Laval, ont pu participer à cette rencontre. Entre conférences, visite terrain et soupers chaleureux, voici un tour d’horizon des activités auxquelles nous avons pu prendre part.

Le 15 au soir, le traditionnel Quiz Bowl a permis aux neuf équipes formées par les étudiants des universités présentes de s’affronter et de mesurer leurs connaissances respectives en matière de foresterie. Nous saluons l’équipe de l’University of Alberta qui a su reconquérir le titre de championne du Quiz Bowl cette année encore !

The french Fries: Thomas Bourbonne, Anne Bernard, Vanessa Joly, Joachim Lecoutre et The Frogs: Annabelle Moisan-de-Serres, Jean-François-Bourdon, Alice Bernier-Banville, Claude Durocher

Parc du Gros Morne

Les 16 et 17 septembre furent deux journées consacrées à l’assemblée générale de l’IFC, le lundi matin, et à un panel de conférences traitant des nouvelles technologies et des nouveaux marchés s’offrant à l’industrie forestière. En parallèle, ce sont également déroulés l’exposition des affiches scientifiques réalisées par les étudiants de 2e et 3e cycle, venus participer au Congrès, ainsi que des enchères silencieuses au profit de Forêt sans Frontières. La soirée de lundi fut l’occasion de récompenser les mérites nationaux. Le docteur Wang Xiaoping, récipiendaire du prix d’excellence internationale en foresterie, nous a fait l’honneur d’une conférence d’introduction traitant de ses travaux en Chine. La soirée de mardi, baptisé « Fine Time night, fut l’occasion pour quelques-uns d’entre nous d’intégrer « The Royal Order of Newfoundland Screechers », mais surtout, et pour tous, d’apprécier l’hospitalité, l’entrain et le caractère festif de nos hôtes.


Explication des rotations de coupes

Le congrès fut clos part une journée de visite terrain, au cours de laquelle nous avons pu découvrir le Parc National du Gros Morne. Elle fut l’occasion d’apprendre l’histoire de la région et la nature des formations géologiques observables.


Fonctionnement de l’exclos à orignal

Nous avons été sensibilisés aux dégâts causés pas les populations d’orignaux sur la régénération du sapin baumier ainsi qu’au succès des opérations d’éclaircies précommerciales en peuplement résineux. Les rotations de coupes et l’aménagement paysager opérés par les forestiers nous ont été présentés et une explication succincte de leur politique de sensibilisation du public à la récolte en forêt, nous a permis de constater que l’acceptabilité sociale qui semble bonne, est le fruit d’un enseignement et d’une sensibilisation du public dès le plus jeune âge.

En somme ce congrès nous a permis de rencontrer et d’échanger avec de nouvelles personnes, œuvrant dans notre domaine en plus de découvrir un nouveau territoire, et une nouvelle perception de la foresterie. Ce voyage fut riche de découvertes ! Nous remercions chaleureusement le CEF pour le soutien financier qu’il nous a apporté et sans lequel cette aventure n’aurait pas été possible.


4 octobre 2013

Forum de transfert en aménagement et environnement forestiers
Le 2 octobre dernier, à Ste-Foy, se tenait le Forum de transfert en aménagement et environnement forestiers organisé par le FRQNT et le MRN. Cet événement annuel a pour but de favoriser les échanges entre les chercheurs et les utilisateurs potentiels des résultats de recherche. Ainsi, les académiciens partagent le fruit de leurs travaux avec les praticiens industriels et gouvernementaux par le biais de présentations concises de leurs résultats.

À cette occasion, les résultats de 14 projets de recherche ont été présentés; ces derniers se déroulant sur une période de 3 à 4 ans. Fait à noter: tous les 14 projets présentés sont tous dirigés par des membres du CEF.

  • Hank A. Margolis | Évaluation de la plasticité physiologique des familles d'épinette blanche et maximisation de la productivité des plantations en réponse aux changements climatiques
  • Jean Bousquet | Sélection assistée par la génomique pour l'amélioration génétique de l'épinette noire face aux changements climatiques
  • Frederic Raulier et al. | Risque de feux, résilience et aménagement forestier à la limite nordique d'attribution des forêts au Québec dans un contexte de changement climatique (Chercheur responsable du projet : [[Membres/Yves Bergeron, UQAM)
  • Daniel Kneeshaw | Évaluation de l’efficacité de traitements sylvicoles utilisés dans le cadre de l'aménagement écosystémique en réponse aux enjeux liés à la biodiversité et la productivité en haute Mauricie
  • Daniel Fortin | Maintenir le caribou en forêts boréales aménagées malgré la présence du loup gris et de l’ours noir
  • Jean-Claude Ruel | Dynamique du chablis et aménagement écosystémique
  • Timothy Work | La réponse et le rôle fonctionnel des arthropodes des débris ligneux grossiers et du sol en pessières après la coupe partielle
  • Frederic Raulier | Gestion des facteurs de risque entourant le calcul de possibilité forestière afin d’en accroître sa précision et d’en minimiser ses sources d’erreur
  • Alain Cloutier et David Pothier | Réhabilitation des forêts feuillues dégradées par la valorisation du bois de faible qualité (Chercheur responsable du projet : Alexis Achim
  • David Pothier | Évaluation visuelle d'arbres feuillus sur pied et valeur des produits transformés
  • Alain Leduc | Étude des mécanismes impliqués dans la stagnation de croissance de l'épinette noire après traitements sylvicoles : prévision des délais de croissance selon les conditions du site et le type de traitement
  • Richard Fournier | Amélioration de l’exactitude et du contenu en information structurale de l’inventaire forestier (Chercheur responsable du projet : Jean Bégin
  • David Pothier | Productivité des vieilles forêts boréales : évolution et stratégies sylvicoles
  • Jean Begin | Suivi des dispositifs permanents de coupe avec protection des petites tiges marchandes (CPPTM) : Insolation, accroissement, mortalité et qualité du bois, des tiges et des peuplements après 10 ans

Toutes les présentations (format ppt) seront bientôt disponibles sur le site du FRQNT (section Forum) 


30 septembre 2013

La CEFoshère en bref
Les blogueurs du CEF ont été très actifs au cours des deux dernières semaines. Voici un aperçu pour vous donner le goût de vous rendre sur leurs blogues.

Christopher Buddle nous dresse un portrait des actualités concernant les arthropodes, la biologie et bien plus encore dans son Expiscor  hebdomadaire. Il nous propose également un texte que tout le monde devrait lire sur l’art de la délégation . On peut aussi y lire un résumé vulgarisé du dernier article publié par son labo : Lunch in the tree-tops for the birds and the bugs .

Le texte d’André Desrochers, Les bureaucrates du climat frappent encore , a été inspiré par le dernier rapport du GIEC. Il profite de la sortie de cette publication pour critiquer le GIEC et sa quête du consensus scientifique. Il nous suggère même une alternative à la Bible du climat pour aiguiser notre esprit critique : le Nongovernmental International Panel on Climate Change  (NIPCC).

Catherine Potvin nous propose deux nouveaux vidéos en ligne sur la page Facebook de McGill at work . Dans le premier vidéo, Guillaume Peterson St-Laurent, Javier Mateo-Vega ainsi que deux paysans de l’est du Panama nous renseignent sur le mode de vie des «paysans colons», sur les impacts de l'invasion des territoires autochtones et sur l'importance de travailler avec les autochtones dans le cadre de l'aménagement du territoire. Le deuxième vidéo nous apprend comment la frontière de développement fonctionne dans le Nord-du-Québec et comment son développement affecte les communautés autochtones. Benoît Croteau, directeur du développement social et économique de la culture, du patrimoine et du territoire Abitibiwinnik de Pikogan et Hugo Asselin, titulaire de Chaire de recherche du Canada en foresterie autochtone, y sont interviewés.

Eric Alvarez fait un compte-rendu du Guide sylvicole du Québec . Malgré quelques critiques, il nous recommande les deux premiers tomes, le troisième sortira en 2015. Dans son texte précédant, Étude de cas: quand aménagement forestier et conservation cohabitent , Eric présente l’aménagement forestier d’un bassin versant, le Cedar River Municipal Watershed (367 km2), qui est la principale source d’eau potable de la ville de Seattle.


18 septembre 2013

Participating in Forest Genetics 2013
Text and photos by Jukka-Pekka Verta

The fourth week of July in British Columbia saw clear skies and beach temperatures, as well as the Forest Genetics 2013 conference. Organized in Whistler, the conference regrouped over 170 scientists from all over the world to discuss their findings in genetics, genomics and breeding of forest trees. The three conference days were split between two concurrent presentation sessions. A very high quality of presentations was remarkable throughout the conference, with a significant contribution from students and post-docs. Separation of the oral presentations into two sessions was clearly a successful strategy in giving a maximum number of people the opportunity to present their research. Presentation topics represented a high diversity and ranged from the genetic basis of climatic adaptation to the genetics of tree-insect interactions and genomic selection of planted tree species. My own presentation took place immediately after the invited talks from two prominent forest genetics professors and I was therefore fortunate to present in front of a numerous, although intimidatingly experienced crowd. My thanks to the organizers once again for giving me the opportunity to present my results. Other activities during the conference included poster sessions, dinners and a hike on the top of Whistler mountain which all gave the participants ample opportunities to make new contacts and renew old ones. The conference was closed with inspiring talks from Outi Savolainen from the University of Oulu and Loren Rieseberg from UBC.

Researchers from the Canadian Forest Service had organized field trip to Vancouver Island that took place during the two days following the conference. A bus transport from Whistler took us to the Island and the first day we visited field sites on the eastern coast. These included visits to a white pine blister rust screening trial and a Douglas fir progeny test. The day ended on the Lake Cowichan research station with a bluegrassy lakeside live performance from Vancouver Islands next supergroup, the Cumberland Brothers. As well as knowing their science, CFS’s researchers proved their wits on knowing how to organize a very pleasant evening. Second day of the field trip took us to the Pacific coast of Vancouver Island, with visits to progeny trials of a half-dozen different tree species and the highlight of the field trip, the Pacific Rim National Park.

All in all, the conference exceeded my expectations. The science was very high quality and covered well the diversity of research in the field of forest genetics. A lot of knowledge was shared between scientists, and especially between students. The field trip ended my conference experience with a taste of the most magnificent temperate rain forests of the world. I’m grateful to CEF for giving me the opportunity to participate in such a quality conference.


Cathedral Grove ancient forest on Vancouver Island

17 septembre 2013

La CEFoshère en bref
Cette nouvelle chronique sera publiée régulièrement sur le site du CEF afin de vous informer des dernières parutions mises en ligne par les blogueurs du CEF. Pour l’instant, il y a trois membres et un ancien membre du CEF qui sont actifs dans la blogosphère : Christopher Buddle, André Desrochers, Catherine Potvin et Eric Alvarez.

Christopher Buddle nous dresse un portrait des actualités concernant les arthropodes dans son Expiscor  hebdomadaire. Il nous propose également un texte faisant l’éloge de l’utilisation de Twitter sur une base académique : Tweet tweet, twitter twitter: linking natural history and social media in a field biology class . Vous pouvez suivre les étudiants inscrits à son cours sur Twitter #ENVB222 .

Inspiré par le dernier roman de Dan Brown, Inferno, André Desrocher lance une réflexion sur l’accroissement de la population humaine et sur le niveau de vie matériel minimalement acceptable pour un humain dans son texte publié cette semaine, Population humaine: jusqu’où aller? 

Catherine Potvin nous propose deux nouveaux vidéos en ligne . D'abord, Johanne Pelletier  qui a complété son doctorat avec Catherine, nous raconte pourquoi elle en est venue à dresser un diagnostic des sources d’erreurs et d’incertitudes qui peuvent nuire à la précision du calcul de la biomasse des forêts. Ensuite, Ignacia Holmes  et Divya Sharma , deux étudiantes graduées de Catherine, nous parlent des peuples indigènes du Panama et de leurs forêts. Ignacia nous entretient sur les moyens de rapprocher deux services rendus par la forêt au Panama soit, la séquestration de carbone et son utilisation en tant que moyens de subsistance par l’agroforesterie. Puis, Divya nous parle des changements culturels et des changements d’utilisation du sol dans la communauté indigène de Piriatí-Embera au Panama.

Eric Alvarez, qui a déménagé son blogue  durant l’été, nous recommande chaudement de lire Wood: a history . Ce livre traite de l’histoire de la foresterie allemande qui, en particulier par le biais de la notion de rendement soutenu, a eu une influence bien au-delà de ses frontières. Selon Eric, l’auteur insiste sur la relation intime et continue entre l’humain et le bois (plus largement la forêt) au fil des millénaires.


17 septembre 2013

Aventures sylvicoles en Wallonie, Belgique
Texte et photos par Alain Paquette

Du 9 au 13 septembre dernier, Alain Paquette était l'invité de l'Université Catholique de Louvain, à Louvain-la-Neuve, Belgique. Invité d'abord par Quentin Ponette (promoteur) et Olivier Baudry (candidat) comme jury externe pour la soutenance publique de thèse de ce dernier (Réponse de la régénération naturelle de chêne et de hêtre au stade fourré à la refermeture du couvert). Très belle présentation par un grand orateur à l'évidence très apprécié des étudiants qui lui ont fait savoir. Un projet ambitieux aussi, comprenant de nombreuses grandes ombrières en forêt que j'ai pu visiter. Par chance j'ai donné ma conférence avant lui, et pas après; la comparaison aurait été injuste pour moi! J'ai donc pu parler de cette vaste forêt mythique pour les Européen qu'est la nôtre, qu'on prend peut-être trop pour acquise? Le projet TRIADE à lui seul, avec ses 10 000 km2, c'est le tiers de la Belgique!

J'ai aussi eu la chance de faire de très belles visites en forêt, notamment du projet FORBIO (expériences en biodiversité avec les arbres) et des chercheurs associés. Les Belges m'ont dit souvent avoir un petit pays. Peut-être, mais dans lequel on trouve des gens très attachés à leur forêt, et qui s'en occupe (peut-être trop?). Peut-être parce qu'ils en ont peu justement. Un technicien pour chaque 500ha, et un ingénieur chaque 2000! Les peuplements visités avaient tous une fonction déterminée d'avance. Pratiquement chaque arbre en fait. Et une histoire bien présente, débutant avec l'abandon relativement récent du régime des taillis, puis du taillis sous futaie, et aujourd'hui la transformation vers la futaie irrégulière.

L'UCL souhaite aussi établir des ponts avec le Canada pour ses étudiants. Avec ce que j'ai vu je pense que c'est une excellente idée, dans les deux sens, tellement les approches sont différentes et complémentaires. Merci à Quentin et l'UCL pour l'invitation, bonne chance à Olivier dans ses (trop) nombreuses activités, et longue vie à Manneken Pis!


13 septembre 2013

École d'été sur les techniques de modélisation des systèmes écologiques
Texte et photos par Jean-François Sénécal

La première école d’été sur les techniques de modélisation des systèmes écologiques s’est tenue du 26 au 30 août 2013 au domaine Valga près de Rimouski. La formation a été donnée par Dominique Gravel, professeur à l’Université du Québec à Rimouski et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écologie des écosystèmes continentaux, assisté de Timothée Poisot, chercheur postdoctoral du même laboratoire. Les cours étaient donnés sous la forme de présentations de la théorie suivis d’exercices pratiques dans le logiciel de statistique R et de discussion en groupes. Les 11 participants ont appris différentes techniques permettant d’exprimer mathématiquement des systèmes écologiques simples et d’analyser numériquement leur dynamique. Les différents sujets couverts comprenaient la résolution analytique et numérique d'équations différentielles, les modèles stochastiques, les simulations spatialement explicites et l'analyse de structure des réseaux écologiques. La formation pourra être répétée à chaque année selon la demande.


12 septembre 2013

16th International Bat Research Conference and 43th North American Sympotium on Bat Research
Texte et photos par François Fabianek

Ce n’est que tous les 3 ans que la 16e conférence internationale et 43e symposium nord-américain  sur la recherche des chauves-souris s’unissent pour le plus grand plaisir des chiroptèrologues en herbe et confirmés. Cette année le rendez-vous avait lieu à San José au Costa Rica avec 113 espèces de chauves-souris, pour le plus grand plaisir des 639 participants venus des quatre coins du monde. Je sais ce que vous vous dites… Mais la vérité, c’est qu’il est bien plus frustrant de rester 4 jours à regarder défiler des diapositives dans une salle climatisée lorsque l’on se trouve dans un hotspot de biodiversité. La mise au point étant faite, voilà comment s’est déroulé mon périple.

Le 10 août 2013
Après 9h de bus supersonique depuis la ville de Rouyn-Noranda, une nuit inoubliable sur un banc de l’aéroport de Montréal, puis 10h d’avion jusqu’à la capitale de San José comprenant 5h d’escale à Miami cloisonné dans un centre d’achat géant (servant accessoirement d’aéroport), j’arrive enfin dans mes appartements. Je constate que mon fabuleux City Express est situé entre deux voies rapides, à proximité d’un centre d’achats - encore un - à 15 min de tape-fesse de San José … Et moi qui pensais promouvoir la conservation de mes chauves-souris boréales dans une hutte située en plein cœur de la station la Selva  ou la Tirimbina  … mon lot de consolation : je peux tout de même apercevoir el Centro Nacional de Conferencias depuis la fenêtre de ma chambre, où auront lieu les conférences d’ici deux jours.

Le 11 août 2013
Ma présentation est programmée pour demain, mais c’est dimanche, alors direction la plage la plus proche (Puntarenas à 1h30 de bus), en attendant le cocktail de bienvenue à 18h. C’est l’heure du cocktail : canapés, vin offert, petit spectacle, je rencontre quelques francophones et mes anciens collègues du Mexique avant d’aller rejoindre les bras de Morphée.

Le 12 août 2013
Jour J. L’humeur oscille constamment entre un trop plein et un trop peu de confiance en soi. La tension est palpable. On appelle cela le stress, je ne vais pas vous faire un dessin. Il n’y a pas vraiment d’emphase sur un thème particulier aujourd’hui, car c’est la bataille étudiante pour remporter l’un des 8 prix du jury. Les sujets abordés autour des chauves-souris sont assez variés. On parle de conservation, d’écologie diurne et nocturne, d’écholocation, d’immunologie, de virologie, d’interactions plante / animal, de sociobiologie, de génétique, d’éthologie, etc. Les présentations défilent, certaines sont plus intéressantes que d’autres. J’apprends notamment que les espèces que j’étudie consomment en majorité des lépidoptères. L’analyse génétique des fèces permet de retrouver les espèces d’insectes consommées, mais pas encore de trace de tordeuse ou d’arpenteuse... petite déception! Des méga-chauves-souris reboisent les forêts de Madagascar, d’autres tirent profit des plantations de café dans le sud-ouest de Sumatra, certaines espèces pollinisent des mangroves en Malaisie et en Australie (…). Mon tour arrive, je présente en mode turbo un chapitre intitulé: Selection of Roosting Habitats by Male Myotis Bats in a Balsam Fir-White Birch Forest. Les 15 min en coulisse se transforment en 9 min devant l’audience. J’ai la sensation d’avoir oublié des détails importants et d’avoir saccagé ma période de questions. Qu’à cela ne tienne, je suis libéré!

Les 13, 14 août 2013
Les jours s’enchainement et les sujets aussi. La conservation et l’éducation sont des thèmes prioritaires surtout en Amérique latine et dans les pays en voie de développement situés dans des hot spots. On parlera bien entendu des impacts des changements environnementaux et du développement éolien sur les chauves-souris, des dernières avancées sur le syndrome du museau blanc en Amérique du Nord. On abordera aussi de nouvelles méthodes d’échantillonnages (faire de la télémétrie avec un drone, comment transformer un frigidaire en hibernacle à chauves-souris ou transformer son iPod en détecteur d’ultrasons) et d’analyses des données, de bioacoustique, d’évolution et de génétique, des rôles écologiques (pollinisation, zoochorie) et services rendus par les chauves-souris. La première soirée est consacrée à la présentation des affiches. La seconde sera consacrée au banquet avant la remise des prix. J’apprends avec stupéfaction que je rafle la mise avec un prix ECOTONE pour ma présentation!

Bilan. Ce fut une belle occasion de me mettre à jour sur les problématiques qui touchent les chauves-souris à travers le monde, de faire des rencontres intéressantes et d’échanger des idées sur nos sujets de recherches respectifs. Rencontres, qui déboucheront peut-être sur de nouveaux projets ? Je remercie sincèrement le Centre d'Étude de la Forêt pour nous donner de telles opportunités.


20 août 2013

Undertaking the 98th ESA conference in Minneapolis”
Text by Sébastien Renard and Jerod Merkleand photos by Bethann G. Merkle 


Downtown Minneapolis

The 98th annual meeting of the Ecological Society of America  was in Minneapolis, MN  between 3 and 10 August 2013. Minnesota is home to over 10,000 lakes (actually closer to 14,000 according to some), the headwaters of the Mississippi River, and the beautiful twin cities  (Minneapolis and St. Paul). Minneapolis is well-known for its number of theatres, libraries and other cultural activities, along with a renowned bike path network that spans the city’s numerous parks and lakes. Field trips during the conference included visits to a variety of sites, notably the Cedar Creek research station, home of the famous D. Tilman long term experiment.

Over 3,000 participants, including professors, practitioners, and students, enjoyed a myriad of presentations across ecological fields often spanning 21 concurrent sessions. Topics ranged from the evolution of genes to population dynamics, including ecosystem stability and resilience and advances in food web theory.


Poster sessions

This year, the ESA developed a new session format called the “Ignite Session ”. The session format is one hour of five minute talks about a common theme, structured by an organizer and animated by a moderator (inspired from the Japanese Pechakucha ). Slides flew-by every 15 seconds, which is fast except during brief awkward blanks when presenter’s lost their tempo. Because of the format however, presenters were well-prepared showing-off some of the best presentations of the conference. Questions and comments were kept for the discussion, which took up the second hour of the session. Discussions lead to stimulating debates and brainstorming sessions, on important topics such as “sharing in ecology”, “bridging the gap between basic and applied ecology”, “the value of philosophy in ecology”, and “the future of ecology”.


Banquet at the Twins baseball stadium 

Congratulations to Elise Filotas and Christian Messier. Due to power issues, such as too many tweets about the professional development at the conference, the Modeling Forest Complexity session began without lights or a computer. After an outstanding presentation by Simon Levin (who has experience presenting without PowerPoint), Elise presented a masterpiece introducing the concepts of Ecological Complexity and Forest management. During her presentation, Christian (who apparently has experience with modeling) ran up and down the room’s walkway displaying Elise’s PowerPoint using a laptop. This Black Out format, let’s call it, was such a success, that even when the power came back in the middle of the presentation, all agreed to finish without the projector. Moral of the story was to be prepared to give your talk in any condition.

We are thankful for the Centre d'étude de la forêt who helped fund our travel. Both of us were able to develop some new contacts, and possible collaborations for the future. We not only learned about what other researchers are doing in our specific fields, but were able to profit from other research spanning ecology. The accessibility of all research topics across ecology, along with a presentation framework that allows the bridging of disciplines was possibly the most rewarding aspect of the 98th ESA conference!


The Mississipi River



6 août 2013

A glimpse of field work in the “Land of the Living Skies”
Text and photos by Bethann and Jerod Merkle

Field work in Prince Albert National Park (PANP) can be summed up in three words – insects, thunderstorms, and bison. Often, the day starts with cool temperatures and a 17km bike ride through mud and thick clouds of mosquitoes. By late afternoon, you’re likely to be drenched by a powerful but short-lived storm. Between the two, you might see sandhill cranes, more than a dozen species of ducks, bison basking in the sun, and frogs so thick the forest floor jumps beneath your feet.

Studying Canada’s only free-ranging plains bison herd still found within their historic range is an ecological treasure hunt that has lasted decades. It began back in 1969, when some bison were released north of the park as an additional natural food source for First Nations hunters. As the bison dispersed, a small group worked their way south into PANP, and established themselves in the park’s southwestern corner. The area where the bison spend their time is dominated by aspen parkland, with agricultural fields to the west, and boreal forest in the north. Meadows carved by glaciers dot the landscape, providing the forage bison need to persist.

Over the years, the population slowly grew, and in 1995, a bison research program was initiated. Early studies identified what these bison eat and why and better described their numbers and distribution. The population continued to grow, peaking around 500 individuals in mid-2000s, and current estimates hover around 250 animals. More recently, work has focused on other aspects of this herd’s ecology, including predator-prey interactions, population dynamics, human-bison conflicts, and sociality.

In general, our field work involves finding and observing bison. Bison spend the majority of their time in meadows, which only comprise about 5% of the landscape. We therefore spend most of our time moving through thick aspen forest between different meadows. While doing so, we face two unavoidable aspects of the forest that make our job no “walk in the park.”

The first is water. PANP's underlying geology means water has no place to go. Although central Saskatchewan receives less than 45 cm of precipitation a year, much of that sits above ground in lakes, bogs, swamps and sloughs. It is possible to wander for hours in a maze of wetlands without finding dry ground.

Second is the bush itself. Somehow, despite the arid climate, 3 canopy layers are common. The lower layer, comprised of grasses and forbs, is quite easy to deal with. The upper layer of quaking aspen or conifers provides nice shade during hot days. But, in between these layers is the bush. Thick willows can slow us down to almost a creep. Pushing our way through 1 to 3 meter tall hazelnut  can drive us crazy, and even make us walk in circles.

To some, the task of thrashing through the forest to find meadows might seem monotonous, terrible, and even boring. But, to others, trying to move quietly while approaching meadows, and peering through the bush at the day’s inhabitants, is pure adventure. As we approach, our observations offer clues about what we are about to see. Fresh wolf tracks, steaming bison dung, squawking sandhill cranes , and the occasional soothing grunts of female bison all provide hints. Even after a promising lead-up, sometimes the meadow is empty, and all we notice are thick swarms of mosquitoes and tall grasses waving in the breeze. We will double check, scanning the meadow’s edges with binoculars, then concede the meadow is empty and move on to the next meadow, where the adventure happens all over again.

When we do find bison, wind direction, a good hiding spot, and whether or not the herd is calm are all key considerations. The objective is to count them, record the age and sex ratios, monitor behaviour, and take pictures of as many adults’ faces as possible - these mug shots are later used to identify individuals. Sometimes, this entails rapid-fire camera action. On other days, we must summon hours and hours of patience while the bison lounge in the sun, chewing their cuds, inevitably facing away from the camera.

In cases like that, it’s what happens when we’re counting animals that make slogging through the muck and mosquitoes worthwhile. Sitting there, silently watching bison, we see lots of other wildlife pass by. Moose, deer and elk appear out of the bush alongside us, and sometimes never notice we’re there. The other day, as we tried to creep up behind a bison, we heard a rhythmic “crunch, crunch, crunch” in the leaves behind us. Wondering if it was a bear, a deer, or what, we slowly glanced over our shoulders. A pine marten  bounded out of the shadows, continued past us without even glancing our way, and proceeded straight out into the meadow, nearly underneath the nose of the bison we were after. Based on two more sightings in the same general area, we have concluded this marten is a resident. Also in the understory, the squirrels here seem to be on the same page as their city-dwelling cousins. While we don’t see a lot of them, they are curious and have no qualms about slinking up, trying to share our lunches.

It is usually right around lunch time that spectacular clouds start forming. Although the region is characterized by sunny skies and dry air, Saskatchewan is “the land of the living skies.” When the Rocky Mountains to the west kindly leave us some atmospheric moisture, those sunny days are ingredients for beautiful and sometimes violent weather. Thirty minutes after sweltering in the sun, we’ve been freezing cold, huddled soaking wet under a black spruce surrounded by a mound of hail. We’ve woken up in the middle of the night with no electricity, while a thunder and lightning show lights up and shakes our cabin for what seems like hours. The following mornings reveal thick patches of mystic fog in the meadows and hundreds of weak aspen trees fallen over our trails.

Perhaps the most notable aspect of our work here is what is not here. There is a warden at the field station where we are based, and just across the river is private property. However, the local farmers and ranchers rarely recreate in the park, and most of the tourist traffic is concentrated around the large lakes on the east side of the park. We see occasional mountain bikers and horseback riders, but a busy week would be a handful of people. Aside from the regular inhabitants of this humming, bounding, vibrant ecosystem, we are almost entirely alone.

Daniel Fortin has been involved with the research on the bison in PANP since 1995. He is a professor  in the Département de Biologie and the NSERC-Université Laval Industrial Research Chair in Silviculture and Wildlife. Under his advisement, Léa Harvey (M.Sc. 2013), Sabrina Courant (Ph.D. 2012), Karine Dancose (M.Sc. 2010), Jean-Sébastien Babin (M.Sc. 2009), and Marie-Ève Fortin (M.Sc. 2007) have all obtained degrees while studying bison in PANP.

Two Ph.D. students in the Département de Biologie, directed by Daniel, are currently working on the project: Marie Sigaud and Jerod Merkle. Marie seeks to better understand the mechanisms and consequences involved with wild animals frequenting anthropogenic landscapes. Her field work takes place in autumn when bison have a tendency to leave PANP and forage on agricultural lands adjacent to the park.

Jerod studies the link between population dynamics and animal space use, particularly as it relates to range expansion. His field work involves monitoring population dynamics of bison using photography and field-based observation. This summer, his wife joined him as a field assistant, as she has on his previous research projects. Bethannis  a writer, photographer and communications consultant whose work focuses on ecology and science communication. The Merkles also maintain a blog  about their field work and other adventures.


29 juillet 2013

École d’été - Cours d’introduction à la modélisation individu-centré et agent-centré
Texte et photo par Sarah Bauduin

Début juillet, j’ai eu la chance de participer à l’école d’été proposé par l’Université Technologique de Dresden (Allemagne) sur la modélisation individu-centré et agent-centré. La formation devait se dérouler originellement dans le parc national de Bad Schandau (en Suisse Saxonne), mais à cause des inondations survenues dans la région quelques semaines auparavant, la formation s’est déroulée dans le petit village de Holzhau.

La formation durait une semaine (4 au 12 juillet 2013) et consistait à des lectures et exemples de recherche présentés par des professeurs de l’Université de Dresden (Dr. Uta Berger) et d’autres universités (Dr. Volker Grimm; UFZ, Allemagne, Dr. Cyril Piou; CIRAD, France et Dr. Steve Railsback; University of Arcata, USA). Ces lectures étaient complétées par des exercices dirigés puis un projet final à réaliser en groupe. Les présentations couvraient les bases des modèles individu-centré et agent-centré ainsi que leurs développements, implémentations, paramétrisations, validations et applications. Lors des exemples et exercices, la plateforme utilisée pour modéliser était NetLogo, un logiciel qui permet l’implémentation de modèles individu-centré et agent-centré spatialement explicite.

La formation a été très instructive car, bien que reprenant des concepts théoriques de bases sur les modèles individu-centré et agent-centré et sur le langage NetLogo, les présentations ont couvert tout le processus du début à la fin qu’il faut pour (non pas seulement) construire des modèles de ce genre, mais pour aussi les tester et les valider afin de les utiliser et obtenir ainsi des résultats fiables. Cette formation m’a surtout donné une vraie méthode et organisation de travail pour construire ce type de modèle, en plus de clés pour coder toutes les étapes nécessaires.

Les autres participants de cette formation (25 au total), tous étudiants aux doctorats et en majorité dans le domaine de l’écologie, provenaient de tous les continents et l’ambiance de travail (autant grâce aux autres étudiants qu’aux professeurs) fut très agréable. Cette formation a été très bénéfique pour moi. J’ai beaucoup appris sur la théorie de la modélisation individu-centré et agent- centré, sur la pratique et l’utilisation de ces modèles ainsi que sur le langage NetLogo. Je tiens à remercier l’Université Technique de Dresden pour l’organisation de cette formation, les différents professeurs présents qui étaient toujours disponibles et souriants pour nous aider ainsi que le CEF pour la bourse octroyée qui m’a permis d’assister à cette école d’été.


25 juillet 2013

Mission CPFQ-64ème Session Biennum 2013-2014
Texte par Marie-Ève Deshaies et photos par Marie-Ève Deshaies et Amélie Denoncourt


Forêts aménagées et en libre évolution

C’est en juin dernier que s’est tenue une mission d’échange en France afin de comparer les modes de conservation et d’aménagement de la France et du Québec. La « Mission CPFQ-64ème Session Biennum 2013-2014 : Biodiversité et Développement durable en territoires forestiers. Étude de cas comparative des méthodes françaises et québécoises. Cévennes et Grand Est en France - Projets d’Aires polyvalentes protégées au Québec » a permis, du 9 au 22 juin 2013, de découvrir des forêts aménagées et en libre évolution, de même que des parcs nationaux et naturels régionaux. Ce projet de coopération est une initiative du ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs, avec l’appui de l’Association pour l'Interaction entre les Forestiers rassemblant les membres français de la communauté forestière. Sept Québécois et de nombreux intervenants français ont joint la mission, favorisant des discussions très constructives et transparentes sur les enjeux sociaux, économiques et de biodiversité associés aux forêts.


Parc National des Cévennes

Participants

Depuis la ville de Nîmes, au sud est de la France, jusqu’à Strasbourg, en Alsace près de la frontière allemande, en passant par le Parc National des Cévennes, ce séjour a permis de riches échanges avec des professionnels du domaine de la forêt de tous les âges en France. Ma participation à cette mission m’a permis de mieux comprendre le modèle français de conservation et d'utilisation des ressources naturelles afin d’approfondir ma réflexion sur la conjugaison de la présence des activités humaines et de celles de conservation sur un même territoire. Ces nouvelles connaissances influenceront très certainement la poursuite de mes recherches à la maîtrise sur le concept d’aire protégée polyvalente, lequel est actuellement développé au Québec par le gouvernement québécois. Deux projets pilotes, un au Bas-Saint-Laurent et un en Mauricie, sont d’ailleurs actuellement appuyés par l’Université Laval par le biais de ses projets de recherche.

Lors de la mission, les nouvelles découvertes faisaient l’objet de brefs résumés sur le blog du projet  de coopération France-Québec. Il est toujours possible de les consulter en ligne.

Je remercie le Centre d’études de la forêt et le Fonds de recherche du Québec - Société et culture pour leur appui financier à ma participation à la mission.


2 juillet 2013

NAFEW 2013
Texte et photos par Amar Madoui

Sous le thème Rassemblant ensemble les fragments, s’est tenu du 16 au 20 juin 2013 à Bloomington Convention Center in Bloomington, en Indiana, USA, le 9e atelier sur l’écologie forestière de l’Amérique du nord (NAFEW). L’objectif de l'Atelier de l'écologie forestière en Amérique du Nord est de réunir des chercheurs, des universitaires et des gestionnaires de concert pour promouvoir le dialogue et la discussion des questions d'actualité liées à la recherche fondamentale et appliquée dans les écosystèmes forestiers en Amérique du Nord.

Environ 124 chercheurs ont présenté leurs recherches sous forme de présentations orales et d’autres par des affiches. Le troisième jour de l’atelier a été réservé pour des visites de terrain. Trois destinations ont été choisies par les participants selon leurs champs d’intérêt.

Le banquet au vignoble Creekbend Vineyard sous le charme d’un groupe musical de country accompagnés des danses des participants a ajouté de l’ambiance à la soirée. Des excursions ont permit aux participants de visiter les forêts feuillues locaux publiques et privées et de voir certains des écosystèmes les plus productifs et diversifiés aux États-Unis. Le CEF a été comme d’habitude présent dans cet événement et a été représenté par deux étudiants de l’UQAM (Amar Madoui et Pierre Nlungu) et deux de l’UQAT (Mathieu Latutrie et Tiphaine Després) ainsi que la chercheure Annie DesRochers.

Présenter une communication en anglais aux américains a été une bonne expérience pour les étudiants, particulièrement pour Amar et Pierre. Bonne chance pour le prochain NAFEW qui aurait lieu au Mexique en 2015.


27 juin 2013

Sommet sur la séquence du génome des conifères
Texte et photos par Jean Bousquet

Du 14 au 18 juin dernier avait lieu en Suède le premier Sommet sur le séquençage des génomes de conifères. La rencontre, qui avait lieu à Björkliden, en Laponie à la hauteur du cercle polaire, a rassemblé une soixantaine de chercheurs d’une dizaine de pays. Cette rencontre fait suite à la publication récente des séquences du génome de l’épinette blanche et de l’épinette de Norvège, notamment dans Nature. À cette occasion, les chercheurs du CEF Nathalie Pavy, Jukka-Pekka Verta, Juliana Sena, John Mackay et Jean Bousquet y ont effectué des présentations entourant les progrès les plus récents relativement à la structure du génome de l’épinette blanche, sa diversité génétique et des applications en sélection variétale à partir des profils génomiques. Comme en témoigne la photo prise tard en soirée, la rencontre aura été l’occasion d’excursions nocturnes, au moment du soleil de minuit durant la période du solstice d’été à cette latitude arctique.


20 juin 2013

Functional Traits - International Course, mai 2013
Texte par Jessy Loranger  et Alison Munson, photos par Alison Munson

Cette année, le cours sur les traits fonctionnels s’est déroulé du 26 au 31 mai 2013 en Colombie dans le charmant petit village de Villa de Leyva. Nous y sommes arrivés dimanche le 26 en fin d’après-midi, moment où les responsables ont introduit le cours et son déroulement et où nous nous sommes tous présentés. Le cours en tant que tel a débuté le lundi matin avec une journée de conférences où chaque professeur a présenté différents aspects de l’utilisation des traits fonctionnels, souvent selon leurs propres recherches. Le mardi fût consacré à une randonnée à pied dans le parc national d’Iguaque, commençant l’excursion à une altitude d’environ 2300m (forêt des nuages) jusqu’à une altitude d’environ 3600m (páramo). Le but de l’excursion était non seulement de visiter un habitat très divers et exotique pour plusieurs d’entre nous, mais aussi d’apprécier le changement drastique de végétation et de ses caractéristiques en passant d’un climat humide et relativement chaud au climat plus contraignant du páramo. Mercredi, nous sommes allés dans la réserve privée de Rogitama afin que les étudiants y collectent des échantillons de plante et mesurent eux-mêmes différents traits fonctionnels, autant sur le terrain qu’en laboratoire à Villa de Leyva. Pour cet exercice, les étudiants ont été divisés en sept équipes avec chacun une question particulière à explorer concernant les traits fonctionnels. L’objectif était que chaque équipe collecte des données, les analyse et présente ensuite les résultats au reste du groupe pour en discuter. Mercredi après-midi, jeudi et vendredi furent alloués à la collecte de données, leur analyse, la préparation et la présentation des résultats, mais aussi à des conférences supplémentaires de la part des professeurs, où les développements les plus récents des techniques d’utilisation des traits fonctionnels ont été vus et discutés.

Chaque conférence a été donnée dans un contexte interactif, où la discussion entre l’audience et les présentateurs sur les sujets présentés était fortement encouragée plutôt qu’une écoute passive. Ces interactions faciles entre étudiants et professeurs ont favorisé un apprentissage et une compréhension profonde de l’utilisation actuelle des traits en écologie et des techniques qui y sont associées ainsi que des futurs défis dans le domaine. De plus, l’alternance de journées consacrées aux conférences et d’autres consacrées plus au terrain et/ou au travail pratique a su donner dynamisme et motivation tout au long de cette semaine intense de cours.

Cette année le groupe de profs «habituel» de Garnier, Munson, Posada et Shipley s’est enrichi avec les contributions de Francesco DeBello du Czech Academy of Sciences, Karou Kitajima de l’Université de Floride, Patrick Lavelle de l’IRD à Cali, en Colombie, Miguel Maecha du Max Planck Institute for Biogeochemistry et d’Arne Saatkamp, Aix-Marseille Université et CNRS. Sandra Lavorel du CNRS et de l’Université Joseph Fourier a également participé par vidéoconférence. Les étudiants et professeurs de la Colombie et du Brésil ont été largement majoritaires, mais nous avons également accueilli des étudiants de l’Équateur, du Chile, du Costa Rica et du Pérou. Finalement, dix participants du Canada, des États-Unis et de la France ont complété la cohorte 2013. Un beau mélange et une belle ambiance se sont installés pour la semaine. Merci encore à nos gracieux hôtes, Juan Posada, Universidad del Rosario, assisté par Ana Belén Hurtado; la logistique et le programme ont été impeccables et si exigeants pour tous! En 2014, «Traits» sera de retour au Canada, probablement à Mont St-Hilaire; le cours promet ensuite de se promener même plus loin.



10 juin 2013

9e congrès francophone d’écologie des communautés végétales ECOVEG 9, avril 2013
Texte et photos par Gabrielle Préfontaine Dastous

Le neuvième colloque en écologie végétale s’est déroulé du 3 au 5 avril 2013 à l’Université de François Rabelais, à Tours en France. Ce fut l’occasion pour plusieurs chercheurs et étudiants francophones de venir présenter l’avancée de leurs travaux de recherche en écologie des communautés végétales.

Les thèmes abordés lors de ces journées scientifiques allaient du fonctionnement des communautés et des interactions biotiques, à leur réponse aux changements climatiques, en passant par les corridors et continuités écologiques et l’écologie des zones humides et aquatiques. Quant à moi, c’est sous le thème des forçages anthropiques et gestion dans le cadre des zones humides que j’ai présenté les résultats du premier volet de ma maîtrise. Cette présentation orale m’a permis d’expliquer dans quel contexte le drainage forestier est appliqué comme traitement sylvicole au Québec et son impact sur la croissance de l’épinette noire (Picea mariana Mill. B.S.P). De plus, ce colloque m’a permis de visiter un projet de restauration de milieux humides dans la région Indre-Loire et de constater l’importance du contexte historique dans la gestion environnementale.


Restauration écologique de zones humides tourbeuses en forêt de Chinon (Indre-Loire), de leur structure et leurs fonctions écologiques


J’aimerais remercier tout spécialement le Centre d’Étude de la Forêt pour l’opportunité et l’expérience que procure la participation dans un colloque international.


10 juin 2013

International Symposium on Wood Structure in Plant Biology and Ecology (WSE)
Texte par Evelyn Beliën, photo par Lorena Balducci

Le colloque international sur la structure du bois en biologie végétale et en écologie a eu lieu du 17-20 Avril 2013 à Naples, Italie. Ce colloque était organisé par l’université de Naples, l'International Association of Wood Anatomists (IAWA) et l’Association for Tree-Ring Research. L’objectif était de créer un lieu d’échanges pour des anatomistes, dendrochronologistes, éco-physiologistes et paléo climatologistes. Ainsi, le colloque était très spécialisé et axé exclusivement sur ces sujets. Le programme était assez chargé avec 62 conférences et 5 conférenciers d’honneur qui débutaient chacune des sessions. J’ai retenu des éléments intéressants en lien avec mon projet dans quasiment toutes les présentations. Selon moi, les organisateurs ont très bien atteint leur objectif. En effet, le colloque était vraiment un rassemblement de gens travaillant dans le domaine de l’anatomie du bois ce qui a permis de donner un bel aperçu des connaissances et méthodologies actuelles. Les conférences étaient courtes et condensées, mais pendant les pauses il y avait toujours du temps pour discuter avec les conférenciers. J’ai eu la chance d’entrer en contact avec des chercheurs avec qui je pourrai avoir de futures collaborations. Pendant le colloque il y avait une session d’affiches durant laquelle j’ai présenté mon affiche intitulée «Wood anatomy of mature black spruce under repeated drought». J’ai remporté le Prix de la meilleure affiche pour une scientifique en début de carrière  remis par l’Association for tree-ring research. Après le colloque il y avait une excursion d’une journée sur la péninsule de Sorrento, où on a eu la chance de voir la forêt et la végétation méditerranéennes.


6 juin 2013

Second American Dendrochronology Conference, may 2013
Texte par Émilie Pamerleau-Couture

La deuxième Conférence américaine en dendrochronologie s’est tenue du 13 au 17 mai 2013, à Tucson en Arizona. C’est sous la chaleur et le soleil du désert que se sont réunis les plus importants chercheurs en dendrochronologie de l’ensemble des Amériques.

L’étude des cernes de croissance comporte plusieurs aspects, passant de l’étude du climat à la reconstruction historique de ruines anciennes. C’est ainsi que cette conférence offrait plus de 230 contributions, sous forme d’affiches et de présentations orales. L’Université du Québec à Chicoutimi a été mise à l’honneur avec cinq contributions, dont celle d’Annie Deslauriers , présentatrice invitée, discutant de l’avancement de l’étude du cambium depuis dix ans. Également,le Dr. Ricardo Villalba de Mendoza en Argentine, invité spécialement pour le congrès, a mis en lumière les grandes avancées en dendrochronologie en Amérique du Sud.

Pour ma part, j’ai présenté les premiers résultats de mon doctorat concernant l’impact de diverses coupes partielles sur la croissance et la qualité du bois de l’épinette noire. Grâce à cette présentation, j’ai pu engager la conversation avec de nombreux participants du congrès et mettre de l’avant le domaine de la qualité du bois et des propriétés anatomiques, sujet trop peu traité.


Sonora desert Museum

Grand Canyon National Park

L’excursion de mi-semaine a permis aux participants de visiter des endroits importants du sud de l’Arizona dont, le musée du désert, exposant cet écosystème peu connu pour nous. De mon côté, j’ai participé à une excursion de préconférence avec une vingtaine de participants au cours de laquelle j’ai visité plusieurs endroits de l’Arizona, dont le fameux Grand Canyon. Un grand merci à Dr. Paul Sheppard, de l’Université de l’Arizona, pour l’organisation exceptionnelle de ces excursions!


Grand Canyon National Park

Desert Tucson

Merci au Centre d’étude de la forêt pour sa contribution financière me permettant de participer à ce congrès de grande envergure. Ce fut pour moi une expérience enrichissante d’un point vu professionnel et scientifique, mais également d’un point de vue culturel et social.



4 juin 2013

Rencontre scientifique du projet Island Lake portant sur l’impact de la récolte de biomasse pour la bioénergie
Texte par Hedi Kebli

Du 13 au 15 mai 2013, a eu lieu la rencontre scientifique du projet Island Lake (Chapleau, Ontario) portant sur l’impact de la récolte de biomasse pour la bioénergie.

Ce projet, amorcé en 2010 par Isabelle Aubin, Christian Messier, Tanya Handa, Timothy Work et Dominique Gravel, a pour objectif d’étudier l’impact écologique d’un accroissement de prélèvement de la biomasse forestière pour la bioénergie. En partenariat avec des intervenants des Premières Nations, des communautés forestières, de l’industrie, du milieu académique et des gouvernements provinciaux et nationaux, cette initiative du Service Canadien des Forêts vise une approche intégrative tant au niveau organisationnel que scientifique.

Un gradient de prélèvement de la biomasse allant jusqu’à l’extraction totale (souches incluses) est à l’étude. Le suivi biotique s’attaque à toute la toile trophique, allant de l’activité microbienne à la macrofaune du sol, en passant par la recolonisation végétale après perturbation. L’impact sur les processus écologiques est également à l’étude.

Malgré plus de 30 cm de neige reçu sur le site quelques jours plus tôt, 17 personnes ont bravé la météo encore pas tout à fait printanière pour assister à cet événement.

De haut en bas et de gauche à droite: Rob Fleming (SCF-CFGL), Ken Lennon (OMNR), Kara Webster (SCF-CFGL), Denis Joyce, Bill Peng (Queens’s University), Paul Hazlett (SCF-CFGL), Dave Morris (OMNR), Mark Primavera (SCF-CFGL), Hedi Kebli (SCF-CFGL), Paul George (Uwo), Stephanie Wilson (SCF-CFGL), Lisa Venier (SCF-CFGL), Isabelle Aubin (SCF-CEF/CFGL), Zoe Lindo (Uwo), Emily Smenderovac (UoT), Christian Messier (CEF/UQAM-UQO) and Vic Wearn (OMNR).



23 mai 2013

14e atelier annuel de la Chaire AFD
Texte par Osvaldo Valeria

Le 14e atelier annuel de la Chaire industrielle CRSNG-UQAT-UQAM en aménagement forestier durable (Chaire AFD) s’est terminé sous le signe du succès selon les premiers commentaires que l’on a reçus. Cet évènement a dépassé toutes nos attentes, tant pour le nombre de participants (50 personnes en salle de vidéo conférence et plus de 73 en webdiffusion) que par le nombre de régions ayant participé (ensemble du Québec et les maritimes). La nature des présentations et la flexibilité de la formule ont contribué énormément à un tel succès. D’ailleurs, les présentations en format Powerpoint ou sur Panopto demeurent disponibles sur le site de la Chaire AFD  pour les personnes qui n’auraient pas pu suivre l’évènement.

Note : Il est possible d’accéder rapidement aux débuts des présentations en bas à gauche de l’écran en sélectionnant le titre de la conférence.

Au nom du comité organisateur de cet atelier, nous remercions les participants et souhaitons avoir à nouveau votre avis sur cet atelier (sujet abordé, aspect technique, etc.).

Couverture médiatique :
Rouyn-Noranda, centre de l’univers forestier… à la portée d’un clic (Abitibi-Express) 

L’espace d’une journée, Rouyn-Noranda est devenue le centre de l’univers forestier de l’est du Canada, alors que la Chaire en aménagement forestier durable de l’UQAT y a tenu son 14e atelier annuel… sans que personne de l’extérieur ne soit sur place. Grâce à la webdiffusion, un service auquel la Chaire a recouru durant toute la session d’hiver pour ses Midis de la foresterie, l’événement a pu être suivi par des dizaines de personnes à travers le Québec et même hors des frontières. Les participants pouvaient interagir à partir de locaux aménagés dans diverses institutions ou même par courriel à partir de leur ordinateur à la maison. Voir la vidéo  )


19 avril 2013

«Être plus web» pour un chercheur universitaire, qu’est-ce que ça signifie?
Texte par Pierre Racine

Je disais récemment à mon collègue Alexis Achim que les chercheurs du CEF « n’étaient pas très web ». Ce que je voulais dire, c’est qu’outre la mise à jour de leurs publications les chercheurs réguliers du CEF, à quelques exceptions près, ne se préoccupent pas trop de savoir si leurs activités sont visibles et à jour sur le web. Les chercheurs du CEF se contentent généralement des manières traditionnelles d’assurer leur visibilité: présences ou présentations dans des colloques, entrevues ou articles dans les journaux ou réceptions de prix lors d’évènements.

En 2013, avec la monté du web comme premier média d’information, il devient de plus en plus facile et important d’être présent et visible dans « la sphère  ». Mais pourquoi « faut-il » être visible sur le web après tout? La raison tient sous deux angles: le plaisir de communiquer et la nécessité d’être compétitif. Le plaisir de communiquer, c’est le même plaisir que celui d’enseigner en général, de communiquer ses résultats ou de transmettre la culture scientifique. Le web offre mille et un moyens de renouveler ses façons de communiquer ce plaisir. Mais communiquer son plaisir n’est certainement pas une obligation. La nécessité d’être compétitif, par contre, surtout pour les jeunes chercheurs, tient de la même obligation qu’ils ont de communiquer leurs travaux dans des colloques ou dans des journaux scientifiques. C’est se promouvoir; c’est concrétiser ses efforts sous la forme d’un produit final; c’est diffuser ses travaux au plus grand nombre afin d’être bien visible, mieux reconnu et donc... ...plus compétitif. La différence, c’est qu’aujourd’hui, avec la démocratisation des outils de communications, il existe beaucoup plus de moyens de communiquer ses résultats et ses activités qu’il en existait avant. Il est important de maîtriser au moins un de ces moyens de communication si on veut rester dans le coup et ne pas devenir, progressivement, «invisible». Voici donc quelques façons de devenir « plus web » et de maintenir sa visibilité dans le cyberespace pour un chercheur scientifique:

  • Maintenir sa page web personnelle à jour parlant de ses activités – Rien ne parait pire qu’une page web personnelle qui n’est plus à jour. C’est comme porter de vieux vêtements tachés dans un cocktail. Pas besoin de mettre sa page à jour tous les jours. Il est bien de vérifier que les informations qui s’y trouvent sont exacts et d’ajouter un petit quelque chose de temps en temps lorsqu’un évènement se produit: l’obtention d’une subvention, la participation à un colloque important, l’arrivé de nouveaux étudiants, l’exploration d’un nouveau thème de recherche, une nouvelle école d’été, un appel à participer à du travail de terrain, une offre d’emploi, des photos du terrain de l’été passé, etc... Bref, montrer que nous sommes vivants et actifs. Si vous êtes chercheur régulier au CEF, les professionnels de recherche du CEF peuvent mettre votre page à jour pour vous. Mais vous pouvez aussi le faire vous-même en obtenant un accès au site. N’est-on jamais mieux servi que par soi-même? Le systême à la base du site web du CEF est un wiki , comme Wikipedia. Il est donc très facile de modifier les pages. Il faut savoir aussi que les chercheurs réguliers, une fois authentifiés dans leur page personnelle sur le site web du CEF, peuvent eux-mêmes créer les pages personnelles de leurs étudiants et leur donner accès en édition simplement en cliquant sur un lien et en entrant le mot passe favoris de ceux-ci. Un couuriel est automatiquement envoyé à l'étudiant pour l'informer qu'il peut maintenant modifier lui-même sa page. Trois exemples de membres qui mettent à jour leur page régulièrement: Christian Messier, André Desrochers et Alain Paquette qui n’est pas membre régulier, mais sa page est tellement belle!
  • Avoir une page de labo – Trop frileux (pardon «occupé ») pour mettre votre page à jour vous-même? Il y a surement un membre de votre labo qui l’est moins que vous ou qui est simplement plus intéressé par la dimension web de la communication de la recherche. Avoir une page de labo est une manière de distribuer le travail de mise à jour en laissant plusieurs personnes collaborer au contenu. (C’est sur ce principe que le site web du CEF est construit en laissant les membres faire eux-mêmes leurs pages et ainsi contribuer au contenu du site. (Moi aussi je suis paresseux (pardon «occupé») ;-) Évidemment, si on confie le travail à ses étudiants, il faut prévoir la continuation de la mise à jour en s’assurant qu’un autre (ou mieux, plusieurs autres) étudiant prenne la relève après le départ de celui qui s’est le premier jeté à l’eau. Que mettre dans une page de labo? Beaucoup des mêmes choses que dans sa page personnelle mais d’une manière plus large et moins... ...personnelle!

    Quelques pages de labo de membres du CEF: Marie-Josée Fortin , Steven Kembel , Bill Shipley , Patrick James , Mark Vellend , Lluis Brotons , chercheur invité au CEF. Une page de labo peut aussi prendre la forme du programme d’une activité régulière. Par exemple Les midis Beavers du laboratoire de Louis Bélanger, ou le groupe Plein-R à l’université Laval . Il va sans dire que le site web du CEF permet de créer très facilement une ou plusieurs pages pour votre labo et ce en quelques minutes. Dommage que certains membres, plein de volonté au départ, ont plutôt délaissé leur page  de labo ...
  • Créer une page pour un projet en particulier – Rien de plus facile que de créer une nouvelle page sur le site web du CEF pour un projet particulier. Que ce soit une chaire, un projet de recherche, une école d’été, des notes de cours, un projet de vulgarisation. Quelques exemples de page de projets hébergés sur le site web du CEF (et ailleurs): les notes du cours Écosystèmes, biodiversité et populations de Nicolas Bélanger, l'école d'été sur les traits fonctionnels des plantes de Alison Munson et Bill Shipley, plusieurs Chaires et autres projets de recherche, le projet Triade , FOGRN-BC .
  • Tenir un blog – Une page web à jour c’est bien. Avoir un blog en plus c’est mieux! Le contenu d’une page web est général. Il s’améliore graduellement mais demeure constant et pratique. Un blog est un autre média qui permet de s’exprimer régulièrement, d’une manière renouvelée, sur des sujets précis avec de plus ou moins longs textes. On peut bloguer sur le dernier article qu'on vient de publier (en s'adressant à monsieur tout le monde), sur notre dernière saison de terrain, sur une avancé faite dans notre domaine par une autre équipe, pour faire de la vulgarisation, pour promouvoir un projet, etc... Bloguer sur notre dernière découverte est une excellente façon de la faire rayonner à l'extérieur du cercle restraint des quelques collègues qui sont en mesure de comprendre notre jargon scientifique et, qui sait, de la voir sortir dans les médias traditionnels. C'est aussi une excellente façon d'obtenir des commentaire d'une manière informelle. Le site web du CEF ne permet pas d'héberger son propre blog, mais il existe de nombreuses plateformes comme Blogger  ou WordPress  qui vous permettent de créer un blog simplement, rapidement et gratuitement. Une page dédiée dans Facebook peut aussi être utilisée comme un blog. Quelques membres (ou anciens membres) du CEF tiennent un blog à jour: Arthropod Ecology , La forêt à coeur , Geospatial Elucubrations . Un blog peut aussi être tenu par un groupe de personne intéressé par un même sujet. Un blog pour tous les chercheurs du CEF avait été créé en 2007  afin de leur permettre de commenter l’actualité forestière, mais malgré l’importance médiatique du projet, aucun chercheur n’a jamais fait le grand saut… J'aurais pourtant cru que 400 chercheurs, tous intéressés par un domaine commun, ce serait suffisant pour publier au moins deux petits articles de quelques paragraphes par mois. Dans les conversations de tous les jours les scientifiques ont toujours une opinion sur tout. Lorsque vient le temps de la publier dans un format adéquat, rien, niet, nada. Y aurait-il des intéressés?
  • Facebook, Linkedin, Twitter – Être présent à titre de chercheur sur les réseaux sociaux permet de diffuser de l’information, selon différents modes, à un grand nombre de personnes sans beaucoup d’efforts et d’attirer des gens vers sa page web ou son blog. Facebook est plutôt un espace personnel mais rien n’empêche d’y créer, comme l'a fait Catherine Potvin, sa page de laboratoire . Linkedin  c’est comme une version professionnelle de Facebook. On ne peut y créer que des pages d’organisation très simples mais on peut surtout s’en servir pour diffuser efficacement de l’information dans son réseau professionnel si on a un bon réseau . Twitter c’est pour les vrai geeks de l’info mais aussi une plateforme fantastique pour communiquer rapidement et efficacement. 140 caractères c’est peu, mais c’est suffisant si on a le sens du clip et qu’on utilise les hashtag (mot clé débutant avec le caractère « # ») correctement. On peut facilement rediriger des dizaines de personnes vers son blog ou sa page web avec Twitter.

    Le CEF a maintenant sa page Facebook  (aimez-nous!) et son compte Twitter  et plusieurs membres du CEF sont actifs sur Twitter d’une manière professionnelle: @CMBuddle , @LamberTJB , @stevenkembel , @AlamMahb , @nthiffault , @LaForetACoeur , @Briforet , @GeoElucubration  et bien sûr, @dedelafortune  (pas vraiment professionnel ce dernier, mais certainement hyperactif!)
  • Mais encore! – Partager vos présentations sur SlideShare , avoir votre page dans ResearchGate , Mendeley  ou Google Scholar , contribuer à des projets open access , open research , open data  ou open source  sont d’autres façons d’être présent sur le web.

Pas nécessaire de faire tout ça, on y passerait tout notre temps. L’important c’est d’être actif sur au moins une plateforme et d’utiliser les autres pour rabattre les intéressés vers la plateforme de notre choix. Pensez Open! Je tiendrai un kiosque « Créer sa page sur le site web du CEF » la semaine prochaine au Colloque du CEF. Passez me voir si vous avez encore des angoisses web 2.0. On en discutera! J'ai aussi préparé une recette à suivre pour vous guider dans les étapes visant à améliorer votre visibilité sur le web .

Pour finir et aller plus loin, quelques articles qui traitent du sujet: «Social Media for Scientists Part 1: It’s Our Job », «How scientists use social media to communicate their research », «Marketing For Scientists - Thinking Beyond Self-Promotion », «Using Social Media Increases Fundraising by 40% ».


12 avril 2013

Journées d’information et d’échanges sur les risques et les opportunités liés aux changements climatiques pour les forêts et le secteur forestier : comment s’adapter ?
Texte et photos par Veronique Yelle

Les 13 et 14 mars derniers, Ouranos et ses partenaires ont organisé deux journées d’information et d’échanges portant sur les effets et l’adaptation aux changements climatiques de la forêt québécoise et du secteur forestier. Des conférences étaient présentées en matinée et des ateliers de réflexion avaient lieu en après-midi. Au total, 93 personnes ont participé à l’évènement incluant des représentants de plusieurs paliers gouvernementaux, d’organismes de recherche en foresterie, de l’industrie forestière et divers autres organisations impliquées dans le secteur forestier dont le Forest Stewarship Council (FSC).

Cet événement a permis d’identifier plusieurs effets que pourraient provoquer les changements climatiques sur la forêt québécoise et le secteur forestier dans son ensemble mais aussi, de manière plus ciblée, sur les grands biomes (forêt boréale, forêt mixte, forêt feuillue). Lors de la seconde journée, les participants ont pu s’exprimer sur diverses façons de considérer l’adaptation aux changements climatiques dans la planification et l’aménagement durable des forêts. Ils ont aussi traité des défis de l’intégration de l’adaptation aux changements climatiques dans la gestion intégrée des ressources et du territoire. L’acquisition et le transfert des connaissances et de la disponibilité d’outils sont parmi les points à améliorer pour mettre de l’avant le processus d’adaptation aux changements climatiques.

Ces deux journées ont permis d’informer les participants de l’état des connaissances sur les effets des changements climatiques sur la forêt et le secteur forestier et de les consulter afin d’identifier les barrières à l’adaptation et les options d’adaptation envisageables. Par ailleurs, elles ont constitué une belle occasion de sensibiliser les participants à la démarche d’adaptation aux changements climatiques et de favoriser une prise de conscience envers son intégration dans l’aménagement durable des forêts. De plus, les résultats issus des ateliers de discussion influenceront les futurs programmes de recherche tant chez Ouranos qu’au secteur des forêts du ministère des Ressources naturelles qui est responsable du volet forestier du Plan d’action sur les changements climatiques 2013-2020.

Merci au comité organisateur


11 avril 2013

Ateliers-synthèse pour TOPIC ou Comment partager des données, en 2,5 jours
Texte et photos par Alison Munson et Françoise Cardou


Groupe Atelier TOPIC

La semaine du 4 au 8 mars n’était pas une semaine de relâche pour plusieurs chercheurs à travers le pays. Au cours de cette semaine, deux groupes de travail se sont rencontrés à Mont St-Hilaire afin de lancer des travaux de synthèse sur deux thèmes : 1) la nutrition foliaire des arbres, à l’échelle nationale et 2) les traits fonctionnels et leur intégration dans la modélisation de la vulnérabilité des forêts aux changements climatiques. Voici un petit résumé d’une semaine bien remplie!

Nutrition foliaire nationale

Onze chercheurs en écologie forestière provenant de Terre Neuve jusqu’à Victoria (C.-B.) se sont rencontrés pour discuter d’un manuscrit de synthèse fondé sur une banque de données du Service Canadien des Forêts (SCF : D. Paré et B. Titus) et enrichie par des données supplémentaires de collaborateurs potentiels. L’initiative a pour but d’évaluer et de comprendre la variabilité intra-spécifique dans la nutrition foliaire, et ce, à grande échelle. Nous voulons explorer les facteurs abiotiques et biotiques qui contrôlent cette variabilité en utilisant une approche de modélisation par équations structurales. Les deux jours de l’atelier nous ont permis de discuter des hypothèses potentielles, de l’approche quantitative à utiliser et de l’éthique de partage de données, tout cela avec bien sur quelques pauses pour aller marcher dans la neige sur les pistes damés du Mont St-Hilaire.

Un deuxième but de l’exercice est de contribuer les données de plusieurs chercheurs dans le domaine de la nutrition à la banque de données TOPIC  (Traits of Plants in Canada), dirigé par Isabelle Aubin du SCF. Un appel informel de données est en cours pour nourrir ce manuscrit et TOPIC, et toute contribution mérite une place comme co-auteur dans le manuscrit de synthèse, qui sera piloté par Hedi Kebli, post-doctorant au SCF. Si vous avez des données N et P foliaire, surtout pour les essences boréales, n’hésitez pas à contacter Françoise Cardou (Francoise.Cardou@NRCan-RNCan.gc.ca) avant la fin mai. D’autres projets de synthèses ont été identifiés par les participants comme étant des suites logiques et intéressantes au premier effort du groupe de travail, et qui restent ouverts à tout chercheur intéressé par ce thème.

Merci aux organisateurs: Isabelle Aubin (SCF-GLFC), David Paré (SCF-CFL), et Alison Munson (Université Laval), et aux participants : André Arsenault (SCF-AFC), Jim Fyles (McGill University), Hedi Kebli (SCF-GLFC), Azim Mallik (Lakehead University), Cindy Prescott (UBC), Bill Shipley (Université de Sherbrooke), Brian Titus (SCF-PFC) et Françoise Cardou (SCF-GLFC). L’atelier a été financé par une subvention du CBFA (Canadian Boreal Forest Agreement) à Aubin et collègues.


Groupe Atelier Forest Change

Traits et changements climatiques

Si seulement nous pouvions trouver les 4-5 traits des arbres qui nous permettraient de modéliser la vulnérabilité de nos forêts aux changements climatiques! Ce n’est pas une tâche simple dans deux jours et demi; mais nous avons essayé! Nous étions appuyés par un groupe d’écologistes enthousiastes, et présentant des expertises enracinées dans différents domaines bioclimatiques à travers le Canada. Nous avons fait le tour du sujet: quels traits sont associés avec quelles contraintes, quelle est la disponibilité des données pour ces traits « cibles », les défis présentés par l’intégration de traits dans les modèles actuels et en développement, pour la mise en échelle, et oui, les considérations éthique du partage de données. Nous avons évidemment refait des marches en forêt, tôt ou tard la journée, pour se réveiller et pour changer ou échanger des idées. Le tout a été très constructif, définissant la base d’un manuscrit de discussion conceptuel et de synthèse qui sera piloté par Isabelle Aubin et Alison Munson, avec la contribution de tous les participants à l’atelier. Nous avons également identifiés d’autres projets de ce groupe de travail, et encore une fois, le groupe est très ouvert aux membres potentiels.

Merci aux organisatrices: Isabelle Aubin (SCF-GLFC) et Alison Munson (Université Laval), et aux participants : Phil Burton (UNBC), Tanya Handa (UQAM), Nathalie Isabel (SCF-CFL), Hedi Kebli (SCF-GLFC), Victor Lieffers (University of Alberta), Eliot McIntire (SCF-PFC), Alain Paquette (UQAM), John Pedlar (SCF-GLFC), Cindy Prescott (UBC), Bill Shipley(Université de Sherbrooke), Anthony Taylor (SCF-AFC), Josée Savage (Université de Sherbrooke) et Françoise Cardou (SCF-GLFC). L’atelier a été financé par le groupe Forest Change du SCF.


26 mars 2013

Stage au Centre de Foresterie du Pacifique et congrès « Risk Analysis » en Inde
Texte et photos par Alvaro Fuentealba


Centre de foresterie du Pacifique

En janvier 2013, j’ai eu l’opportunité de faire un stage au sein du Centre de Foresterie du Pacifique (PFC) à Victoria, Colombie-Britannique (C-B) sous la supervision du Dr. René Alfaro. L’objectif principal de ce stage était d’étudier l’écologie et la dynamique des populations du dendroctone du pin ponderosa (Dendroctonus ponderosae Hopkins) en C-B et d’étudier les analyses de risque faits sur cet insecte. Cette information est importante car elle permet de déterminer si les facteurs de risque en Colombie-Britannique pourraient s’appliquer au Québec. L'analyse des risque est une méthodologie / un cadre qui peut être appliquée à un groupe très varié de questions relatives aux ressources forestières de nature écologique, économique et sociale. Dans le cadre de l'analyse de risque qui intègrent les résultats des recherches empiriques et théoriques, les techniques comprennent la modélisation de simulations, le développement de systèmes à base de connaissances (knowledge-based systems), les réseaux neuronaux (neural networks), et plus encore. L'application des cadres d'analyse des risques sera d'intérêt pour un groupe multidisciplinaire de chercheurs forestiers et de décideurs.


Parlement de la C-B

Durant mon stage au PCF, j’ai pu côtoyer des chercheurs seniors connus tels que Dr. Vince Nealis, Dr. Kathy Blaker et Dr. Allan Carroll. Les conversations avec ces chercheurs m’ont permis de mieux comprendre la problématique liée à cet insecte, ainsi que son écologie, son impact sur l’écosystème et sur l’industrie forestière. C’était une expérience très enrichissante car cela m’a permis d’élargir mes connaissances en entomologie et mes compétences en tant que jeune chercheur, et de m’intéresser aux méthodologies utilisées dans les analyses de risque. En plus, j’ai écrit un article scientifique intitulé « Theoretical framework for assessment of risks posed to Canadian forests by invasive insect species » en collaboration avec Dr. Alfaro et Dr. Éric Bauce. L’article vient d’être accepté dans la revue Forest Ecology and Management. Tout cela sera extrêmement bénéfique dans le développement de ma carrière scientifique.


Congrès en Inde

La prochaine étape était de présenter ces travaux dans un congrès scientifique. Le congrès choisi a été le « Risk Analysis Meeting » qui a eu lieu à Chandigarh, Inde, du 27 février au 1er mars 2013 où j’ai fait une présentation par affiche. Ce congrès a été organisé par l’IUFRO en collaboration avec l’Université Panjab. Le but principal de cet évènement était réunir les chercheurs les plus importants dans le domaine de « l’analyse de risque » afin de connaître les dernières méthodologies et problématiques dans ce domaine. Assister à cet évènement m’a permis non seulement d’apprendre les nouvelles techniques et problématiques en « analyse de Risque », mais aussi de côtoyer des chercheurs très importants tels que Dr. David Gray, Dr. Richard Fleming, Dr. Ranwala, lesquels m’ont donné leurs avis à propos de mon travail. De plus, cela m’a permis d’établir des contacts pour des collaborations futurs. Finalement, je tiens à remercier à Dr. René Alfaro pour son assistance, ses conseils et pour m’avoir donné l’opportunité de travailler dans son laboratoire et de m’intéresser au domaine de l’analyse de risque, à Dr. Éric Bauce pour son soutien scientifique et financier, ce qui m’a permis de mener à bien ce travail, et au CEF pour m’avoir octroyé les bourses pour faire mon stage et assister au congrès en Inde.


12 mars 2013

Cours de perfectionnement en statistiques à Lisbonne au Portugal
Texte et photos par Jonathan Boucher


Bairro Alto, Lisbonne

La formation Introduction to linear mixed effects models and GLMM with R, donnée par Higland Statistics Ltd et organisée par S.I.M. et la Fondation de la Faculté des Sciences de l’Université de Lisbonne, s’est déroulée du 11 au 15 février 2013. Durant la quarantaine d’heures de formation, les instructeurs, Dr. Alain F. Zuur et Dr. Elena Ieno, ont couvert les techniques statistiques suivantes: Generalised Least Squares to deal with heterogeneity; Linear mixed effects models for 1-way and 2-way nested models; Adding temporal or spatial correlation to regression models and linear mixed effects model; Introduction to Generalized Linear Mixed effects Models . Plus spécifiquement, la formation portait sur le contenue des chapitres 4-5-6-7-13 et 20 du livre Mixed effects models and extensions in ecology with R de Zuur et al. (2009). La matière, était non seulement très intéressante, mais aussi très bien verbalisée par les instructeurs. Chacune des techniques présentées étaient accompagnées d’exemples écologiques concrets et d’exercices détaillés dans R. Dr. Zuur et Dr. Ieno sont auteurs de divers ouvrages sur l’analyse de données écologiques et offrent annuellement plusieurs formations à travers le monde. Pour de plus amples informations, voir le site web de Highland Statistics Ltd. 


Jardins du Parc de Pena, Sintra

Lors cette formation, une trentaine de participants de partout en Europe étaient présents, principalement des étudiants au doctorat, des professeurs et des professionnels de recherche. La diversité de profils des participants a entraîné des discussions très intéressantes qui se sont souvent poursuivies autour d’un bon repas dans l’un des nombreux restaurants de Lisbonne. Vendredi soir, après 5 jours de formation en statistique, j’ai accompagné plusieurs des participants dans Bairro Alto, afin de prendre un verre et de se dire un dernier au revoir. De mon côté, j’ai poursuivi ma visite de la région de Lisbonne au cours du weekend, où j’ai particulièrement apprécié la visite des châteaux de Sintra.


Château des Maures, Sintra

Les techniques apprises lors de cette formation me seront fortes utiles lors de l’analyses des mes résultats de recherches et durant toutes ma carrière. Ce voyage a été excessivement enrichissant et je conseille à tous de participer à ce genre de formation. Je tiens donc à remercier le CEF, le Consortium iFor et mon directeur de recherche Éric Bauce pour cette opportunité!

Livre de référence : Zuur, Ieno, Walker, Saveliev and Smith. (2009). Mixed effects models and extensions in ecology with R.



7 mars 2013

Stage au département de Pathologie Végétale et Microbiologie de l’Université d’Arizona
Texte par Julien Ponchart


Wikipedia

De mi-octobre à mi-décembre 2012 j’ai eu le privilège et le grand plaisir d’être accueilli au laboratoire du Docteure Elizabeth Arnold à l’Université d’Arizona (Tucson) pour un stage en endophytologie. Depuis plus de 10 ans, Docteure Arnold est le fer de lance mondial de l’étude des champignons endophytes (c'est-à-dire les champignons qui vivent à l’intérieur des plantes sans provoquer de symptômes chez leur hôte), menant des projets d’envergure en collaboration avec d’autres universités américaines (Duke University, North Carolina State University, Minnesota University) afin de caractériser la diversité biologique de ces champignons tel qu’en témoigne le projet EnDoBiodiversity  (Dimensions of Biodiversity – Fungal Endophytes of the Boreal Biome) et aussi la réalisation du premier gradient latitudinal à l’échelle de l’Amérique du Nord  : de la toundra arctique de Iqaluit (Nunavut) à l’île Barro Colorado (Panama).

En plus de pouvoir renforcer mes connaissances concernant le traitement statistique de mes données de thèse (qui était l’objet initial de mon stage), j’ai eu l’opportunité de m’intégrer à l’équipe toujours enthousiaste du Dre Arnold, en participant à différentes manipulations au laboratoire qui m’ont permis d’apprendre de nouveaux protocoles et ainsi d’avoir à disposition des alternatives expérimentales. J’ai aussi pu revoir mon traitement informatique des données de pyroséquençage en hybridant mes connaissances et celles développées par Dre U’Ren (membre postdoctorale de l’équipe). Enfin en participant aux différentes activités liées au laboratoire du Dre Arnold et du département de Sciences Végétales (séminaires, journal club, rencontres…), j’ai pu fortement améliorer et enrichir mes connaissances et compréhension en Écologie Moléculaire en particulier et sur la démarche scientifique en général (essentiellement au cours de discussions avec Dre Arnold sur la planification et l’échantillonnage en conséquence). Tout cela sera extrêmement bénéfique dans l’élaboration de ma thèse ainsi que dans le développement de ma carrière scientifique et je l’espère sera l’origine d’une plus ample collaboration dans le futur.

Pour tout cela, je tiens à remercier profondément Dre Arnold et son équipe pour leur chaleureux accueil mais aussi pour leur confiance, mon co-directeur : Dr Jean Bérubé pour avoir rendu possible ce stage ainsi que mon directeur Dr Yves Piché et le CEF pour l’obtention d’une bourse.


28 février 2013

Quatre jours de recherche sur la sauvagine à Memphis au Tennessee
Texte et photos par Nicole Barker

Le congrès “Ecology and Conservation of North American Waterfowl” a eu lieu du 27-31 Janvier 2013. Près de 500 participants provenant de l’Amérique du Nord et de l’Europe ont migré vers l’hôtel Peabody à Memphis, Tennessee, pour discuter de la gestion et de la conservation de la sauvagine. Le thème de l'hôtel lui-même, expliqué en détail sur le site internet de l'hôtel , portait sur les canards. En plus de côtoyer les canards résidents de l'hôtel, nous avons eu droit au savon en forme de canard, au beurre en forme de canard, aux serviettes imprimées avec des canards et des desserts au chocolat blanc en forme de canards. Il était facile de voir pourquoi les organisateurs de la conférence avaient choisi l'Hôtel Peabody comme lieu de rassemblement!

Chaque matin a été rempli avec des conférences plénières sur des sujets généraux tels que sélection et l'utilisation de l'habitat, les cycles de vie annuels, les stratégies de reproduction et le fitness, et finalement l'écologie et la dynamique des populations. Après des dîners délicieux, nos après-midi ont été passé dans à assister à des présentations dans sept sessions concurrentes. Les sujets couvraient beaucoup de domaines différents incluant, la dynamique des milieux humides, la sélection de l'habitat de nidification, la conservation des habitats, la capacité de support du milieu et l'émergence des nouvelles technologies. Les soirées, elles ont été remplies de rencontres de pour les plans conjoints et différentes équipes de travail, une session de mentorat des sessions de posters et un banquet. Puisque le congrès a lieu seulement au trois ou quatre ans, chaque minute de la journée était bien remplie. Les participants pouvaient toutefois recharger leurs batteries à la fin de la journée en dégustant une bière gratuite dans la chambre d’hospitalité.

Mon collègue Christian Roy et moi-même avons donné des présentations lors de la première journée de la conférence, dans le cadre d'une session sur le climat et dynamique des milieux humides. La présentation de Christian a été très bien reçu particulièrement par les statisticiens dans la salle. Il a également attiré l'attention des pilotes qui récoltent les données pour certaines de nos analyses. Ma première présentation portait sur la prédiction de la distribution des espèces de sauvagine à l’échelle du continent. Les cartes prédictives issues de mes modèles ont attirés l’attention de quelques chercheurs, incluant des chercheurs de la Finlande.

Lors de la deuxième journée, Christian, Marcel Darveau et moi-même avons assisté à une réunion pour les utilisateurs d’une base de données sur la sauvagine que nous utilisons dans notre recherche. Les discussions entre les différents chercheurs et les différentes hypothèses de recherche ont menés à des échanges très intéressants. Il a été décidé de former une base de données des projets passés ou futurs afin d’encourager une meilleure collaboration entre les différents groupes.

Lors de la troisième journée de la conférence, Christian a redonné sa présentation dans une session dédiée à la dynamique des populations. Dans la même session, j’ai présenté les résultats préliminaires d’un projet et partenariat avec Christian. Dans le cadre de ce projet, nous voulons estimer la probabilité de détection avec une seule visite à partir d’une nouvelle méthode statistique. Bien que nos résultats soient très préliminaires, notre projet a été très bien reçu et nous avons reçu beaucoup de commentaires de l’audience. J’ai présenté un projet similaire lors de la session de poster durant la soirée qui a également suscité beaucoup d’intérêt.

Nous avons beaucoup bénéficié de cette conférence. Les séances plénières, ont résumé une grande partie de la recherche fondamentale sur l'écologie de la sauvagine actuelle et nous a rappelé les idées de base qui devraient être intégrées dans notre recherche. Nous avons pu également renouer des contacts avec des collègues. Je remercie le CEF de m’avoir permis d’assister à ce congrès et de m’avoir permis de renforcer mes liens avec la communauté scientifique de la sauvagine.

Just Ducky: Four days of waterfowl research in Memphis, Tennessee
Text and photos from Nicole Barker

The Ecology and Conservation of North American Waterfowl symposium was held from January 27-31, 2013. Nearly 500 participants from North America and Europe flocked to the Peabody Hotel in Memphis, Tennessee, to discuss the conservation and management of waterfowl. The hotel's duck theme, explained on the hotel’s website , was prevalent from duck-shaped soap and butter to duck-printed towels to chocolate ducks for dessert. It was easy to see why the conference organizers had chosen the Peabody Memphis Hotel as the venue!

The morning of each conference was filled with plenary talks on broad topics such as habitat use and selection, annual life cycles and carry-over effects, life-history strategies and fitness, and population ecology and dynamics. After delicious catered lunches, the afternoons consisted of talks within seven concurrent sessions on topics including wetland dynamics, nest ecology, habitat conservation, population dynamics, carrying capacity, and new methodologies. Evenings were dedicated to, numerous joint-venture and workgroup meetings, a mentor session, two days of poster sessions, and a banquet. Since the meeting occurs only every three or four years, each day was filled with waterfowl business. Weary and tired participants recharged their batteries and continued networking each evening in the Fellowship Room.

My colleague Christian Roy and I both gave talks on the first day of the conference, within a session about climate and wetland dynamics. Christian’s talk was very well-received particularly by the numbers crunchers in the room. He was also approached by several people, including a few of the pilot biologists who collect the data we use for some of our analyses. My first talk focused on predicting waterfowl species distribution at the continental level from climatic data. I was approached afterwards by a woman doing similar work in Finland.

On the second day of the conference, Christian, Marcel Darveau, and I attended a meeting to discuss a dataset that we use extensively for our research. It was interesting to speak with other researchers working with the same database, all asking different research questions. As a group, we decided to build a database of past and on-going research to better encourage collaboration and communication amongst ourselves.

On the third day of the conference, Christian gave his talk again within a session dedicated to population dynamics. Within the same session, I presented a talk authored with Christian which focused on some preliminary tests of a new statistical method used to estimate detection probabilities within our survey data. Although the results I presented were quite preliminary, we received really encouraging feedback from the audience. I presented similar research during the poster session that evening, which also generated substantial interest.

We both benefited greatly from this conference. The plenaries, which summarized much of the foundational research on waterfowl ecology, reminded us of the core ideas that should be incorporated in our research. Additionally, we were able to follow-up with many researchers that we had first met in 2009. I thank the CEF for enabling me to attend this meeting, share my research with other waterfowl specialists, and strengthen my connections within the waterfowl community.


31 janvier 2013

Stage au département de zoologie à l’Université de Stockholm, Suède
Texte et photos par Roberto Quezada Garcia


Au laboratoire de zoologie
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Pendant les mois de novembre et décembre 2012, j’ai eu l’opportunité de faire un stage au sein du département de zoologie de l’Université de Stockholm. Ce laboratoire de renommée internationale est spécialisé dans l’étude des mécanismes d’adaptation et d’évolution chez les insectes, principalement les papillons. J’étais sous la direction du Dre Maria Celorio et du Dr Sören Nylin. Cette expérience m’a permis d’apprendre de nouvelles techniques en génétique, chez un papillon polyphage. Durant ce stage, j’ai participé à de nombreuses discussions sur l’adaptation, l’évolution, l’expression génétique et la plasticité phénotypique chez les papillons.


Marché de Noël

Centre-ville de Stockholm

Lors de mon séjour en Suède, j’ai également été invité par le département de zoologie à présenter mes résultats de recherche sur la tordeuse des bourgeons de l’épinette au congrès annuel du département «Blodbad» qui se tenait à la station scientifique de Forskningsstation à Tovertorp. Cette immersion scientifique au département de zoologie m’a permis d’élargir mes connaissances sur le phénomène d’adaptation chez les insectes et de m’initier à d’autres angles de recherche en biologie évolutive. Ce fut une expérience enrichissante, non seulement pour moi, mais aussi pour tout le laboratoire d’entomologie forestière de l’Université Laval, car cela nous a permis d’obtenir un éventail d’idées sur l’étude de l’écologie évolutive chez les ravageurs forestiers. Également ces échanges avec les chercheurs suédois nous permettront sans aucun doute d’établir un lien plus profond de partage et de collaboration entre les deux universités. Les recherches menées à l’Université de Stockholm représentent un modèle à suivre et à appliquer dans les recherches que nous menons sur les ravageurs forestiers au Québec.

Je tiens à remercier profondément le CEF qui m’a octroyé une bourse de stage, mon directeur, Éric Bauce, pour son appui inconditionnel et également les chercheurs du laboratoire de zoologie de l’Université de Stockholm pour leurs conseils et leurs discussions enrichissantes.


22 janvier 2013

Congrès annuel de la Wildlife Society
Texte et photos par Léa Harvey


Centre des congrès de Portland
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Du 13 au 18 octobre dernier, j'ai participé au congrès annuel de la Wildlife Society, un regroupement nord-américain de professionnels œuvrant entre autres pour la conservation de la faune. Le congrès avait lieu à Portland (Oregon), une ville connue pour ses vélos et ses «food carts». Tout au long du congrès, plusieurs activités étaient offertes en parallèle: ateliers de perfectionnement, sorties sur le terrain, séances d'affiches, soirées-rencontre, présentations de divers projets et études, symposiums et tables rondes.


Forêt de pins d'Oregon et de feuillus

Centre-ville de Portland

Pour ma part, j'ai présenté les résultats de mon projet de maîtrise (hétérogénéité spatiale dans la force d'interaction plante-herbivore chez le bison) lors de la session «Ecology and Habitat Relationships of Mammals». J'ai également eu la chance de participer à l'une des sorties sur le terrain et d'explorer la Gorge du fleuve Columbia et quelques-unes de ses chutes. On y retrouve des forêts de pins d'Oregon et de feuillus dominées par des habitats riverains.

J'aimerais remercier le CEF pour son aide financière, qui m'a permise d'assister et de participer à ce congrès. L'expérience a été très enrichissante tant au niveau personnel que professionnel. J'ai fait de nombreuses rencontres qui me seront très certainement utiles pour la suite des choses.


14 janvier 2013

Atelier de formation au modèle LANDIS-II
Texte par Juliette Boiffin


Photo de Juliette Boiffin

C’est en décembre dernier, dans la belle ville de Portland, que s’est tenu le 5ème atelier de formation au modèle LANDIS-II. Nous étions trois étudiants du CEF à avoir la chance d’y participer (Louis Meulien de Rimouski, Georgina Rodriguez et Juliette Boiffin de Québec).

Le but de l’atelier était d’initier les participants au fonctionnement et à l’utilisation du modèle LANDIS-II, un modèle qui simule la dynamique de la végétation dans des paysages forestiers soumis à des perturbations naturelles ou anthropiques. Ce modèle a été utilisé dans des études portant sur des écosystèmes très différents allant de la forêt boréale du Labrador aux montagnes de la Sierra Nevada en passant par les forêts mésiques du Wisconsin; avec des champs d’applications très diversifiés.


Photo de Muhammad Waseem Ashiq

Photo de Muhammad Waseem Ashiq
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Aussi, les 20 participants de l’atelier venaient de différents horizons (Canada, États-Unis, Panama) et avaient des centres d’intérêts variés (changements climatiques, épidémies d’insectes, feux, pratiques sylvicoles), ce qui a donné lieu à des échanges aussi animés que constructifs. Les deux 1ers jours de la formation étaient consacrés à des cours théoriques sur la structure et le fonctionnement du modèle, couplés à des exercices pratiques de modélisation et d’étude des sorties du modèles. Ces exercices portaient sur la simulation de la succession forestière, des incendies, de l’accumulation de biomasse, de différents scénarios d’intervention sylvicoles et de mesures d’atténuation des changements climatiques. Le 3e jour, une sortie sur le terrain était organisée aux chutes de Wahkeena, avec au programme de la randonnée: vue sur les plus belles chutes de l’Oregon et traversée d’une forêt ancienne de mélèzes. Enfin, le dernier jour était consacré à des rencontres «à la carte» et sur demande, où nous avons eu la chance de pouvoir poser toutes nos questions à des spécialistes du modèle, et de bénéficier d’un conseil personnalisé sur la façon de réaliser notre propre projet.

Bref, un bilan très positif pour cette semaine à Portland, qui s’est révélée aussi stimulante qu’instructive, et pleine de rencontres intéressantes. Merci donc aux organisateurs de l’atelier (accueilli par Robert Scheller, Portland State University et co-organisé par Eric Gustafson, USFS; Brian Sturtevant, USFS et David Mladenoff, University of Wisconsin); à l’équipe de professionnels de recherche et d’étudiants au doctorat qui nous ont accueillis et ont répondu à toutes nos questions (Brian R. Miranda, USFS; Matthew Duveneck, Melissa Lucash, Alec Kretchun Portland State University) et bien sûr au CEF qui nous a offert une bourse pour financer ce séjour.


12 décembre 2012

Atelier sur les utilisations en foresterie des outils de la télédétection : un grand succès!
Texte et photos par Mélanie Desrochers


Richard Fournier et Benoît St-Onge

L’Université Laval, l’Université de Sherbrooke, l’Université du Québec à Montréal, Ressources naturelles Canada, Ressources naturelles Québec et l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec se sont unis, le 27 novembre dernier, pour offrir un atelier sur des utilisations de la télédétection dans le secteur forestier. Organisé et également dirigé par Jean Bégin de l’Université Laval, en collaboration avec les membres du CEF Richard Fournier et Benoît St-Onge, et Chhun-Huor Ung avec comme partenaire l’OIFQ, l'atelier a été un grand succès puisque plus de 200 personnes se sont présentées pour écouter les présentations.

L’utilisation croissante des technologies de la télédétection dans le secteur forestier fait apparaître de nouvelles possibilités mais soulève également de nombreuses interrogations. Confrontés à une offre croissante de produits et de services, plusieurs praticiens forestiers souhaitent s’informer et échanger sur les technologies disponibles et les organisations qui les promeuvent.

Cet atelier fut l’occasion de constater certaines avancées de la télédétection (LIDAR aéroporté, LIDAR terrestre, photos numériques (appariement d’images)) dans le secteur forestier. Les présentations visaient autant à présenter ces outils et technologies qu’à exposer des cas concrets d’application au Québec, en Ontario, à Terre-Neuve et en France.

Les conférenciers provenaient des secteurs universitaires, publics, parapublics et privés. Une table ronde a permis d'’échanger sur les présentations et de répondre aux questions des participants.


Excellente présentation de Dave Munger

Les présentations suivantes sont disponibles sur le site de l'OIFQ  :

  • La cartographie forestière par LIDAR aérien : opérationnalisation et perspectives d’amélioration | Benoît St-Onge, Université du Québec à Montréal
  • LIDAR aéroporté et appariement d’images : état de la situation au Québec dans un contexte d’inventaire forestier provincial | Marc-Olivier Lemonde, ing.f., MRN et Antoine Leboeuf, ing.f., MRN
  • L'application du LIDAR terrestre en foresterie: réalisations, limites et défis | Richard Fournier, ing.f., CARTEL, Université de Sherbrooke
  • Inventorier les forêts au LIDAR terrestre: présentation de la plateforme collaborative Computree | Alexandre Piboule, Office national des forêts, Nancy, France
  • Optimisation du débitage par le lien Optitek-LIDAR terrestre | Chhun-Huor Ung, ing.f., SCF CCFB Québec et Pierre Bédard, ing.f., FPInnovations
  • Développement d’outils opérationnels de cartographie forestière par LIDAR pour de grands territoires : l’expérience de Tembec en Ontario | Kevin Lim, Lim Geomatics
  • L’usage des LIDAR terrestre et aéroporté pour la cartographie des attributs de la fibre de bois : expérience de Terre-Neuve | Jean-François Côté, SCF CCFB, Terre-Neuve
  • La planification opérationnelle redéfinie grâce au LIDAR aérien | Dave Munger, MRN, Unité de gestion de Roberval et St-Félicien
  • Faits marquants de ForestSAT 2012 et de SilviLaser 2012 | Étienne Bellemare-Racine, ing.f., Université Laval
  • La responsabilité professionnelle de l’ingénieur forestier en lien avec l’utilisation du LIDAR | Francis Gaumond, ing.f., Ordre des ingénieurs forestiers du Québec

Félicitations à Benoît et Richard pour une belle journée enrichissante!


4 décembre 2012

Atelier itinérant sur la recherche en biodiversité sur les arbres: le réseau IDENT
Texte et photos par Alain Paquette


Dispositif de Ste-Anne-de-Bellevue

Les 11, 12 et 13 octobre derniers le CEF et la Chaire Hydro-Québec - CRSNG sur le contrôle de la croissance des arbres organisaient un «atelier itinérant». 3 jours de visites sur le terrain et de conférences portant sur les expériences de biodiversité sur les arbres: le réseau IDENT  (International Diversity Experiment Network with Trees), qui est maintenant associé au réseau TreeDivNet .

Le groupe était composé des différents partenaires actuels de IDENT aux États-Unis, avec Peter Reich, Laura Williams et Artur Stefanski (U. of Minnesota), et de nombreux chercheurs (Christian Messier, Nicolas Bélanger, Dominique Gravel, Alison Munson, Tanya Handa, Steven Kembel, Bill Shipley et votre humble serviteur, Alain Paquette) et étudiants (Conny Garbe, Charles Nock, Isabelle Laforest, Rim Khlifa, Mark Davidson Jewell et Alexandre Collin) du Québec.


Visite de terrain à Auclair
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L'objectif de cette rencontre était aussi de réunir de nouveaux partenaires, intéressés à installer de nouveaux dispositifs de recherche ailleurs dans le monde. Nous étions ainsi très heureux d'accueillir Simone Mereu (Université de Sassari, Italie), Simon Bilodeau-Gauthier (Université de Freiburg, Allemagne) et Bill Parker (OMNR, Sault-Sainte-Marie). Lluis Coll (CTFC, Solsona, Espagne) et Juergen Bauhus (Freiburg) nous ont joints samedi par Skype.


Dispositif d'Auclair

Les visites ont commencé à Sainte-Anne-de-Bellevue (Montréal) où se trouve le premier dispositif, établi au printemps 2009. La journée de vendredi à Québec a été consacrée à une série de conférences des différents partenaires ainsi que d'échanges sur les directions futures à prendre. Samedi matin, dans le magnifique décor de Kamouraska, nous avons poursuivi les échanges sur l'intérêt et les difficultés à établir de nouveaux sites. Les visites se sont terminées sur le dispositif d'Auclair, Témiscouata, se trouvant sur la propriété d'un ancien doctorant au CEF (Henrik Hartmann). Ce dispositif de recherche a été établi au printemps 2010 exactement en même temps et avec les mêmes arbres que celui de Cloquet au Minnesota.

Au moins 4 nouveaux dispositifs de recherche devraient être établis au courant de 2013 pour venir grossir les rangs de IDENT, dont un au Canada (Sault-Sainte-Marie) et 3 en Europe (Solsona, Espagne; Sardaigne, Italie; et Freiburg, Allemagne).

Somme toute un événement très productif, porteur d'avenir et de collaborations internationales. J'ai déjà réservé ma pelle pour planter le dispositif italien!


31 octobre 2012

Réunion LIA-MONTABOR 18-21 Septembre 2012, Aussois, Savoie, France
Texte et photos par Sébastien Renard

Le deuxième colloque du LIA-MONTABOR s’est tenu à Aussois, dans la vallée de la Haute Maurienne, au cœur des Alpes Françaises.

Le Laboratoire International Associé MONTABOR (Forêts montagnardes et boréales – chronoécologie et aménagement écosystémique durable) est un regroupement de chercheurs Français du CNRS, de l’École Pratique des Hautes Études (EPHE) et de l’Université Montpellier 2 avec des chercheurs Canadien du Centre d’étude de la forêt provenant de l’UQAT, de l’UQAM, de l’UQAC et du Service Canadien des Forêts. Ce consortium dirigé par Christopher Carcaillet (EPHE) et Yves Bergeron (UQAT-UQAM) est une structure permettant les échanges entre les étudiants et chercheurs des deux pays.

Le LIA-MONTABOR, étudie les forêts à dominantes conifériennes des régions boréales et de montagne. La composante française possède en l’occurrence une expertise internationalement reconnue en paléoécologie et biodiversité des perturbations des forêts montagnardes et méditerranéennes. La composante canadienne excelle entre autres choses dans la caractérisation écologique des forêts boréales, l’effet des perturbations sur les écosystèmes forestiers et l’aménagement écosystémique des forêts boréales. De nombreux partenaires étaient présents à l’occasion de ce colloque et assemblée générale annuelle (UM2-EPHE-UQAM-UQAT-UQAC-ULaval-SCF….) ainsi que Renzo Motta, Professeur à l’Université de Turin.

Cette année, les étudiants étaient à l’honneur pour les communications. Après la présentation du consortium par les directeurs, une quinzaine de présentation des projets des étudiants allant de l’impact des changements d’usage dans les forêts méditerranéennes, à l’effet de la fréquence des avalanches sur la biodiversité floristique, en passant par l’effet du stress hydrique sur la xylogénèse de l’épinette noire et la prédiction spatiale des épidémies de tordeuse des bourgeons de l’épinette. Cela nous a permis de réaliser l’étendue et la portée des travaux mis en oeuvre au sein du LIA-MONTABOR. Cette journée de conférences se termina par une présentation de Renzo Motta, professeur à l’Université de Turin, invité exceptionnel, qui nous dressa dans une conférence un portrait de la forêt montagnarde italienne, et ses relations avec les habitants, ses modes de gestion et son histoire. Cette conférence nous a permis de discuter de l’expérience italienne en matière d’aménagement forestier de montagne.

Une visite de terrain organisée par le laboratoire de Christopher Carcaillet nous permit de découvrir la forêt montagnarde et subalpine de la Haute Maurienne, ainsi que l’effet des processus géomorphologiques sur le paysage et l’importance des études de paléoécologie pour comprendre l’évolution des écosystèmes et des paysages. La visite d’une petite portion du Parc National de la Vanoise nous révéla l’empreinte de l’Homme sur le paysage qui depuis des centaines d’années a modifié les écosystèmes montagnards et alpins. Cela nous amenait à d’intéressants débats sur la conservation de la naturalité de ces écosystèmes et paysages cultivés par l’Homme.

Ce colloque fut aussi propice aux réunions des différents projets, organisées ou non, et notamment grâce à l’accueil du centre Paul Langevin du CNRS et aux spécialités du terroir savoyard ; c’est toujours avec enthousiasme et bonne humeur que ces échanges eurent lieu.


October 29th, 2012

Society for Molecular Biology & Evolution in Dublin, Ireland
Text & photos by Juliana Sena


Christ Church Cathedral
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Samuel Beckett bridge
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From June 23rd to 26th 2012, the 20th annual meeting of the Society for Molecular Biology and Evolution (SMBE 2012) was held in Dublin, Ireland. The conference was jointly hosted by the National University of Ireland Maynooth, Dublin City University, University College Dublin, and Trinity College Dublin. In general, the meeting explored how cutting edge comparative molecular technologies have completely transformed our understanding on the evolution of genes, genomes, cells and organisms. Without any doubt it was the largest meeting I've ever attended.


Convention Centre Dublin
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It had approximately 1,300 participants, a total of 250 talks, with more than 80 guest speakers in the symposia, four plenary speakers and just fewer than 800 poster presentations. In this conference I had the opportunity to share and discuss my doctoral work (The gene structure and evolution in conifers) with other students and researchers and also expand my knowledge about the research that has been developed in genetics and evolution.

Besides the good conferences, the host city was well chosen! Even with a little rain and slightly gray days, Dublin is a beautiful city. I had the opportunity to visit authentic Irish pubs, castles, magnificent churches and parks. I came back to Quebec pleased about the conference, with good memories of Dublin and also with an authentic four leaf clover!

I wish to express my sincere appreciation to CEF for the financial support which enabled me to attend this conference, enrich my knowledge and expand my professional network. My thanks also go to my advisor John MacKay and members of MacKay’s Lab for all support in my PhD work.


22 octobre 2012

Aires protégées et changements climatiques, une nouvelle réalité
Texte et photos par Amélie Denoncourt


1. Cliquez pour agrandir

C’est dans la magnifique ville allemande de Dresden (photo 1), reconstruite après son bombardement en février 1945, que j’ai eu la chance de participer, du 24 au 26 septembre dernier, à la Conférence internationale sur la gestion des aires protégées sous la menace des changements climatiques.


2. Cliquez pour agrandir

Lors des deux premières journées, j’ai pu assister, tout comme 150 autres personnes venant de 38 pays différents, à plusieurs conférences portant sur les impacts des changements climatiques sur la biodiversité et sur les façons d’adapter les efforts de conservation à cette nouvelle réalité. C’est à la fin de cette deuxième journée de conférences que j’ai eu l’occasion de présenter le fruit de mes travaux de recherche aux chercheurs, gestionnaires de la conservation et décideurs présents à la session d’affiches scientifiques (photo 2).


3. Cliquez pour agrandir

Une troisième journée, ma préférée, nous a permis de nous rendre sur le territoire d’une réserve de biosphère reconnue par l’UNESCO en 1996 – la Biosphärenreservat Oberlausitzer Heide und Teichlandschaft – où l’on trouve plus d’un millier d’étangs créés et exploités par l’homme pour la pêche (photo 3). Étrange n’est-ce pas de protéger un milieu autant modifié par les humains? Pas tant que ça… le réseau mondial des réserves de biosphère vise à protéger des territoires modèles qui parviennent à concilier développement durable et conservation de la nature. Concept intéressant à importer au Québec!

En terminant, j’aimerais remercier le CEF et le Consortium Ouranos qui m’ont permis d’élargir mes horizons sur la question des aires protégées et des changements climatiques, ainsi que sur le concept d’aires protégées avec utilisation durable des ressources naturelles.


18 octobre 2012

Silvilaser Vancouver 2012
Texte et photos par Brindusa Cristina Budei


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La 12e édition de la conférence internationale Silvilaser Vancouver 2012 : first return a eu lieu au Sheraton Wall Centre, Vancouver, les 16-19 septembre 2012. Cette conférence regroupe la communauté de scientifiques spécialisés en production et traitement de données LIDAR (Light detection and ranging) avec application dans l’inventaire forestier. Le LiDAR mesure la distance et l’intensité du retour d’une impulsion laser, ce qui produit un nuage de points 3D (retours discrets) ou un profil (enregistrement à échantillonnage d’amplitude). L’analyse de ce type de données permet l’évaluation d’une variété d’attributs caractérisant la forêt (hauteur de la canopée, diamètre des couronnes, densité de tiges, stratification).

Je suis étudiante au doctorat en Sciences de l’environnement à l’UQAM sous la direction de Benoît St-Onge (Dép. de géographie, UQAM) et Chhun-Huor Ung (Service Canadien des forêts, RNCan). J’ai présenté mon travail qui consiste à la simulation de données LiDAR dans un environnement complètement contrôlé (propriété de l’appareil et des arbres) afin de tester la précision de différentes méthodes d’estimation de variables forestières à partir de ce type de données.


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Silvilaser offre aussi l’occasion de rencontrer les chercheurs qui ont contribué significativement à l’avancement de l’application du scan Lidar dans le domaine forestier. J’ai grandement apprécié l’atmosphère et la qualité des échanges professionnels. Pour la première fois en 10 ans, la conférence s'est tenue sur le lieu de sa première édition (first return). Cette édition a été coordonnée par Nicholas Coops et Michael Wulder, professeurs à l’Université de la Colombie Britannique. Je tiens à les remercier pour la qualité de l’organisation et aussi pour l’excellent choix de tenir le dîner officiel à l’aquarium de Vancouver.

Vancouver est une ville superbe et nous avons eu la chance d’avoir une semaine complètement ensoleillée. Même si l’horaire de la conférence a été assez chargé, j’ai pu profiter de quelques jours après la conférence pour visiter le port, le musée d’anthropologie sur le campus de l'UBC et les montagnes.

Je remercie le CEF du financement qui m’a permis de me rendre à Silvilaser Vancouver 2012 : first return pour partager avec mes collègues les résultats de mes recherches et pour prendre connaissance des nombreuses voies d’investigation qui existent dans mon domaine.


October 16th, 2012

The world's most respected minds in ecological science discuss restoring the planet's ecosystems at EcoSummit 2012
Text & photos by Kenneth Anyomi

From a glance and for fans of soccer, EcoSummit might look just like one of FIFA’s world cup tournaments for two reasons; 1) because since it’s inception in 1996, EcoSummit has being held every four years (first in Copenhagen, Denmark in 1996 then Halifax, Nova-Scotia, Canada in 2000 and then Beijing, China in 2007) and 2) it brings together thousands of people from every part of the globe with interest in the environment, particularly ecology. EcoSummit 2012 saw over 1,600 participants gathered at the Convention Center in downtown Columbus, Ohio. The week-long event opened on Sunday 29th September at Ohio Union building of Ohio state university where participants were welcomed to music and buffet-style meals served with drinks from the region.


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The program was structured such that the conference opens each day with a plenary session where one or two guests speak at length on an ecological problem/issue. Plenary speakers included Prof. E.O Wilson of Harvard University, Pulitzer Prize winner, who lectured on biodiversity issues in the Appalachia. Prof. J. Diamond of UCLA, California, also a Pulitzer Prize winner, who gave a historical context to global changes emphasizing that there is not only a warming trend but also an increase in climate variability and geographic variability and therefore ‘non-unidirectional changes’, so there is much to learn from the past going forward. Prof. W.J. Junk of the Max planck Institute for Evolutionary Biology Germany, who gave a lecture on the challenges of global change to floodplains speaking primarily of studies his team is doing in Brazil. Among their current goals is to ensure that Amazonian watersheds are constitutionally recognized in Brazil. There were also other interesting plenary sessions on ecological modeling and engineering same day given by conference chair, Prof. W.J Mitsch of Ohio state university and Prof. S.E. Jorgensen of the university of Copenhagen in Denmark, both laureate of the Stockholm Water Prize. They both spoke about the increased importance of ecological modeling and engineering to the fields of ecology and management. Others included President O.R. Grimson, president of Iceland who spoke at length on the importance of political will in dealing with climate change issues; he particularly spoke on how his country and China are actively co-operating in dealing with melting ice sheets in the north. Prof. R. Lal of Ohio state university, Prof. R. Costanza of Portland state Unversity, Mr Lester Brown from Earth Policy Institute were some of the other main plenary presenters.


Center for automotive research
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Following plenary sessions, participants choose from over 20-symposiums and sessions running parallel on themes such as ecological modeling, ecological indicators, ecosystem services, climate and global change etc. Sometimes it was hard choosing among parallel interesting sessions but on the other hand there was almost always something interesting to participate in. There was also a mid-conference field trip on wednesday, which saw participants visit one of several places within the vicinity of Columbus. I joined the trip to research centers of Ohio state university which saw us visit the a) center for automotive research where among other things students are being trained to be able to build more efficient electric cars ‘ECOCAR2’ b) Byrd Polar research center where scientists are collecting ice cores and sediments from around the globe for paleoclimatological studies. Some of their recent results demonstrate that ice sheets are getting thinner than historical levels due to warming. c) Ohio ornamental plant germplasm center where they collect, conserve and distribute germplasms.

The conference ended on Friday 6th of October with an announcement on the venue for the next EcoSummit which is Montpellier, France in 2016. The conference enabled me to present and discuss some results of my doctoral research work and also expand my professional network. I wish to express my appreciation to CEF who financed the trip and my participation in this conference together with Fond Général pour les études supérieures du CRSH/CRSNG of Laval University.


4 octobre 2012

Épluchette tardive au CEF-UQAM
Texte et photos par Mélanie Desrochers

Suite aux aléas de la grève et aux remaniements des calendriers scolaires, c'est une rentrée tardive qui s'est déroulée cette semaine au CEF-UQAM. Pour souligner cette nouvelle année qui débute, les membres du CEF étaient invités à participer à une épluchette de blé d'Inde extérieure le 3 octobre dernier. Pas facile de trouver du maïs rendu en octobre! Mais Daniel Lesieur a su braver les campagnes lavaloises pour en trouver, et du bon en plus! Près de 40 membres du CEF sont venus déguster et échanger avec leurs nouveaux collègues chercheurs. Lors de son mot de bienvenue, le codirecteur du CEF, Pierre Drapeau, a souligné l'importance, surtout en cette ère numérique et virtuelle, d'être présent physiquement dans les labos et dans les murs du CEF. Il a aussi souhaité la bienvenue au nouveau chercheur membre, Steven Kembel, professeur à l'UQAM en écologie, biologie évolutive et bioinformatique. Finalement, il a souhaité bon succès à tous dans cette nouvelle session qui commence!



September 26th, 2012

IUFRO 2012 – Second international Conference on Biodiversity in Forest Ecosystems and Landscapes
Text & photos by Huaitong Xu

University College Cork, Ireland, 27 August -1 September 2012

The IUFRO 2012- Second International Conference on Biodiversity in Forest Ecosystems and Landscapes was held at University College, Cork, the first university campus in the world to receive the Green Flag Award. It follows the success of the first conference in its series which was held in Kamloops, British Columbia, Canada, in 2008. As a result of the great success achieved on this occasion, the Third International Conference on Biodiversity in Forest Ecosystems and Landscapes is scheduled to be held in New Zealand in 2015.

The conference in Cork provided an excellent forum for researchers, practitioners, and students from across the world to discuss the challenges of maintaining and enhancing biodiversity in forests, as well as to confer about emerging trends in the sustainable management of forest ecosystems and landscapes. The event offered nine interestingly themed symposia, in addition to several open sessions. The good presentations covered various aspects of forest biodiversity research. Multi-disciplinarity was also one of the salient features of this conference. Furthermore, since concurrent sessions did not take place at the conference, the participants had the opportunity to enjoy fully all of the interesting presentations. An extraordinary conference dinner, with a traditional Irish band and Ceilí at The Vertigo, of Cork County Hall, awaited all attendees atop the highest building in Cork, Ireland.

Three keynote speakers delivered excellent talks. John O’Halloran, from Ireland, assured his listeners, “Ireland Does Have Forests!!!: the Importance of Highly Managed Forest Fragments in Agricultrual Landscapes”. In the presentation of that title, he gave an overview of the main output of two major projects of biodiversity forest studies in Ireland, pointing out a range of recommendations for sustainable forest management based upon their findings. Hailing from Belgium, Martin Hermy, spoke on “Forest Plant Species Diversity: from a Dark Past to an Uncertain Future”. He briefly reviewed the consequences of prior land use, mainly agricultural, on plant species diversity and composition in deciduous forest. He hinted that many forest species may not be able to extend their range quickly enough because extreme habitat fragmentation often severely hampers necessary northward shifts; due to this, assisted migration therefore could be the solution. John Spence, from Canada, gave his presentation on “Biodiversity Conservation in a Sustainable Forest Management Framework: Speculation, Science, and Experiments”. He referred to biodiversity as a good indicator to assess the ‘health’ of forest ecosystems. He introduced the large scale EMEND (Ecosystem-based Management Emulating Natural Disturbance) experiments being conducted in Alberta as a new approach to forest management.

Forest covers less than 10% of land area in Ireland, wherein exotic tree species constitute almost 90% of what finds upon forested land. This could be noted in the conference´s one-day field trip included mid-way within it, and also in another one-day post-conference tour. A mid-conference field trip included a visit to Derryreag upland conifer plantation, which revealed a recent development in Irish forest biodiversity research for a range of taxonomic groups, as well as a visit to Killarney National Park which UNESCO in 1981 designated as a Biosphere Reserve, covering 10,000 hectars that are home to an array of important plant and animal life native to Ireland, including native Irish Oak and Yew woodlands and native Red Deer, the only herd thereof remaining in Ireland. A contrast in biodiversity variation is present between Irish plantation forests and Ireland’s native woodlands.

The post-conference tour consisted of visits to Blarney Castle, which demonstrates the cultural heritage of Ireland, and to Gougane Barra National Forest Park, which comprises 142 hectares of forest park as well as Gougane Barra Lake. Ice, for the most part, carved out the rock basin in which the lake lies. It is Lodgepole pine, Sitka spruce, Scots pine, and Japanese larch which, between 1938 and 1942, came to provide the arboreal vegetation. This is where one can find Ireland`s finest stands of Sitka spruce, within the valley bottom, a single tree reaching as high as 38 meters and carrying a volume of up to 3 cubic meters.

Two members of the CEF-CFR and the Chair of the AFD attended this conference. Timothy Work gave a very interesting talk on the research in which he collaborated with Suzanne Brais, entitled “Impact of Post-Harvest Biomass Removal on Epigaeic Invertebrates in Jack-Pine Forests of Western Quebec, Canada”. PhD student Huaitong Xu presented part of his doctoral research, entitled “Population Genetic Diversity in Eastern White Cedar towards the Northern limit of Its Distribution Range”. He also won a student prize, the “Best Poster Award”. Both of the presentations received great attention and inspired, among conference attendees, great interest in Quebec’s boreal forest.

As a student member, expressing myself, I sincerely thank the CEF-CFR for having provided financial support to participate in this event. By attending this IUFRO conference on biodiversity, I have expanded my network through presenting my work and by interacting with others. I also have returned with many ideas and knowledge from interacting with people active in many research projects from diverse disciplines across the world which so complement what I already have known regarding the sustainable management of forest ecosystems. All of this decidedly has given me new ideas for my own research.


18 septembre 2012

Le Japon «post-Fukushima», accueille le congrès international sur les Tétraonidés
Texte par Céline Macabiau et photos par Céline Macabiau et le comité organisateur du congrès


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Château de Matsumoto
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Du 20 au 24 juillet 2012, s’est tenu le XIIe congrès international sur les Tétraonidés à Matsumoto, préfecture de Nagano, Japon. Tous les 3 ans depuis 1978, des chercheurs provenant d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord se rencontrent afin de partager les connaissances acquises sur l’écologie des oiseaux de la sous-famille des Tétraonidés (regroupant tétras, lagopèdes et gélinottes), et de promouvoir la gestion des populations de gibiers et la conservation des populations en déclin ou menacées d’extinction. Ce congrès initialement prévu en juillet 2011 est une marque de la reconstruction du Japon, suite au tremblement de terre du mois de mars 2011 qui précéda le tsunami et l’accident nucléaire de Fukushima.


Parc National de Chubu-Sangaku
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Le XIIe congrès international sur les Tétraonidés, organisé par Hiroshi Nakamura, professeur à l’Université de Shinshu, a débuté par une session consacrée à la population japonaise de Lagopède Alpin (Lagopus mutus japonicus): présentation d’études scientifiques basées sur des méthodes démographiques et génétiques, suivie d’un atelier de discussion pour l’initiation de mesures de préservation de la sous-espèce. Lors des autres sessions, les communications orales et par affiche ont abordé les thèmes de recherche suivants: l’écologie comportementale et évolutive, la sélection d’habitat, les mouvements en habitat fragmenté, le changement climatique et les écosystèmes de haute altitude, la dynamique et la génétique des populations. Le congrès s’est achevé sur ma communication orale relative au second volet de mon doctorat sur le Tétras du Canada (Falcipennis canadensis).

Je tiens à remercier le CEF et mon directeur, André Desrochers, pour m’avoir alloué une bourse grâce à laquelle j’ai pu participer à ce congrès, enrichir mes connaissances et créer de nouveaux contacts. Mes remerciements vont également au comité organisateur du congrès pour leur accueil remarquable.


11 septembre 2012

Ça bourdonne et ça stridule en Corée du Sud
Texte et photos par Roberto Quezada Garcia


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Du 19 au 25 août, s’est tenu le XXIV Congrès International d’Entomologie à Daegu en Corée du Sud. C’est l’un des événements scientifiques les plus importants touchant l'entomologie. Cet évènement se déroule tous les quatre ans et il rassemble plus de 3000 entomologistes de tous les continents. L’objectif principal du congrès est de partager et de faire connaître les recherches les plus récentes en entomologie dans le monde entier. Plusieurs sujets ont été abordés, tels que la biodiversité, les changements climatiques, le contrôle biologique, l’évolution et la génétique. Cette année, le thème principal du congrès touchait les nouvelles orientations de la recherche en entomologie. De nouveaux résultats ont été présentés, principalement dans les domaines tels que les changements climatiques, la génétiques et la taxonomie.


Palais Royal de Gyeongbokgung
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Lors de ce congrès, nous avons eu la chance d’assister aux présentations des conférenciers invités. Ces chercheurs se sont démarqués dans différents domaines de l’entomologie, par exemple: les professeurs Ikka Hanski de l’Université d’Helsinki, Stephen Simpson de l’Université de Sydney et Thomas W. Scott de l’Université de Californie, entre autres. C'était une opportunité unique pour les étudiants de pouvoir côtoyer des chercheurs de renommée internationale, car cette rencontre constitue une grande source d’idées et d’inspiration. Ce sont d’ailleurs ces étudiants qui représentent la nouvelle génération des chercheurs en entomologie.


Vue sur Séoul - Cliquez pour agrandir

Ce congrès encourage également le dialogue entre les collègues et permet d’établir des collaborations entre les entomologistes et/ou les étudiants. Cette approche stimule le travail en équipe, une habileté hautement importante dans le travail de recherche.

C’est grâce à la bourse octroyée par le CEF et le financement du Consortium iFor que j’ai pu participer à cet événement inoubliable. C’est une expérience qui m’aide à consolider mes compétences scientifiques et qui enrichit en même temps ma formation doctorale. Il faut signaler que les travaux que j’ai présentés lors du congrès, sont les fruits d’un travail exhaustif de recherche avec mon directeur, le Dr Éric Bauce, et ses collaborateurs, le Dr Emma Despland et le Dr Darragh Ennis de l’Université de Concordia.


4 septembre 2012

Les chercheurs nord-américains en ornithologie se rassemblent à Vancouver
Texte et photos par Nicole Barker, Aude Corbani et Christian Roy


Vancouver

La cinquième conférence nord-américaine en ornithologie s’est tenue du 14 au 18 août à Vancouver. Plus de 1500 participants venant de toute l’Amérique du Nord (et même parfois de plus loin) se sont rassemblés sur le campus de l’Université de la Colombie-Britannique à Vancouver pour discuter et échanger sur la recherche en ornithologie.

Le soir de notre arrivée, nous avons été accueillis par une réception d’ouverture et un magnifique buffet incluant de nombreuses spécialités locales. Nous avons profité de ce moment pour retrouver d’anciens collègues et rencontrer de nouvelles personnes.


Christian au Beaty Biodiversity Museum
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Les conférences ont débutées le second jour, à la suite d’une plénière dédiée à la recherche sur les oiseaux boréaux donnée par Fiona Schmiegelow et dans laquelle la chercheure a présenté certains résultats apportés par deux membres du CEF, Steven Cumming et André Desrochers. Un symposium très intéressant intitulé « L’évaluation des populations d’oiseaux de l’échelle régionale à l’échelle continentale » a eu lieu l’après-midi et traitait des questions et des méthodes induites par les données à l’échelle continentale. Christian Roy a donné une présentation lors de ce symposium sur une partie de ses recherches doctorales. Sa présentation a été appréciée par l’auditoire et a généré plusieurs conversations tout au long de la conférence.


Aude à la session de posters
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Le troisième jour comportait un symposium sur les avancées récentes en échantillonnage acoustique pour les oiseaux. André Desrochers a présenté son Ornisenseur, un appareil d’enregistrement automatisé permettant d’échantillonner et de surveiller les communautés d’oiseaux dans des endroits éloignés.

Si nous ne voulions pas assister au symposium, il était toujours possible de trouver des conférences pertinentes pour nos recherches, car 10 sessions se déroulaient en même temps. Les périodes de temps libres ont permis de visiter les jardins botaniques du campus, le Queen Elizabeth Park à proximité et le Beaty Biodiversity Museum, célèbre pour son squelette de baleine bleue de 26 mètres.


Nicole à la session de posters
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Les quatrième et cinquième jours, les étudiantes au doctorat Nicole Barker et Aude Corbani ont présenté leur recherche pendant les deux sessions de posters. Beaucoup de personnes se sont intéressées à leurs affiches et ont discuté des méthodes statistiques, des résultats et des perspectives de recherche. Le banquet de fermeture a eu lieu au Museum of Anthropology de l’Université de Colombie-Britannique, où tous les convives ont pu profiter de la vue spectaculaire sur les montagnes tout en soupant et socialisant.

Pour nous trois, cette conférence a été d’un immense bénéfice. Christian et Nicole ont appris et discuté des méthodologies avec d’autres chercheurs du même domaine de recherche, incluant des membres du Boreal Avian Monitoring Project et des collègues de Canards Illimités Canada. Aude a eu le plaisir de discuter de ses résultats avec des spécialistes de son champ de recherche. Nous remercions le CEF de nous avoir permis de participer à ce colloque, de partager nos recherches avec la communauté en ornithologie et de renforcer les liens avec les autres chercheurs.

North American Bird Researchers Flock to Vancouver
Text and photos from Nicole Barker, Aude Corbani and Christian Roy


Vancouver

The 5th North American Ornithological Conference was held from August 14-18, 2012. Over 1500 participants from all over North America (as well as some from even farther places) convened at the University of British Columbia in Vancouver to discuss ornithological research.

On the evening of our arrival, we were greeted with a wonderful buffet at the opening reception, which included many local specialities like sushi. We benefitted from this time to reunite with past colleagues and meet new people as well.


Christian at the Beaty Biodiversity Museum
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The talks started on the second day, following a plenary session on boreal bird research by Fiona Schmiegelow, wherein she spoke about findings contributed by CEF members Steven Cumming and André Desrochers. The very interesting symposium entitled “Assessing bird populations at regional to continental scales” took place in the afternoon, covering the questions and methods addressed by continental-scale data. Christian Roy gave a talk during the symposium on a portion of his doctoral research, which was well-received by the audience and generated many interesting conversations for the duration of the conference.


Aude at the posters session
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The third day included a symposium that was topical for André Desrochers, since it covered “Recent advances in acoustic monitoring of birds”. André spoke about the technology of the Ornisenseur, an automated recording unit that can monitor bird communities in remote locations.

When not sitting in on a symposium, it was always easy to find something interesting to listen to, since there were 10 concurrent sessions! Off-time was spent visiting the on-campus botanical gardens, the nearby Queen Elizabeth Park, and the Beaty Biodiversity Museum, famous for its 26m-long blue whale skeleton.


Nicole at the posters session
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On the fourth and fifth days, PhD students Nicole Barker and Aude Corbani presented their research during the two poster sessions. Many people stopped by to comment on their posters or discuss statistical methods, findings, and future directions. The closing banquet was held at the Museum of Anthropology at UBC, where everyone enjoyed a spectacular view of the mountains while eating and socializing.

We three students benefitted from this conference immensely. Christian and Nicole were able to learn about and discuss methodologies with other researchers conducting similar research, including team members of the Boreal Avian Monitoring Project and colleagues from Ducks Unlimited Canada. Aude was pleased to discuss her results with specialists in her research field. We thank CEF for enabling us to attend this meeting, share our research with the ornithological community, and strengthening connections with fellow researchers.


30 août 2012

Fusillade, mal aigu des montagnes et modélisation des flux de carbone dans les montagnes rocheuses du Colorado
Texte et photos par Yosune Miquelajauregui


Montagnes Rocheuses

Chaque année, l’Université du Colorado organise une formation pratique de dix jours à la Station de recherche de montagne du Colorado (Colorado Mountain Research Station), située dans les montagnes Rocheuses, près de Denver, à 3000 mètres d’altitude. Après deux jours pénibles d’acclimatation, j’ai pu admirer les sapins subalpins, les pins tordus (lodgepole pine), les pins ponderosa et les milliers de fleurs qui couvrent le paysage escarpé qui entourent de magnifiques lacs.


Étude des flux de carbone - Cliquez pour agrandir

Cette formation était cette année offerte à 24 étudiants gradués et post-docs provenant de différentes universités américaines et internationales telles que l'Université d’Illinois, l’Université de Harvard, l'Université de Boston, l’Université Charles de Prague, l’Université de Sonora au Mexique et le Kings College London. Une douzaine de professeurs-chercheurs ont donné des séminaires sur la théorie de l’échange des gaz, les méthodes pour mesurer l’efficacité photosynthétique en laboratoire et l’intégration de ces données pour modéliser les flux de carbone et d’eau. Et ce, de l'échelle de la feuille à l’échelle de l’écosystème. Pendant ce temps, à 100 kilomètres de ce bel endroit, un étudiant au doctorat déguisé en «Joker» tuait 12 personnes lors de la première de Batman dans un cinéma d’Aurora…. Malgré le choc subit par les étudiants et mon questionnement sur le sens de faire de la modélisation après un évènement d’une telle magnitude, nous devions aller de l’avant.


Formation théorique - Cliquez pour agrandir

La formation a été suivie par une introduction à la théorie concernant les tours micro-météorologiques «Eddy covariance flux tower»; l'instrumentation pour les faire fonctionner (ex. les anémomètres soniques 3D, les analyseurs de gaz, le data logger, etc...) et la calibration de ces instruments. Les tours eddy covariance mesurent la turbulence et l'échange de flux ainsi que la densité des gaz tels que le CO2, le CH4 et la vapeur d’eau. Elles permettent d'analyser et de comparer les flux à travers les gradients écologiques, de mieux comprendre les variations spatiales et temporelles et l'impact des changements climatiques globaux sur les écosystèmes. Finalement, nous avons été initiés à la télédétection, aux données disponibles et à leur intégration dans les plateformes de modélisation. Les derniers jours nous avons simulé des flux en utilisant des méthodes bayésiennes et nous avons travaillé sur les projets finaux que nous avons présentés le dernier jour.

Ce cours a été une opportunité unique me permettant d'améliorer mes compétences pratiques et d'approfondir mes connaissances sur l'analyse des flux de carbone à partir de données recueillies de stations météorologiques, la modélisation avancée, l’analyse des données à partir d'images satellites, l'utilisation d'isotopes stables et le développement de modèles globaux et les méthodes bayésiennes pour faire des prédictions. Je souhaite maintenant intégrer ces connaissances dans mon projet de recherche qui porte sur la modélisation spatiale multi-échelle du stockage du carbone dans la forêt boréale d’épinettes noires au Québec.

Je tiens à remercier le CEF et le Fond d'enseignement et de recherche de la Faculté de foresterie, géographie et géomatique de l'Université Laval pour leur appui financier.


29 août 2012

Vivre l'expérience du Ecological Society of America 97th Meeting, Portland, Oregon – 5 au 10 août 2012
Texte et photos par Sébastien Renard et Cynthia Patry


Oregon Convention Center

La 97ème réunion de la prestigieuse Ecological Society of America (ESA)  s’est tenue à l’Oregon Convention Center, le plus grand centre de congrès du Nord-Ouest Pacifique, notamment connu pour son gigantesque pendule de Foucault permettant de visualiser simplement l’effet de la rotation de la Terre. Plus de 5000 écologistes venus de tous les continents ont participé à cet événement, et le Centre d’étude de la forêt y était représenté par une demi-douzaine d’étudiants et chercheurs.

La conférence était placée sous le thème de Life on Earth: Preserving, Utilizing and Sustaining our Ecosystems (La vie sur Terre: Préserver, Utiliser et Maintenir nos Écosystèmes). Avec un titre pareil, cela laissait place à l’imagination et l’innovation pour accueillir les participants! De nombreux workshops, sorties terrain et autres mixers (réunions informelles pour rencontrer des collègues intéressés par les mêmes sujets) étaient organisés tout au long de la semaine.

D’ailleurs, les réunions de l’ESA sont des événements privilégiés pour apprendre, échanger, découvrir et socialiser avec la vaste communauté de scientifiques en écologie. De l’Éducation environnementale à l’Écologie urbaine, en passant par la Modélisation et l’Écologie microbienne… bref, il y en a pour tous les goûts! Ces événements donnent l’occasion de rencontrer les grands noms de l’écologie tels Jerry Franklin (voir encadré Sorties de terrain), Christian Korner (voir encadré Workshop), Simon Levin, Steven Running et de nombreux autres; mais aussi d’échanger des idées avec de nombreux étudiants, post-doc, chercheurs et professionnels travaillant sur des sujets similaires ou non!

La prochaine réunion de l’ESA (98ème)  se tiendra à Minneapolis au Minnesota (date limite de soumission, 21 février 2013) sous le thème: Sustainable Patways: Learning from the Past and Shaping the Future. Un beau road trip à travers la région des Grands Lacs en perspective pour les étudiants du CEF assez courageux pour y aller en covoiturage (vingtaine d’heures de route)!

Visites de terrain (par Cynthia Patry)
Les visites sur le terrain sont d’excellents moyens de visiter des lieux exceptionnels et d’avoir un contact particulier avec des grands chercheurs. Pour ma part, j’ai passé la journée aux côtés de Jerry Franklin dans l'une des vieilles forêts qu’il étudie depuis plus de 60 ans. Monsieur Franklin est une source d’inspiration pour de nombreux écologistes, car il a su faire preuve de persévérance et d’excellence dans son combat pour la protection des vieilles forêts de la côte ouest. Il est très stimulant de pouvoir participer à de telles activités.

Quelques conseils pour bien profiter de votre congrès

Interagissez! Ces événements sont faits pour créer des nouveaux liens professionnels et personnels! Participez aux événements pour étudiants (ils sont nombreux), aux sorties de terrain, aux mixers et workshops. Si vous êtes seuls, allez à la rencontre des Mentors (très sympathiques). Donc évitez de rester avec «votre gang», tendez la main vers la personne qui vous intéresse, présentez-vous et demandez-leur quel est leur sujet d’étude: les gens sont curieux et aime bien parler de leurs recherches, ils sont capables d’en parler pendant des heures!!!

Faites-vous à l’avance un horaire des présentations et des posters qui vous intéressent! Ils se passent tellement de choses durant la semaine de l’ESA qu’il est parfois difficile de suivre le rythme. Si vous regardez le programme au dernier moment, il est fort probable que vous manquiez une présentation importante pour votre projet, ou vos intérêts personnels. Il y a plus de 30 conférences en simultanées et plus de 200 posters par jour, il vaut mieux être bien préparé. Encore une fois, n’hésitez pas à aller voir les présentateurs après leur conférence ou à discuter avec les auteurs des posters.

Préparez votre présentation à l’avance! Si vous donnez une présentation orale, ayez terminé votre présentation avant d’arriver à l’ESA; je sais, je sais, on finit toujours à la dernière minute, les « Gros Poissons » aussi! Mais cela vous permettra d’être plus décontracté et de mieux apprécier l’évènement. Pratiquez à l’oral plusieurs fois, particulièrement le timing et la prononciation des mots clés (si vous n’êtes pas bilingues). Si vous présentez un poster, c’est un bon moyen pour engager la conversation avec les personnes intéressées, mais il faut attirer le client aussi: votre poster est statique, soyez dynamique!

Les workshops (par Sébastien Renard)
Les workshops organisés autour des réunions de l’ESA sont de véritables laboratoires d’idées et catalyseurs de projets. J’ai eu la chance de participer à un workshop sur l’avenir des écosystèmes de montagne organisé par le Mountain Research Initiative. Au cours de ce workshop d’une journée, 25 chercheurs et étudiants-chercheurs ont chacun à leur tour présenté rapidement leur programme de recherche et par la suite dirigé une table de discussion sur un sujet qu’ils désiraient développer. En plus nous avons eu l’honneur d’accueillir le Dr. Christian Korner de l’Université de Basel, qui vient d’écrire LE livre sur la limite alpine des arbres, mon sujet de doctorat. Autant vous dire que j’avais plein de questions!

Ne soyez pas timide à cause de votre anglais! C’est une conférence internationale, donc anglais oblige! Mais, il n’y a pas que des Américains, il y a beaucoup de personnes qui ne sont pas anglophones, ils sont donc dans la même situation que nous autres, francophones! N’ayez pas peur de faire des erreurs, de ne pas trouver certains mots, de bafouiller, de ne pas comprendre une joke! Les Américains sont très conscients de leur limitation linguistique… la plupart vous diront qu’ils ne parlent pas un mot de français, ou d’espagnol, et ils vous respecteront énormément pour les efforts que vous faites pour parler leur langue! L’ESA, c’est aussi une mine de jobs pour les finissants! C’est un bon spot pour trouver de possibles places pour un futur doctorat, Post-Doc, ou travail!

Finalement, AMUSEZ-VOUS!!!!! L’ESA c’est le fun, on rencontre, on échange, on partage! C’est également une opportunité de visiter une grande ville Nord-Américaine! Merci au CEF, grâce aux bourses pour congrès, nous avons pu vivre un évènement exceptionnel!


15 août 2012

Restauration des peuplements dégradés et appauvris: Un atelier fort apprécié!
Texte par Patricia Raymond, Direction de la recherche forestière | Photos par Daniel Dumais (MRNF)

C’est avec beaucoup d’enthousiasme que chercheurs, professeurs et praticiens se sont réunis les 20 et 21 juin 2012 pour discuter de la problématique de la restauration des peuplements dégradés et appauvris. À cette occasion, nous avons eu le privilège d’accueillir deux sylviculteurs américains renommés : M. Ralph Nyland (State University of New York) et Mme Laura Kenefic (USDA Forest Service).

Le volet sur le terrain, qui s’est déroulé le 20 juin à Duchesnay, nous a permis de constater les défis majeurs auxquels font face les sylviculteurs en forêt feuillue, notamment la lutte contre l’envahissement du hêtre (exacerbé en ce moment par la maladie corticale du hêtre). De plus, les coupes antérieures à diamètre limite ont laissé des peuplements hétérogènes sur les plans de la composition, de la structure et de la qualité des bois, ce qui rend leur restauration complexe. Diverses approches sylvicoles, relevant tant du régime de la futaie jardinée, irrégulière que de celui de la futaie régulière, ont été présentées par les chercheurs de la Direction de la recherche forestière (DRF) et du CERFO. Ces présentations ont suscité des discussions fructueuses entre les participants.

Les conférences du 21 juin, animées par Mme Patricia Raymond de la DRF, ont eu lieu au Complexe scientifique. Elles ont permis d’approfondir le sujet et de mettre en valeur les travaux faits au Québec, dont ceux de MM. Steve Bédard (DRF) et Jean-Martin Lussier (Service canadien des forêts), en plus de les comparer à ceux de nos deux invités américains. L’atelier a été clôturé par une réunion de travail visant à faire cheminer une série d’articles sur la restauration des peuplements dégradés pour la revue Journal of Forestry.

Soulignons enfin que la réussite de l’atelier repose sur la contribution étroite d'un ensemble de collaborateurs. Les organisateurs tiennent à remercier sincèrement les conférenciers, les participants et toutes les personnes qui ont travaillé à la préparation de l’atelier.

Présentations des conférenciers:


28 juin 2012

École d'été en génétique des champignons à l'Université Laval
Texte par Amélie Rivet et Louis Bernier

La première édition de l’École d’été en génétique des champignons s’est déroulée du 11 au 15 juin dernier à l’Université Laval. Par le biais de conférences et d’ateliers, 13 spécialistes, provenant du Québec, de l’Ontario, de la Colombie-Britannique et de la France, ont partagé leur savoir avec les 10 étudiants participants, sur les apports de la génomique, de la transcriptomique, de la métabolomique et de la biologie intégrative à la caractérisation du génome des champignons, à la compréhension des interactions entre les champignons et leur environnement, à l’étude de la biodiversité fongique, ainsi qu’au développement de nouvelles biotechnologies. Les étudiants à la maîtrise et au doctorat provenaient de différents domaines : foresterie, biologie végétale, microbiologie et sciences des aliments. Les présentations et discussions ont par ailleurs été enrichies par la présence d’autres participants (étudiants, stagiaires postdoctoraux, professionnels, chercheurs) lors de certaines présentations.

En plus des séances en classe, les étudiants ont assisté à trois séances en salle informatique : la première portait sur l’utilisation d’un navigateur de génomes (Genome Browser), celui de l’UCSC (University of California, Santa Cruz), la seconde sur les applications du logiciel Cytoscape pour l’étude de la métabolomique des champignons phytopathogènes, tandis que la troisième présentait une démarche générale pour la conception d’amorces aux fins d’études de biodiversité fongique. Afin de décompresser et de poursuivre les discussions animées, les formateurs et les étudiants se sont retrouvés le jeudi soir au restaurant l’Archibald situé au Lac-Beauport.

Le cours a été financé par le CEF-Laval, par le Conseil franco-québécois de coopération universitaire, ainsi que par le Fonds France-Canada pour la Recherche. Les commentaires recueillis auprès des participants serviront à élaborer la prochaine édition de cette École d’été.

Visitez la page de l'école d'été pour voir davantage de photos et avoir la possibilité de les agrandir.


4 juin 2012

École thématique du CEF sur les traits fonctionnels des plantes, île de Porquerolles, Département du Var (83), France
Texte par Arnaud Fourrier

Après plusieurs sessions au Québec (Mont Saint-Hilaire), c’est au tour de le France de recevoir le cours sur les traits fonctionnels des plantes. Cette année, le cours thématique s’est déroulé du 15 au 20 avril 2012 sur l’île de Porquerolles. C’est dans ce cadre idyllique qu’une trentaine d’étudiants et chercheurs ont pu assister à des conférences de grande qualité dispensées par des chercheurs de renom tels que: Eric Garnier (CNRS, CEFE, Montpellier), Sandra Lavorel (CNRS, LECA, Grenoble), Hendrik Poorter (Forschungszentrum Jülich, Allemagne), Bill Shipley (Université de Sherbrooke, Québec), Francesco de Bello (Académie des sciences, Institut de botanique, République Tchèque), Marie-Laure Navas (Montpellier SupAgro, CEFE, Montpellier), Alison Munson (Université Laval, Québec), Juan Posada (Université Rosario, Colombie), Sophie Gachet (Université Aix-Marseille, IMBE, Marseille) et Eléna Kazakou (Montpellier SupAgro, CEFE, Montpellier).

La diversité et la complémentarité des sujets abordés ont permis tout d’abord, de se familiariser avec les concepts et théories reliés à l’approche par traits fonctionnels des plantes. Ensuite, au travers des différents exposés, nous avons vu les applications et l’intérêt d’une telle approche selon le domaine d’étude (e.g : écologie des communautés, service rendu par l’environnement…) ainsi que les traits à mesurer selon l’échelle d’étude, de l’organisme (la cellule) à l’écosystème (la biosphère) en passant par les communautés des plantes.

Pour finir, des travaux pratiques en groupes sur le terrain, nous ont fourni l’occasion de profiter de l’île et de ce magnifique paysage méditerranéen mais aussi et surtout, d’échanger avec les intervenants et les autres participants en assemblant et en confrontant nos idées sur un même sujet que chaque groupe de travail a présenté avant de quitter « à contre cœur » ce petit paradis.

Ce cours d’été est une réussite et doit être reconduit car c’est une opportunité unique de rencontrer des personnes aussi passionnantes que passionnées! Pour davantage de photos, visitez la page du cours 2012.


9 mai 2012

Model Selection and Multimodel Inference Workshop, avec le Dr David Anderson
Texte par Kaysandra Waldron et Filip Havreljuk

Les 29 et 30 mars derniers au centre-ville de Montréal, nous avons assisté à une formation offerte par le CEF sur la sélection de modèles et l’inférence multimodèle. Cette formation de deux jours était donnée par David R. Anderson, professeur retraité du Department of Fish, Wildlife, and Conservation Biology à l’Université du Colorado. Ce fut une belle occasion d’échanger sur la philosophie et les principes théoriques derrière l’inférence multimodèle et de comparer cette nouvelle approche (information-théorétique) aux méthodes dites conventionnelles (tests sur l’hypothèse nulle).

En ayant comme outil de travail le plus récent ouvrage de Dr. Anderson , les principaux thèmes abordés lors de la formation étaient le critère d’Akaike (Akaike Information Criterion (AIC)), la construction de modèles, le choix des paramètres à inclure dans les modèles, les biais potentiels lors de l’utilisation de la sélection de modèles et l’inférence multimodèle. Très dynamique et avec un bon sens de l’humour, Dr. Anderson a su répondre aux questions de l’auditoire et était ouvert aux discussions.

Cette formation a été à la hauteur de nos attentes et sera très utile lors de nos futurs travaux de recherche. Merci à Marc Mazerolle et au CEF de nous avoir offert cette formation.


12 avril 2012

CONFOR West 2012, Canmore, Alberta
Texte et photos par Ruth Serra et Édith Lachance

CONFOR West est une rencontre interdisciplinaire pour les étudiants gradués et organisée par des étudiants gradués. Le congrès de 2012, qui a eu lieu du 2 au 5 février à Canmore (Alberta), marquait la troisième année de ce rassemblement. La rencontre a réuni des étudiants de tous les niveaux universitaires ainsi qu’un large spectre disciplinaire allant de la foresterie à l’agriculture urbaine en passant par l’écotourisme et l’aménagement faunique. La majorité des participants provenaient de l’Alberta et de la Colombie-Britannique, tandis que certains venaient de l’Idaho, de la Saskatchewan, de l’Ontario et même de la Floride. Plus de trente présentations orales et une vingtaine d’affiches ont été présentées.

Nous avons eu la chance de présenter nos projets respectifs sous forme de présentation orale de type « Ignite ». Ce type de présentation qui nous était totalement inconnu au départ a vite su ravir la foule. Nos présentations devaient avoir une durée maximale de 5 minutes et être composées de 15 diapositives qui avançaient toutes seules à toutes les 20 secondes. De quoi faire augmenter le niveau de stress du présentateur, mais aussi l’intérêt de la salle! Les présentations ont mené à d’intéressantes conversations. Les exposés qui étaient organisés en quatre sessions étaient entrecoupés de plénières sur différents sujets abordés par les orateurs. Ces plénières nous ont permis d’en apprendre beaucoup sur des sujets hors de nos champs d’expérience habituels étant donné la multidisciplinarité des participants.

Nous avons également pu profiter de l’extérieur et de la beauté du milieu où nous nous trouvions. À travers une randonnée au Parc National de Banff, Rob Osiozey, coordonnateur pour Parcs Canada, nous a expliqué son projet sur la restauration des parcs de montagne avec le brûlage dirigé (photo 1). Il nous a expliqué l’importance de ces brûlages pour la prévention des dommages causés par le dendroctone du pin, une peste qui est en train de ravager les forêts de l’ouest du pays. Il nous a aussi parlé de l’acceptation sociale de cette pratique qui n’est pas évidente étant donné qu’elle est souvent vue comme un préjudice à l’environnement.

À chacune des soirées, nous avons eu le plaisir de voir un invité spécial qui nous a transportés dans son univers. Ainsi, lors de la première soirée, le Dr Mark Boyce, professeur à l’Université d’Alberta et ayant une expérience considérable sur les oiseaux, est venu nous parler de la disparition progressive du tétras des armoises, catalogué en 2008 par COSEWIC (Committee on the Status of Endangered Wildlife in Canada), comme espèce en voie de disparition. La deuxième soirée, Karsten Heuer, un biologiste, garde-parc et auteur de plusieurs livres, natif de Canmore, est venu partager ses aventures. Tel un compteur, il nous a transportés dans son périple entièrement pédestre de Yellowstone au Yukon afin de promouvoir un parc réunissant ces deux endroits, dans son expérience vécue lors de son voyage avec sa femme, Leanne Allison, à la poursuite à pied de la migration des caribous du Yukon à l’Alaska (de ce voyage naîtrait le film Being Caribou) et finalement dans son dernier périple entrepris en famille au départ de Canmore afin de rejoindre l’auteur Farley Mowat, à l’extrême est du pays, inutile de vous dire qu’ils n’ont pas pris l’avion pour s’y rendre! Ce fut une soirée enlevante!

Pour finir, cette expérience en milieu anglophone nous a permis de pratiquer notre anglais tout en profitant des rencontres avec les gens ainsi que de magnifiques paysages. Nous tenons à remercier le CEF, nos professeurs respectifs (David Pothier et Damase Khasa), ainsi que l’équipe organisatrice du congrès.


19 mars 2012

Stage en génétique des champignons à Orsay, Paris
Texte par Erika Sayuri Naruzawa et photos par Erika Sayuri Naruzawa et Lizania Spinassé

Le Projet
La beauté du paysage urbain associée aux allées d’ormes le long des rues dans les villes nord-américaines est menacée de disparaître à cause de champignons microscopiques phytopathogènes appartenant au genre Ophiostoma. Ces champignons sont responsables de la Maladie Hollandaise de l’Orme (MHO), aussi appelée graphiose de l’orme. Mon projet de doctorat porte sur ces champignons, notamment l’espèce O. novo-ulmi. Le génome d’une souche d’O. novo-ulmi agressive (H327) a été séquencé récemment. Suite au séquençage et à l’identification in silico de gènes potentiels, nous en sommes à l’étape d’élucider la fonction biologique de gènes ciblés chez O. novo-ulmi H327. Une méthode élégante pour l’étude fonctionnelle de gènes est de produire des souches mutantes chez qui les gènes d’intérêt ont été inactivés ou délétés. Il est alors possible, en observant le phénotype des mutants, de proposer un rôle joué par le gène étudié. Il n’est malheureusement pas facile de produire des souches fongiques mutantes pour un gène spécifique. Afin de produire une souche mutante d’O. novo-ulmi H327, j’ai fait un stage de 3 mois et demi à l’Université de Paris-Sud 11, à Orsay, en France, où j’ai appris une technique de délétion de gènes utilisée par l’équipe du professeur Philippe Silar. Ce dernier dirige un laboratoire faisant partie de l’Institut de Génétique et Microbiologie, un institut très reconnu en France dans le domaine de la microbiologie. J’ai ciblé la délétion du gène mus52 qui est un composant de la voie de réparation de l'ADN double brin. J’ai obtenu 3 souches sans ce gène sur 109 souches transformantes après vérification de l’amplification de l’antibiotique marqueur et des régions droite et gauche du vecteur construit pour la délétion.

L’Université de Paris-Sud et La Cité-U
L’Université de Paris-Sud est le plus grand campus de France, présent dans les départements 91, 92 et 94 et dans 13 communes au Sud de Paris, représentant 270 hectares. Ce campus englobe aussi le Parc botanique de Launay qui possède une pléthore d’espèces végétales (plus de 2500 espèces) de plusieurs parties du monde. J’ai été vraiment étonnée quand j’y ai trouvé l’érable à sucre canadien et le Ginkgo chinois! Pendant toute la période de mon stage à Orsay, j’ai habité dans la Maison du Brésil à la Cité Internationale Universitaire de Paris. La Cité-U, comme elle est habituellement appelée, est localisée entre la Porte d’Orléans et la Porte de Gentilly (entre les 13ème et 14ème arrondissements de Paris), et est constituée de maisons de plusieurs pays (le Canada y est aussi représenté). La Maison du Brésil a été construite selon un projet architectonique de Lucio Costa et Le Corbusier. Fondée en 1959, elle a été inscrite en 1985 à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques Français. Je recommande à tous les étudiants du CEF qui iront éventuellement à Paris, soit pour un stage, soit pour un congrès, de rester à la Cité-U. C’est une bonne expérience de vie, car on habite en collectivité, ce qui facilite les échanges entre différentes cultures. J’ai eu de bonnes expériences et j’ai eu l’opportunité de connaître d’autres étudiants gradués provenant de plusieurs pays. Il est également intéressant de mentionner que plusieurs personnes cultivées et mondialement connues ont habité à la Cité-U pendant leur période d’études à Paris: Jean Paul Sartre, Pierre Elliot Trudeau, Farah Diba, Jaime Lerner et d’autres.

Remerciements: Au CEF pour la bourse, Prof. Louis Bernier, Prof. Philippe Silar, Fabienne Malagnac et toute l’équipe Génétique et Epigénétique des Champignons à Orsay.


6 février 2012

9èmes Rencontres de Phytopathologie-Mycologie - Journées Jean Chevaugeon 2012
Texte et photos par Lauriane Varain

La rencontre des mycologues de France a eu lieu à Aussois, petite ville de la Savoie, en France du 16 au 20 janvier 2012 (Site web du colloque ). Bien que n’ayant pas dormi chez la Dame de Haute Savoie, nous avons été reçus dans le centre Paul Langevin, appartenant au CNRS. Durant 4 jours, les participants ont pu voir 50 présentations orales et 62 posters, répartis dans 5 sessions. La première (et plus importante) session concernait « L’interaction moléculaire » et occupait à elle seule une journée entière. La seconde session, bien que de durée moindre n’en restait pas moins importante, et portait sur le thème de « La taxonomie, la phylogénie et l’écologie des communautés ». La troisième session concernait « La génomique des champignons ». L’avant dernière session portait sur la « Génétique et l’évolution des populations ». Enfin, la dernière session concernait « L’épidémiologie », et comme pour la 1ère session, elle a occupé une journée entière.

Lors de ce congrès, deux posters ont été présentés par des étudiantes du CEF qui ont fièrement défendu la pathologie forestière, l’Université Laval et le CEF, bien que toutes deux non-Québécoises (une Française Lauriane Varain et une Brésilienne, d’origine japonaise Erika Sayuri Naruzawa). Le déroulement des journées était tel que la matinée était occupée par des présentations orales. L’après-midi était laissée vacante, jusqu’aux environs de 16h, pour profiter des sports d’hiver et variés que nous offre la montagne : ski de fond, ski alpin, mais aussi départ de la finale de La Grande Odyssée (course de chiens de traîneaux). A partir de 16h, et durant 1h30, la session poster était ouverte, ainsi que le lancement de questions sur les projets des différents doctorants présents. A partir de 17h30, une nouvelle session de présentations orales commençait, jusqu’à l’heure du souper à 19h30. Sans oublier la fameuse soirée dansante du mercredi soir du congrès qui a fait monter la fièvre du samedi soir à plus d’un participant.

L’effet des tables musicales qui a eu lieu chaque jour, nous a permis, les deux expatriées, de rencontrer de nombreux chercheurs et doctorants, qu’ils soient en poste en France, ou ailleurs. Car le rayonnement du congrès commence à être de plus en plus grand, puisque des chercheurs provenant d’Italie, d’Algérie, de Suède, du Japon, mais aussi de Polynésie française étaient présents. Bien que la priorité fût donnée aux doctorants et aux post-doctorants, les chercheurs en poste à l’étranger ont pu également présenter leurs projets. Ceci a permis notamment de voir un panel de maladies, qui pour tout pathologiste est bon à connaître. Le congrès se terminant, promesse a été faite de revenir à la 10ème rencontre, qui se tiendra du 27 janvier au 31 janvier 2014 et se déroulera au même endroit, avec cette foi-ci, peut-être plus de représentants de Québec et de l’Université Laval.

Remerciements : Merci à toute l’équipe organisatrice du Congrès : Annick Brun (Université de Lorraine), Agnès Didier (INRA Nancy), Sébastien Duplessis (INRA Nancy), Emmanuelle Morin (INRA Nancy), Pascal Frey (INRA Nancy). Merci au CEF de m’avoir permis d’y assister.


14 décembre 2011

Entomologie à Halifax
Texte et photos par Alvaro Fuentealba et Lukas Seehausen

La réunion conjointe annuelle de la Société d’entomologie du Canada et de la Société d’entomologie acadienne s’est déroulée du 6 au 9 novembre à Halifax, Nouvelle-Écosse. Le sujet de la réunion était « Beauté et Impact » et a été annoncé la première journée pendant le symposium plénier. Ce thème démontrait deux côtés très importants des insectes : d’une part l’histoire des impacts négatifs des insectes sur les activités humaines et d’autre part l’influence des insectes sur la culture et l’art au sein des civilisations.

La plupart des présentations des étudiants ont été tenues la deuxième journée. En raison d'un vaste choix de sujets allant de l’entomologie forestière à l’évolution des insectes, la prise de décision parmi les présentations était difficile. L’Université Laval était bien représentée par quatre étudiants (Sandra Flores, Roberto Quezada, Alvaro Fuentealba et Lukas Seehausen). Après les présentations, il restait du temps pour visiter des lieux historiques de la ville comme la citadelle ou le beau port. En après-midi, le comité des étudiants a organisé une rencontre pour faire un échange entre les étudiants du Canada et ceux d’ailleurs.

La troisième journée, nous avons eu l’opportunité d’assister à plusieurs conférences de chercheurs séniors. L’ambiance ouverte et accueillante après les colloques nous a permis de côtoyer, d’échanger des idées et de parler de nos projets de recherche avec les chercheurs. En après-midi, M. Dan Quiring (University of New Brunswick) a donné une présentation à propos de l’histoire de la recherche en entomologie forestière dans les provinces maritimes de Canada. La présentation portait sur la contribution et le développement de la recherche entomologique au cours des 100 dernières années. Les anecdotes et les blagues pendant la présentation en ont fait l'un des points les plus remarquable de la réunion. La journée a fini avec un banquet où les gagnants des bourses et prix ont été annoncés : Lukas Seehausen a gagné le Prix du Président pour la meilleure présentation orale en entomologie forestière et le nouveau président du SEC, Michel Cusson du Centre de Foresterie des Laurentides, s’est adressé aux personnes présentes. À la fin du banquet, nous avons eu l’opportunité de voir le spectacle de deux comédiens.

La réunion a fini le lendemain avec quelques présentations finales. Étant donné que notre vol partait le soir nous avons profité du temps restant pour nous promener dans la ville. Halifax est une très belle ville qu’il vaut la peine de visiter. Bien sûr, il est un devoir de goûter les fruits de mer locaux.

En résumé, la réunion était une bonne expérience parce qu’elle nous a permis de mettre à jour notre connaissance sur les derniers développements en entomologie au Canada et de contacter des chercheurs qui travaillent dans notre domaine. Cette expérience nous aidera dans notre carrière en recherche. Finalement, nous aimerions remercier le CEF de nous avoir octroyé la bourse qui nous a permis d’assister à cette réunion.

Entomology in Halifax
Text & photos by Alvaro Fuentealba and Lukas Seehausen

The 2011 joint annual meeting of the Entomological Society of Canada (ESC) and the Acadian Entomological Society was held November 6-9th in Halifax, Nova Scotia. The subject of the meeting was “Beauty and Impact” a topic addressed during the plenary symposium on the first day. This topic prompted the viewing of two very important sides of insects: On the one hand, the history of negative impacts of insects on human activities; on the other hand, the positive impact of insects, affecting human culture and inspiring people to create art.

The second day was mainly dedicated to student presentations. There was a broad range of subjects, covering forest entomology to insect evolution. Since there were so many interesting presentations at the same time, we had a hard time choosing which to see. Laval University was well represented by four students, namely Sandra Flores, Roberto Quezada, Alvaro Fuentealba, and Lukas Seehausen. After the presentations, there was some time off to visit historical sites in the city, such as the citadelle or the beautiful harbour. In the evening the organizing committee arranged a student mixer to exchange discussion with students from all over Canada and abroad.

On the third day we had the opportunity to attend several symposia by senior researchers. The open and friendly environment of the meeting gave us the chance to mingle with the researchers, exchange ideas, and talk about our research projects. In the afternoon, Dan Quiring (University of New Brunswick) gave the heritage speech about the history of forest entomology research in Atlantic Canada. The speech described the development and contribution of entomological research over the past 100 years. The anecdotes and jokes made this speech one of the highlights of the meeting. The day finished with a banquet where the winners of scholarships, grants and prizes were announced (Lukas Seehausen won the President’s prize for the best oral presentation in the forest entomology category), the new president of the ESC (Michel Cusson, Laurentian Forestry Centre) gave a speech, and two comedians entertained us.

The meeting ended with some final presentations in the morning, after which we had the opportunity to visit the city while waiting for our flight back to Québec. Halifax is a very beautiful city and really worth the visit. Of course, eating fresh local seafood is a must do in Halifax. Overall, the meeting was a great experience because it allowed us to become current on the recent developments in entomology in Canada and to contact researchers related to our subject, which will help in our future career. We gratefully thank the CEF for the travel grant that made it possible for us to attend this conference.


12 décembre 2011

EuroDendro 2011
Texte et photos par Carlo Lupi

Le WSL , l’Institut Fédéral Suisse de Recherche sur la forêt, la neige et le paysage, a organisé cette année l’Eurodendro 2011, à Engelberg (Suisse) du 19 au 23 Septembre 2011. Durant les cinq jours du congrès international, des spécialistes de différents domaines d’étude, rattachés à la « Dendro » (dendrochronologie, dendro-écologie, dendro-géomorphologie, dendro-archéologie, etc.) ont pu échanger sur différents thèmes, en présentant leurs résultats de recherche. Plus de quarante présentations orales et plus de soixante affiches ont été présentées. Les présentations orales étaient organisées en six sessions, se déroulant l’une après l’autre, pour permettre à tous les intéressés de les suivre.

J’ai eu la chance de présenter mes résultats de travaux de doctorat pendant la première session, devant des chercheurs de grande réputation, provenant de tout l’hémisphère Nord (non seulement de l’Europe, mais aussi de l’Amérique du Nord et de la Russie) et même de l’Australie. Suite à ma présentation, j’ai eu des échanges d’idées intéressants avec des chercheurs intéressés à mon projet de recherche et j’ai pu établir des liens utiles pour des collaborations éventuelles. Je tiens à souligner que la première session cette année était dédiée aux analyses intra-annuelles de la dynamique de formation et de l’anatomie du bois, domaine de recherche très actuel et qui a vu récemment une croissance importante du nombre de publications.

Pendant le congrès, la participation à une excursion à la découverte des milieux alpins entourant la ville d’Engelberg a permis de profiter des beaux paysages enneigés pour des échanges d’idées dans une atmosphère informelle et décontractée.

Je voudrais remercier le CEF pour avoir financé une partie de ma participation au congrès.



1er décembre 2011

Le Wildlife Society à Hawaii
Texte et photos par Marie-Claude Labbé


Vue de notre hôtel

La « Wildlife Society »  (TWS) vient de réaliser son dix-huitième congrès international, qui a eu lieu à Waikoloa dans l’État d’Hawaii, du 5 au 10 novembre 2011. Durant les cinq jours de conférence, environ 1350 membres étaient présents. J’ai eu la chance de présenter mes résultats de travaux de maîtrise devant des chercheurs de grande réputation en écologie animale. Suite à ma présentation, j’ai obtenu plusieurs retours positifs et constructifs sur mes projets de recherche.


Photo de Guillaume Moreau

Une panoplie de symposiums, plénières, groupes de travail, sorties de terrain, réceptions, conférences et affiches ont été présentés au public. Comme c’est souvent le cas dans les conférences de très grande envergure, il était difficile de trancher pour savoir à quelle présentation nous souhaitions assister. Lors des soirées, nous avons eu la chance de faire la rencontre de plusieurs acteurs importants de l’écologie animale grâce au « Student & Profesionnal Mixer » et aux différentes réunions de chapitre. Nous avons aussi rencontré plusieurs autres étudiants de différents niveaux qui travaillent de près ou de loin en écologie.


Au sommet de Mauna Kea, Hawaii (4 207 mètres d'altitude)

Nous avons aussi participé à un groupe de travail qui a pour but de développer des outils pour les différents étudiants afin d’accroitre les opportunités de développement de carrière. Plus concrètement, je me suis inscrite à un comité en sous-division intitulé « Internationnal liaison ». Ce comité a pour but d’offrir aux étudiants une ouverture sur le Canada, les États-Unis et le Mexique afin de favoriser les échanges. Bien que seulement 10 % des membres de la TWS soient canadien, nous avons dénoté un très grand intérêt à intégrer les membres internationaux dans les projets actuels et futurs. Cette conférence a été une réussite, tant sur la qualité que sur le contenu des conférences.

Je tiens à remercier le CEF, sans qui le voyage n’aurait pas été possible.


28 novembre 2011

Séjour inoubliable offert par la SÉPAQ
Texte et photos par les étudiants de Cornelia Krause

La présente est pour vous remercier pour le magnifique séjour de pêche offert au Colloque du CEF par la SÉPAQ, que nous avons passé à la réserve faunique Ashuapmushuan. Les quatre heureux élus ont profité au maximum de ce moment de détente (bien mérité, disons-le!) en nature. Le chalet était très tranquille, propre et confortable, de même que toutes les autres installations. La pêche a occupé la majeure partie de notre temps et nous avons même eu la chance de pêcher quelques beaux spécimens. Les soirées étaient elles aussi splendides; rassasiés de poissons, nous pouvions nous détendre près d’un bon feu de camp. Tous sont d'accord pour dire que nous avons été privilégiés d’avoir vécu ce moment inoubliable et aucune ombre au tableau n’est venue ternir cette magnifique expérience.

Merci infiniment pour ce moment extraordinaire! Merci également à notre directrice, madame Cornelia Krause, de nous avoir gâtés à ce point en nous faisant cadeau de ce merveilleux séjour!

Le CEF tient à souligner la générosité de la SÉPAQ qui a offert ce prix de présence d'une valeur de $ 1500 lors du 5e Colloque annuel du CEF, en avril 2011.


25 novembre 2011

Jusqu’où peut mener un stage international financé par le FQRNT?
Texte et photos par Simon Bilodeau Gauthier


Simon devant l'Institut Waldbau

Réponse courte : jusqu’à un post-doc de deux ans à l’étranger!

À l’été 2010, l’Allemagne s’est presque qualifiée pour la finale de la Coupe du monde de soccer. J’y étais, mais moi, j’avais déjà gagné! Alors que j’étais étudiant au doctorat en sciences de l’environnement à l’UQAM et au CEF, j’avais gagné une bourse pour un stage de trois mois à Freiburg, en Allemagne, dans le cadre du Programme de stages internationaux du Fond québécois de recherche sur la nature et les technologies  (FQRNT).

Les contacts que j’ai établis et les connaissances que j’ai acquises lors ce stage m’ont permis ensuite de développer un projet de recherche postdoctorale, qui a obtenu les faveurs du jury du FQRNT et m’a valu une nouvelle bourse – pour un post-doctorat, cette fois, dans le même établissement visité durant mon stage.

Mais comment tout ça a commencé? Mes superviseurs de doctorat poussaient beaucoup leurs étudiants pour que ceux-ci soumettent leur candidature au programme de stages internationaux du FQRNT, voyant par là probablement un excellent ajout à la formation académique de leurs étudiants ainsi qu’un moyen de faire rayonner le CEF hors du Québec. Intéressé par cette possibilité, j’ai cherché un peu pour me trouver une éventuelle destination. D’abord, le programme de stages permet des collaborations avec 14 pays différents, en Amérique du Nord et du Sud, en Europe et en Asie. Le choix est quand même assez large, sans pour autant être déboussolant. Ensuite, je me suis demandé si mes superviseurs n’avaient pas déjà quelques contacts à l’étranger, afin de faciliter mon approche d’un professeur étranger qui ne me connaitrait ni d’Ève ni d’Adam. Il s’avérait que oui : un professeur allemand avait jadis été stagiaire postdoctoral dans le labo de mon codirecteur et avait collaboré étroitement avec mon directeur. De plus, une collègue de mon labo à Montréal avait l’année précédente effectué un stage de quelques semaines en Allemagne avec ledit professeur. Pour couronner le tout, il travaillait sur des sujets connexes à celui de ma thèse et pouvait me donner de bons conseils sur un de mes chapitres. Voilà donc ma demande de financement pour un stage international soumise… puis acceptée!


Véhicule de terrain de l'Institut

Ce stage de trois mois, à l’été 2010, a eu lieu à l’institut de sylviculture de l’Université de Freiburg, dans la région de la Forêt Noire, en Allemagne. Mon choix d’établissement n’était pas non plus fortuit : l’Université de Freiburg, fondée en 1457, est une des plus vieilles d’Allemagne et a été admise en 2007 dans le cercle sélect des « Universités d’Excellence » allemandes. Elle se retrouve régulièrement dans les classements internationaux des meilleurs établissements universitaires. L’Institut de sylviculture de l’Université de Freiburg est très dynamique, attirant de nombreux étudiants et professeurs de l’étranger, et compte parmi les trois meilleures formations en foresterie d’Allemagne, pays qui a littéralement inventé le domaine il y a trois siècles. De nombreuses opportunités s’offraient donc à Freiburg et au sein de ce programme de recherche pour établir des contacts professionnels, développer de nouvelles habiletés, se familiariser avec des techniques d’analyses novatrices, et déguster quelques excellentes bières et saucisses! De plus, la ville de Freiburg elle-même est un leader européen en développement durable et écoénergétique.

Durant mon stage, j’ai collaboré avec un étudiant allemand (du labo de mon professeur d’accueil et superviseur de stage) dont c’était le premier été de terrain pour son doctorat. Nous avons ensemble conçu et mis en place une expérience en pots pour étudier la compétition racinaire entre des graminées et deux espèces d’arbres de début de succession (Betula pendula et un hybride de Populus tremula). Ce travail me laissait tout de même du temps pour poursuivre la rédaction de ma propre thèse, notamment du chapitre sur lequel j’ai pu recevoir les conseils de mon superviseur de stage. Par ailleurs, j’ai eu l’occasion d’assister à des séminaires à l’Institut, de donner moi-même un séminaire pour présenter mes travaux de doctorat, de participer à des visites de terrain, et de rencontrer, discuter et fraterniser avec plusieurs étudiants, chercheurs et professeurs. À la fin de mon séjour, j’ai approché mon superviseur de stage pour lui manifester mon intérêt à revenir éventuellement pour effectuer un postdoc avec lui – intérêt qui s’est révélé réciproque.

De retour au Québec, j’ai passé une partie de mon automne à rédiger des demandes de bourse. En collaboration à distance avec mon ex-superviseur de stage et éventuel superviseur de postdoc, j’ai monté une proposition de projet de recherche qui saurait s’intégrer à un autre projet plus vaste dans lequel ce professeur est impliqué. Au printemps suivant, tadam! Proposition acceptée par le FQRNT et bourse octroyée!


Vélos à l'Institut

Me voici donc arrivé depuis deux semaines dans le sud-ouest de l’Allemagne. Les jours où le brouillard se lève, on aperçoit les épinettes de Norvège (Picea abies, épicea commun pour les Belges et Français, Gemeine Fichte pour les Allemands) qui recouvrent les montagnes de la Forêt Noire. Mon rôle de stagiaire postdoctoral se dessine peu à peu. Je serai principalement impliqué dans un groupe de recherche pan-européen sur la biodiversité fonctionnelle des forêts (FunDivEurope), mais pourrai bien aussi participer aux activités d’un autre projet semblable en Chine (Biodiversity and Ecosystem Functioning, BEF-China). Il y aura probablement des étudiants de baccalauréat et de maîtrise à encadrer, des activités à organiser ou auxquelles contribuer avec les étudiants de doctorat, peut-être des cours ou séminaires à donner (l’Institut de sylviculture a aussi un programme de maîtrise en foresterie qui s’adresse à un public international et qui se donne en anglais). En si peu de temps depuis mon arrivée, j’ai participé à la réunion annuelle des étudiants de cycles supérieurs de la faculté des sciences (qui a eu lieu dans un chalet en montagne), j’ai assisté à une pratique de soutenance de thèse en allemand (je n’en ai pas compris plus du quart, mais j’ai tout de même réussi à faire des commentaires constructifs), j’ai été présent à un mariage entre un Allemand et une Turque (des amis rencontrés lors de mon stage l’année précédente), et j’ai conduit une minuscule voiture dans les minuscules rues européennes (c’est pas du tout comme un pick-up dans un power center nord-américain).

La morale de cette histoire?

Prendre part au programme de stages internationaux du FQRNT ouvre des portes et favorise les apprentissages, les découvertes et les rencontres. Ça permet d’aller sonder le terrain pour planifier un séjour plus extensif; voir si on apprécie la ville, le milieu de travail, les collègues, le superviseur, et explorer les possibilités académiques et professionnelles.

Un stage à l’étranger, ça change pas le monde, mais ça pourrait vous changer, vous!

To what can an FQRNT-funded international internship lead us?
Text & photos by Simon Bilodeau Gauthier


Simon in front of the Institut Waldbau

Short answer: to undertake a 2-year postdoc in a foreign country!

Indeed, I had the opportunity to take part in the international internship program of the Fond québécois de recherche sur la nature et les technologies  (FQRNT) during three months in summer 2010, when I was a PhD student in environmental sciences at UQAM and CFR. The contacts I have established and the knowledge I have acquired during this internship allowed me afterwards to develop a postdoctoral project, which has obtained the favors of the FQRNT jury and made me receive a postdoctoral scholarship in order to do a postdoc in the same institution visited during my internship.

But let's step back a moment to review how it all began. My PhD supervisors were pushing their students to apply to the internship program of the FQRNT, thereby probably seeing a great addition to the academic training of their students and a way to make the CFR known outside of Québec. Interested in this opportunity, I looked to find a possible destination. First, the internship program allows collaborations with 14 countries in North America and South America, Europe and Asia. The choice is quite large, without being confusing. Then I wondered if my supervisors did not already have some contacts abroad in order to facilitate the approach to a foreign teacher who does not know me from Adam. It turned out that yes, a German professor had once been a postdoctoral fellow in the lab of my co-director and had worked closely with my director. In addition, a colleague from my lab in Montreal had gone the previous year for an internship in Germany during a few weeks with that same professor. To top it off, he worked on topics related to that of my thesis and could give me good advice on one of my chapters. So my request for funding for an international internship was submitted... and accepted!


Field vehicle

This three-month internship in the summer of 2010 was held at the Institute of Silviculture of the University of Freiburg, near the Black Forest, Germany. My choice of establishment was not fortuitous: the University of Freiburg, founded in 1457, is one of the oldest in Germany and in 2007 was admitted into the select group of the "Universities of Excellence" of the country. It is found regularly in international rankings of the best universities. The Institute of Silviculture, University of Freiburg is very dynamic, attracting many students from abroad, and one of the three best academic trainings in forestry in Germany, a country that literally invented the field three centuries ago. Therefore, many opportunities were available in Freiburg and in this research program to establish professional contacts, develop new skills and become familiar with innovative analysis techniques. In addition, the city of Freiburg itself is a European leader in sustainable development and energetic efficiency.

During my internship, I worked with a German student (from the lab of my host professor and internship supervisor) who was starting the first field season of his doctorate thesis. We designed and set up a pot experiment to study root competition between grasses and two species of early-successional trees (Betula pendula and a hybrid of Populus tremula). This work still left me with time to continue writing my thesis, especially the chapter on which I received the advice of my internship supervisor. I also had the opportunity to attend seminars at the Institute, to give a seminar myself in order to present my doctoral research, participate in field trips, as well as meet, discuss and socialize with several graduate students, researchers and professors. At the end of my stay, I talked to my internship supervisor to inform him of my interest to eventually return to do a postdoc with him - which turned out to be a mutual interest.


Bike rack at the Institut

Back in Quebec, I spent part of my autumn writing grant applications. In collaboration with my former internship supervisor and eventual supervisor postdoc, I set up a proposal for a research project that would fit into another larger project in which the professor is involved. The following spring, ta-dah!, proposal accepted by the FQRNT and scholarship awarded!

I have now been in the south-west of Germany for two weeks. On days when the fog lifts, you can see the Norway spruces (Picea abies, common spruce to Belgians and French, Gemeine Fichte to Germans) that cover the mountains of the Black Forest. My role as a postdoctoral fellow is emerging little by little. I will be mainly involved in a pan-European research group on the functional biodiversity of forests (FunDivEurope), but could also affect the activities of another similar project in China (Biodiversity and Ecosystem Functioning, BEF-China). There will probably be students of Bachelor and Master levels to coach, activities with doctoral students to organize or to contribute to, and maybe seminars to give or courses to teach (the Institute of Forestry also a master's degree in forestry that caters to an international audience and is given in English). In such a short time since my arrival, I attended the annual meeting of the graduate students of the Faculty of Sciences (which took place in a cabin in the mountains), a practice for a thesis defense in German (understood just a quarter of it, but still managed to make constructive comments), a wedding between a German and a Turk (friends met during my internship the previous year), and I drove a tiny car in the tiny European streets (it's not at all like a pick-up truck in a North American power center).

What is the take-home message of this entire story?

Taking part in the international internship program of the FQRNT opens doors and facilitates learning, discoveries and encounters. It allows you to go and test the waters before planning a more extensive stay, to see if you appreciate the city, workplace, colleagues, supervisors, and to explore the academic and professional opportunities.

Doing an internship abroad doesn’t change the world, but might be world-changing to you...


25 novembre 2011

Science des sols : Une conférence d’envergure Texte et photos par Amelie Trottier-Picard

Du 16 au 19 octobre 2011 s’est déroulée au Texas la conférence annuelle conjointe entre la Soil Science Society of America, la Crop Science Society of America et l’American Society of Agronomy, à laquelle s’ajoutait également la Société canadienne de science du sol. Toutes ces sociétés sont en mesure de réunir un nombre impressionnant de personnes, soit plus de 4 000 cette année! Au cours de la conférence, une vingtaine de sessions pouvaient être menées simultanément. C’est dire jusqu’à quel point les participants avaient l’embarras du choix.

La Soil Science Society of America contient onze divisions séparées par thématique. Je me suis concentrée sur les activités de la division des sols forestiers (S7–Forest, Range and Wildland Soils). Notamment, une journée a été consacrée à un Symposium sur la bioénergie et la fertilité des sols avec une matinée de conférences et un après-midi réservé à la présentation d’affiches scientifiques, dont ma contribution. La bioénergie est un sujet d’actualité, comme en témoignent le dernier rapport spécial du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sur les sources d’énergies renouvelables, ou la contribution de Greenpeace plus tôt en novembre.

Il ne s’agit pas d’un nouvel enjeu et les participants ont été invités à ne pas jeter aux oubliettes le travail phénoménal effectué depuis les années 1950. La fertilité des sols à long terme (plusieurs rotations) suite au retrait de la biomasse et l’ajout d’engrais comme compensation au retrait d’éléments nutritifs du système ont été beaucoup étudiés au cours des dernières décennies.

Malgré les efforts déjà investis en recherche, les études menées aujourd’hui restent pertinentes, comme celles s’attardant à la spécificité des sites. La texture du sol (sol sableux vs. argileux) aurait un effet sur la rétention des éléments nutritifs et, par conséquent, sur la sensibilité des sites au retrait de la biomasse forestière. À grande échelle, la rentabilité et la durabilité d’une telle exploitation diffèrent beaucoup entre la forêt boréale et une plantation d’eucalyptus au Brésil.

Cette conférence m’a permis de rencontrer de nombreux chercheurs canadiens travaillant sur la biomasse forestière, en plus de vivre l’expérience d’une conférence regroupant plusieurs milliers d’étudiants, professeurs, chercheurs et autres. Ma participation à cette conférence a été rendue possible grâce à la contribution financière du CEF .


3 novembre 2011

Stage en écologie des perturbations et conférence Wind and trees 2011 | University of Georgia, Athens, États-Unis
Texte et photos par Kaysandra Waldron


Chablis dans les montagnes du nord
de la Géorgie suite à la tornade d'avril 2011

Je suis étudiante au doctorat à l’Université Laval sous la supervision de Jean-Claude Ruel et de Sylvie Gauthier. Mon projet de doctorat porte sur la dynamique du chablis en forêt boréale irrégulière et son implication en aménagement forestier écosystémique. Je me concentre donc sur la pessière à mousses de l’est et sur la sapinière à bouleau blanc de l’est. Un stage portant sur la dynamique du chablis dans un autre écosystème s’avérait être pertinent dans ma formation. J’ai donc réalisé un stage de 3 mois à l’été 2011 à l’University of Georgia (UGA) à Athens, GA, aux États-Unis. Le Dr Chris Peterson et ses étudiants gradués m’ont accueillie dans leur laboratoire. Finalement, j’en ai profité pour participer au congrès Wind and Trees 2011 qui se déroulait au même endroit.


Échantillonnage

Le stage, qui comprenait un volet terrain important, a été effectué dans une forêt du nord de l’état de la Géorgie ayant été affectée par une tornade sévère en avril 2011. En compagnie de Luke Sneider, étudiant au doctorat sous la supervision du Dr Peterson, des inventaires post-chablis ont été réalisés. Ces inventaires portaient, entres autres, sur la microtopographie en monticules et en cuvettes caractéristiques des forêts victimes de chablis, sur la biodiversité végétale, sur le volume de bois mort sur pied et au sol ainsi que sur les essences affectées par le chablis. Des inventaires ont aussi été réalisés dans des chablis ayant été récoltés. Le Dr Peterson et son équipe veulent entre autres caractériser l’environnement suite à un chablis sévère, comme c’est le cas après une tornade, et vérifier l’impact des coupes de récupération sur les caractéristiques post-perturbations.

Ce stage m’a donc permis de visualiser les causes et conséquences du chablis dans un environnement totalement différent de celui où j’effectue mes études de doctorat. Ce séjour s’est donc avéré très instructif pour moi et a contribué à améliorer mes connaissances sur les impacts potentiels du chablis en forêt tempérée, tout comme ceux des coupes de récupération. J’ai donc par le fait même amélioré ma capacité d’identification de plantes, appris de nouvelles techniques d’échantillonnage en environnement post-tornade et observé plusieurs espèces animales et végétales que je n’avais jamais vues auparavant. De plus, de constater de ses yeux la force que possède les tornades et l’importance des dommages qu’elles causent est très impressionnant. Ce stage fut aussi une belle occasion pour moi de rencontrer des chercheurs œuvrant dans un domaine connexe au mien. En plus de sa pertinence sur le plan professionnel, mon séjour en Géorgie a aussi été très enrichissant sur le plan personnel.


Chablis dans les montagnes du nord
de la Géorgie suite à la tornade d'avril 2011

Le congrès Wind and Trees accueille plusieurs chercheurs venant de partout dans le monde effectuant des recherches touchant de près ou de loin les arbres et les perturbations par le vent. Du 31 juillet au 4 août 2011, c’est à l’University of Georgia qu’avait lieu cette rencontre. Les sessions ont été variées et toutes très intéressantes. Elles touchaient, entres autres, l’écologie des perturbations, la physiologie de l’arbre, la climatologie, etc. Les étudiants côtoyaient les grands noms dans les différents domaines associés aux perturbations forestières causées par le vent. Une sortie terrain dans les montagnes du nord de la Géorgie a aussi été effectuée, permettant aux chercheurs et étudiants de constater l’ampleur des dégâts causés par la tornade d’avril 2011. L’ambiance lors du congrès était conviviale et propice à la création de liens entre les participants.

Remerciements
Je tiens à remercier le Dr Chris Peterson et ses étudiants qui m’ont accueillie dans leur laboratoire, particulièrement Luke Sneider, étudiant au doctorat. Sincères remerciements également au CEF pour le financement d’une bonne partie du stage et du congrès.


24 octobre 2011

Compte rendu du « Poplar council of Canada »
Texte et photos par Vincent Maurin


Saules et peupliers irrigués avec
les eaux usagés de la station d’épuration de Whitecourt AB.
Plantés au printemps 2006 (15000 tiges par hectare),
coupé en Janvier 2009. Photo prise en septembre 2011

La réunion annuelle du Conseil du Peuplier Canadien a eu lieu cette année à Edmonton du 18 au 24 septembre 2011, sous l’intitulé de « Poplars and Willows on the Prairies ». Était joint aussi à la conférence, le Conseil Américain du Peuplier et la Commission Internationale du Peuplier. Les participants étaient réunis dans un lieu quelque peu singulier, le « West Edmonton Mall », soit le plus grand centre commercial d’Amérique du Nord. Outre le plus grand parc aquatique intérieur au monde et un immense parc d’attraction intérieur, les participants ont eu accès à de nombreuses présentations. Les croisements dirigés des peupliers et saules, leur génomique, mais aussi leurs applications environnementales ont été les principaux thèmes abordés lors des sessions de présentations orales.

Les deux journées de visite terrain ont mis en avant les thèmes abordés durant les présentations, avec notamment la visite d’un verger à graine, d’une pépinière ou encore du « Canadian Wood Fibre centre ». Deux autres visites nous ont donné un bon aperçu des utilisations du peuplier et du saule en Alberta, comme une plantation de 2 ha, irriguée avec les eaux usagées de la station d’épuration dans la municipalité de Whitecourt et le programme de ferme de peupliers d’Al-Pac (Alberta-Pacific Forest Industries Inc), dont l’objectif à terme est de 8 à 10 % de ces besoins en fibre à proximité de l’usine et ce en étant certifiée FSC.


Plantation de peuplier hybride (environ 2000 tiges par hectare)
(Canadian Wood Fibre Centre, Edmonton, AB)

Les plus intrépides ont pu continuer l’aventure dans le nord de l’Alberta, avec une excursion post-conférence de deux jours à Fort MacMurray, le royaume des sables bitumineux. Sensation étrange d’un retour dans le passé lors de la ruée vers l’or. L’accent a été mis sur les sites qui ont reçu la certification de réhabilitation. Comment restaurer les sites exploités avec les résidus (sable). Plusieurs sites ont été visités, avec différents hauteur de résidus, différentes espèces d’arbres et arbustes, mais aussi des sites en devenir avec la volonté de recréer des milieux humides et des lacs.


Exemple de herse utilisée en taillis
à très courte révolution de saule

Parcelle en cours de réhabilitation
sur le site d’exploitation de Syncrude (Fort Macmurray, AB)

Ce voyage a été possible grâce aux bourses du CEF.



30 septembre 2011

Annonce importante du RLQ dans le cadre du Carrefour Forêt Innovations
Texte par Pierre Gagné, ing. f.

Le Réseau Ligniculture Québec vous invite à assister au colloque « Le reboisement, perspectives d’avenir  » qui sera présenté jeudi prochain (6 octobre) au Carrefour Forêt Innovations, au Centre des congrès de Québec (salle 301-B) dès 9h00. Vous pouvez maintenant consulter le cahier du participant qui est disponible sur notre page Web  dans la section « Événements et revue de presse ». Ce recueil présente les résumés des conférences qui seront présentées au colloque. Une copie papier du cahier du participant vous sera remise sur place.

De plus, l’équipe du Réseau Ligniculture Québec est heureuse d’annoncer la sortie imminente du Guide de populiculture au Québec. Le lancement officiel aura lieu lors du colloque. Ce guide pratique sur la culture du peuplier hybride est le fruit d’un important travail d’équipe ainsi que d’une belle et longue collaboration entre les partenaires du RLQ. Le guide est destiné aux acteurs forestiers soucieux d’investir temps et argent dans la réalisation de plantations de peuplier hybride performantes. Il sera vendu au coût de 15$ (TPS incluse). Venez nous rencontrer au kiosque du Réseau Ligniculture Québec lors du CFI pour feuilleter, acheter ou commander un exemplaire.

Enfin, dès l’allocution d’ouverture du Carrefour Forêt Innovations, soit le mardi 4 octobre à 13h00, nous tenons à vous inviter à participer à un hommage qui sera rendu à M. Gilles Vallée par M. Richard Savard, sous-ministre associé à Forêt Québec. Ce témoignage de reconnaissance pour les 30 ans de carrière de M. Vallée à la Direction de la recherche forestière sera rendu dans la salle 400AB (salle d’exposition principale) du Centre des congrès de Québec. Venez partager avec nous ce moment important en hommage au travail d’un pionnier de la recherche forestière au Québec.

N’oubliez pas de venir visiter notre kiosque dans la salle d’exposition principale !

L’Équipe du Réseau Ligniculture Québec


25 juillet 2011

Compte-rendu | 8e North American Forest Ecology Workshop (NAFEW)
Texte par Sandrine Gautier-Éthier]


Photo de Julia Wachowsky

Le NAFEW (North Amercian Forest Ecology Workshop), conférence bisannuelle, avait lieu à Roanoke en Virginie du 19 au 23 juin 2011. Durant les quatre jours de conférence, sous le thème de « L’écologie forestière dans un paysage aménagé », les participants ont pu assister à plus de 150 présentations sur des sujets allant de l’adaptation aux changements climatiques aux sols forestier en passant par l’architecture de l’arbre. Le CEF y était bien représenté par une délégation composée de deux chercheurs réguliers (Annie Desrochers et Timothy Work), d’une étudiante au doctorat (Jenna Jacobs) et de quatre étudiants à la maîtrise (Daniel Chalifour, Ching-Chih Chen, Sandrine Gautier-Éthier et Rudiger Markgraf). Tous ont présenté les résultats de leurs recherches aux centaines de participants.


Photo de Jenna Jacobs

Chacune des sessions était bien équilibrée; les grands noms (Shugart, Lorimer, Landhausser...) côtoyaient les étudiants gradués et les intervenants du milieux. Des choix difficiles ont dû être faits puisque le très grand nombre de sessions en parallèle et notre incapacité à se cloner rendaient impossible d'assister à toutes ces présentations intéressantes. Les discussions suscitées au cours des présentations trouvaient écho dans celles plus informelles qui animaient les repas.


Photo de Jenna Jacobs

Les participants ont dû faire un autre choix difficile il a fallu opter pour l'une des cinq sorties sur le terrain proposées. Toutes situées en périphérie de Roanoke, elles offraient la possibilité de visiter cinq écosystèmes très différents. Que les participants aient choisi de visiter une plantation de pins, une forêt secondaire feuillue ou un parc de conservation, tous ont profité de la belle température et apprécié les informations offertes par les guides. Cette journée passée à l’extérieur nous a donné à tous un avant-goût de la diversité que recèle le sud des Appalaches.

L’esprit de convivialité qui régnait entre les participants a permis à tous de créer de nouveaux contacts et même des amitiés. Ce fut une très belle expérience et une conférence réussie.

Ce voyage a été possible grâce aux bourses du CEF 


29 juin 2011

Compte-rendu | International symposium on dynamics and ecological services of deadwood in forest ecosystems
Texte par Pierre Drapeau

Dans des forêts naturelles québécoises, la présence de bois mort est si omniprésente que l’idée que cette « ressource » soit importante ou précieuse semble frôler le ridicule. C’est pourquoi l’usage courant a consacré l’expression qu’il faut éliminer le « bois mort », tant d’un point de vue forestier que dans la gestion des ressources humaines d’une organisation! Pourtant, à l’échelle mondiale, la diminution de la disponibilité en matière ligneuse morte dans les forêts aménagées est présentement considérée comme l’une des principales causes de perte de diversité biologique. À titre d’exemple, dans les forêts scandinaves souvent cités comme modèles en production ligneuse, le quart des espèces actuellement menacées sont associées aux arbres morts. Ce qui nous semble banal d’un point de vue québécois est ainsi une source d’intérêt pour les chercheurs étrangers, particulièrement pour ceux provenant de pays où les aménagements forestiers passés ont considérablement raréfié la quantité de bois mort!

C’est dans ce contexte que des chercheurs de l’UQAT et de l’UQAM ont organisé un Symposium international sur la dynamique et les services écologiques du bois mort dans les écosystèmes forestiers . Ce symposium a eu lieu du 15 au 19 mai 2011 au centre des congrès de Rouyn-Noranda en Abitibi-Témiscamingue. Sous le thème « question de vie et de diversité », les fonctions écologiques du bois mort ont été discutées : importance pour la faune vertébrée (oiseaux, mammifères) ou invertébrée (insectes), pour la diversité de champignons et de plantes invasculaires, substrat de germination pour certaines essences d’arbres d’intérêt commercial, puits de carbone, utilisation comme biocarburant. Des conférenciers invités ont donc informé les participants des rôles que joue le bois mort pour le maintien de la diversité faunique, tant pour les insectes (Juha Siitonen, Finlande) que pour les communautés animales d’oiseaux et de mammifères (Kathy Martin, Colombie-Britannique). D’autres fonctions écologiques du bois mort liées à la séquestration du carbone dans un contexte de lutte au réchauffement climatique (Martin Moroni, Tasmanie), et son utilisation comme biocarburant en tenant compte du rôle-clé qu’il joue dans les écosystèmes forestiers (Christophe Bouget, France) ont été abordées. Des conférenciers ont également expliqué comment on doit considérer le maintien des fonctions du bois mort dans les divers processus de gestion forestière à l’échelle internationale (Ian Thompson, Ontario), et même comment on peut restaurer les espèces associées au bois mort dans les écosystèmes forestiers intensément aménagés (Daniel Vallauri, France). Outre ces conférences, 110 autres communications orales ou par affiche ont également été présentées par des chercheurs.

Bien que d’autres colloques et ateliers aient été menés ces dernières années sur le bois mort, cet événement est le premier à générer une participation aussi importante sur le plan international réunissant des chercheurs provenant d’une vingtaine de pays sur quatre continents : États-Unis, Suède, Allemagne, France, Irlande, Nouvelle-Zélande, Australie, Suisse, Japon, Estonie, Italie, Congo, Pologne, Finlande, Belgique, République Tchèque … Ce symposium a accueilli un total de 130 participants.

En plus des trois jours de communications scientifiques, une journée complète du symposium a été consacrée à une visite sur le terrain à la forêt d’enseignement et de recherche du lac Duparquet (cogérée par l’UQAT et l’UQAM), afin de visualiser de façon directe l’importance écologique du bois mort dans les écosystèmes forestiers. De la mort de l’arbre à son incorporation au sol, un cortège important d’espèces sont associés à différents stades de dégradation du bois mort. Cette visite, a permis aux participants de se familiariser avec les écosystèmes forestiers boréaux de l’Abitibi-Témiscamingue, ainsi que des travaux de recherche qui y sont menés conjointement par l’UQAT et l’UQAM. Utilisation des arbres morts par la faune, essais sylvicoles de coupes partielles, démonstration des pratiques actuelles de récolte au Québec, visite de dispositifs de travaux de recherche en cours – la journée fut bien remplie pour les participants répartis dans quatre autobus! La coordination de cette visite était assurée par le professeur-chercheur de l’UQAT Brian Harvey, responsable de la forêt d’enseignement et de recherche du lac Duparquet. La veille, la conférencière-invitée Kathy Martin (Colombie Britannique) a présenté ses travaux sur les communautés fauniques et les liens unissant les arbres morts, les excavateurs de cavités (pics), et les utilisateurs secondaires de celles-ci, soit plus d’une vingtaine d’espèces d’oiseaux et de mammifères en forêt boréale. Les travaux sur le même thème menés en Abitibi par l’équipe du professeur Pierre Drapeau du département des sciences biologiques de l’UQAM, président du comité scientifique du symposium et co-directeur du Centre d’étude de la forêt (CEF), ont aussi été présentés tant via des conférences scientifiques que lors de la visite terrain. Au Québec comme en Colombie-Britannique, le Peuplier faux-tremble semble être une essence-clé pour la faune vertébrée utilisatrice d’arbres morts et de cavités, ce qui tend à rapprocher les chercheurs de l’est et de l’ouest du continent!

Pour une vingtaine de participants, le séjour s’est prolongé encore pour quelques jours au Québec. En effet, ceux-ci ont participé à une excursion post-symposium de trois jours en forêt boréale qui s’est rendu jusqu’à la centrale hydroélectrique Robert-Bourassa, ainsi que dans la communauté Crie de Chisasibi. Ce séjour dans la région du Nord-du-Québec leur a permis de visualiser des territoires encore « vierges » soumis aux perturbations naturelles (en particulier les feux de forêt), ce qui est une occasion unique pour plusieurs chercheurs, notamment d’origine européenne, où les écosystèmes forestiers ont été considérablement modifiés depuis des siècles par les activités humaines.

Le symposium international dans son ensemble fut un franc succès, à un point tel que des discussions sont en cours pour que l’événement soit tenu de façon récurrente dans divers pays dans les années futures. Si c’est le cas, l’UQAT et l’UQAM par le biais du CEF et de la chaire industrielle CRSNG en aménagement forestier durable pourront toujours considérer avoir été les instigateurs de cet événement scientifique international!

Pierre Drapeau, président du comité scientifique Louis Imbeau, co-président du comité organisateur Suzanne Brais, co-présidente du comité organisateur


29 juin 2011

Stage d'écologie comportementale et chimique en Guyane
Texte et photos par Mélanie McClure

Je suis étudiante au doctorat à l’Université Concordia sous la supervision du Dr Emma Despland où j’étudie les avantages écologiques que confère la grégarité, ainsi que les mécanismes comportementaux permettant la coopération entre les individus. À cette fin, je combine des études en laboratoire et sur le terrain, en utilisant des approches d’écologie chimique et comportementale, ainsi que de la modélisation informatique. J’ai réalisé un stage cet hiver d’une durée de 4 mois en Guyane Française grâce au programme de stages internationaux du FQRNT administré par le groupement stratégique du CEF. Comme pour ma maîtrise et mon doctorat, mon projet de stage s’inscrivait dans un cadre d’écologie comportementale et chimique, et me permis d’apprendre de nouvelles techniques, d’appliquer les connaissances préalablement acquises sur un nouveau système et affermir mon expérience antérieur avec les écosystèmes tropicaux.


Carbet visiteur à Hydreco, Guyane Française

Le stage a été réalisé à la station de recherche Hydreco, à Petit Saut, et à l'UMR ‘Écologie des Forêts de Guyane’ (ECOFOG), à Kourou, sous la supervision du Dr Gibernau. ECOFOG est la plus importante institution de recherche tropicale française et regroupe plusieurs organismes, dont le CNRS, l'INRA et le CIRAD en une unité de recherche forte, cohérente, originale et moderne, résidant en zone tropicale humide afin d'intégrer différentes approches et dont l'écologie est le centre du projet scientifique. Le Dr Gibernau et son équipe y travail pour étudier l'écologie évolutive des interactions plantes-insectes. Les activités de recherche développées dans son équipe utilisent des approches variées, dont la biologie et l'écologie des populations, l'écologie chimique, moléculaire et comportementale, afin d'étudier les interconnexions entre les espèces et leur environnement. Mais c’est à Hydreco que j’ai résidé et où j’ai fait la majorité de mon travail, car cette petite station de recherche privé est localisé directement dans la forêt et elle possède une grande collection d’insectes auquel je pouvais faire référence.

Projet
Le projet de stage faisait partie d’une grande étude interdisciplinaire intégrant la chimie des composés volatils avec la biologie de la pollinisation afin de déterminer si la composition des odeurs florales reflète des délimitations entre les espèces et s’ils peuvent faciliter la différentiation et ultimement la spéciation chez les Aracées. Car en effet, la compréhension des processus qui mènent à l’origine des espèces et à la biodiversité est fondamental en évolution. Étant donné le rôle important des odeurs florales pour attirer les pollinisateurs, leur composition pourrait refléter des délimitations entre les espèces et pourrait, de ce fait même, faciliter la spéciation. Les adaptations pouvant limiter la fréquence de reproduction entre les populations sont d’un intérêt particulier, car elles contribuent à notre compréhension de l’origine de nouvelles espèces.


Les Cyclocephala pollinisateurs qui furent échantillonnés
dans les inflorescences d’Aracées, après identification
et montage dans une boîte à insecte

Les Aracées sont un système d’étude idéal, car les odeurs florales jouent un rôle primordial dans l’attraction d’une grande diversité de pollinisateurs et plusieurs espèces possèdent des syndromes de pollinisation très spécialisés tels que la thermogénèse. La volatilisation des composés odorants serait particulièrement importante et fortement adaptative chez les Aracées dont certains pollinisateurs ne produisent plus de phéromone sexuelle et qui dépendent donc uniquement de l’odeur des inflorescences pour se réunir et se reproduire. Chez plusieurs Aracées il y a donc coévolution mutualiste, où le succès reproducteur de la plante et du pollinisateur dépend de la production et de la transmission d’un signal odorant honnête de la part de l’inflorescence. Chez ces espèces dont l’odeur florale a un rôle important dans le comportement reproducteur du pollinisateur, les composés odorants devraient être spécifiquement adaptés pour des pollinisateurs spécifiques. Chez les orchidées Ophrys, par exemple, chaque espèce possède une odeur distincte afin d’attirer un pollinisateur spécifique. Pourtant, des différences géographiques dans l’assemblage et du comportement de spécificité des pollinisateurs pourraient causées une sélection divergente des traits floraux au sein d’une même espèce.

Ce système fournit une opportunité unique d’étudier l’adaptation et la spéciation, car les traits floraux tels que les odeurs peuvent conférer une spécificité du pollinisateur et devraient aussi contribuer à l’isolement pré-reproductif. Spécifiquement, les objectifs de cette étude sont 1) d’élucider le rôle des composés volatils dans l’attraction des pollinisateurs, 2) de caractériser la spécificité des composés volatils et des pollinisateurs entre les espèces sympatriques et entre les populations géographiquement distinctes, et finalement 3) de déterminer si la différentiation des pollinisateurs entre les populations est liée aux différences des composés volatils.

Lors de mon séjour à Hydreco j’ai aussi eu l’opportunité de rencontrer plusieurs équipes de recherche françaises qui y séjournaient aussi. Leurs projets de recherches étant très variés, les discussions fut toujours très intéressantes et stimulantes. D’ailleurs, j’ai eu la chance de rencontrer une équipe de 2 étudiants venant de l’Université de Montpellier et qui travaillait sur les odeurs de figuiers. Suite à nos maintes discussions, j’ai pu apprendre une deuxième technique d’échantillonnage des odeurs. Cette technique d’extraction par chromatoprobe modifié avec ‘headspace’ consiste à remplir un sachet en plastique Nalophan (plastique sans odeur) de figues (ou ce de quoi on veut extraire l’odeur) et fermer des deux côtés avec une ficelle. De petits filtres sont insérés dans de petits tubes qui, à leur tour, sont insérés dans le sac (sans qu’ils touchent les parois ou les fruits!). Les sacs doivent être fermés pendant 30 min avant le début de l’extraction afin de concentrer l’odeur, et l’extraction ne dure que 5 minutes. Pour faire l’extraction, les tubes accrochés aux filtres sont reliés à un débimètre, qui lui est relier à une pompe. Et voilà, le tour est joué. Cette technique nécessite que tous les échantillons soient faits en double car un filtre sert à l’identification des composés, et le deuxième sert à la quantification des composés, alors qu’avec la première technique, un seul échantillon est nécessaire. Comme avec la première technique mentionnée, un sac rempli d’air ambiant est utilisé en tant que témoin.


Technique d’extraction par chromatoprobe modifié
avec ‘headspace’ avec des figues

Ce stage a été extrêmement intéressant et instructif par la diversité des techniques apprises ainsi que par son caractère international. J’ai pu affermir mon expérience du terrain en forêt tropical et pratiquer mes connaissances d’identification des plantes et des insectes, mais surtout j’ai pu apprendre un grand nombre de nouvelles techniques, dont la production de spécimens d’herbier et l’échantillonnage des odeurs florales. En particulier, les deux techniques que j’ai apprises pour récolter les odeurs me seront fortement utiles dans la continuation de mes recherches en écologie chimique. En plus d’avoir été une expérience instructive, mon stage en Guyane Française fut aussi une expérience enrichissante. J’ai pu rencontrer de nombreux chercheurs, dont certains avec qui j’ai gardé contact.

Remerciements
Je tiens à remercier le Dr Gibernau et son équipe qui m’ont accueilli dans leur laboratoire, et en particulier son étudiante au doctorat Marion Chartier qui m’a enseigné la technique de récolte des odeurs. Un gros merci aussi à l’équipe d’Hydreco pour tout leur aide ainsi que leur accueil chaleureux, et à l’équipe figuier de l’Université Montpellier, Lucie Conchou et Mathieu Duvignau, pour m’avoir enseigné leur technique de récoltes des odeurs. Et finalement, mais non le moindre, j’aimerais remercier les organismes qui ont accepté de financer mon stage en Guyane, soit le FQRNT et le CEF.


20 mai 2011

Stage chez les mycorhizes de l'Ouest
Texte par Annick St-Denis


Mycorhize arbusculaire

Endophyte

Saviez-vous que des nutriments peuvent être échangés d’un arbre à l’autre via un réseau mycorhizien ? Les mycorhizes sont des champignons qui s’associent aux racines des plantes. Chez les arbres, il existe deux types de mycorhizes : les ectomycorhizes et les mycorhizes arbusculaires (ou endomycorhizes). Ces dernières pénètrent à l’intérieur des cellules racinaires alors que les ectomycorhizes les entourent. Ce sont les ectomycorhizes qui peuvent former de grands réseaux mycorhiziens et relier plusieurs arbres entre eux. Les chercheurs réalisent de plus en plus l’importance des mycorhizes dans des processus écologiques comme la succession, la résilience, la performance des semis, etc. Par exemple, les taux de survie et de croissance des semis sont habituellement plus élevés lorsqu’ils accès aux mycorhizes.


L'une des nombreuses étapes des PLFA

C’est dans cet esprit de découverte que j’ai fait mon stage de deux mois au sein du laboratoire de Suzanne Simard à UBC, Vancouver. Ce stage m’a permis de m’initier au monde merveilleux des mycorhizes et de la microbiologie. J’y ai entre autres appris à faire de l’amplification d’ADN par PCR dans le but d’identifier les espèces de mycorhizes. J’ai aussi appris à estimer la colonisation des racines d’arbres par les ectomycorhizes, qui peut se faire à l’œil nu, ainsi que la colonisation par les mycorhizes arbusculaires en teingnant les racines (staining). Finalement, j’ai été initiée à l’analyse des phospholipides (PLFA), une technique qui permet d’estimer la proportion de différents grands groupes de microorganismes du sol comme les bactéries, les mycorhizes arbusculaires et les autres champignons (ectomycorhizes, saprophytes).


Les champignons sont aussi fait pour être dégustés!

Forêt de Sapin Douglas récemment incendiée, Whistler

Ce stage m’a également permis d’améliorer le protocole de mon étude en pot sur l’effet de l’inoculation de sol forestier sur la croissance de semis d’arbres. Je tiens à remercier sincèrement Suzanne Simard, Shannon Wright-Guichon, Yoriko Suzuki et Kate Del Bel pour leur accueil chaleureux, leur aide et leurs conseils.

Ce stage a été rendu possible grâce à l’attribution d’une bourse du CEF, programme stage.


13 mai 2011

Biomasse forestière : un enjeu crucial!
Texte par David Paré

La biomasse fournit actuellement 80 % de l’énergie renouvelable produite sur la planète et son utilisation est appelée à croitre d’ici 2050 selon un rapport de l’ONU.

Les énergies renouvelables sont appelés à se développer et à permettre à la fois de limiter les changements climatiques et de devenir un facteur majeur de développement selon un rapport du GIEC/IPCC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) dont le sommaire pour décideurs a été accepté par l’assemblé lundi le 9 mai à Abu Dhabi. Rappelons qu’un quart de l’humanité n’a pas accès à l’électricité. Parmi ces énergies, la bioénergie, en particulier celle produite à partir de biomasse ligneuse occupe la part du lion et est appelé à demeurer la source principale d’énergie renouvelable d’ici 2050 selon de nombreux scénarios évaluées par un panel d’experts. David Paré, chercheur au Service canadien des forêts et professeur associé au CEF a participé au rapport spécial du GIEC sur les énergies renouvelables (SRREN) en tant que « Review Expert » du chapitre 2 Bioenergy. Ce volumineux rapport de 1400 pages se veut le document le plus complet sur les énergies renouvelables et sera disponible le 31 mai. Il couvre les enjeux techniques, sociaux et économiques du développement de ces énergies et se veut une référence incontournable pour les décideurs ainsi que pour le prochain rapport du GIEC (AR5) sur les changements climatiques. Le rapport montre que des politiques soutenues devront être mise en place pour assurer le développement durable de celles-ci et pour favoriser leurs essors mais que même sans politiques fortes elles se développeront. (Lire le sommaire du rapport) 

Quelques échos dans la presse internationale :


10 mai 2011

TOPIC – réseau Canadien de traits
Texte par Isabelle Aubin

Un atelier portant sur le développement d’un réseau Canadien de bases de données de traits a eu lieu à la Réserve Naturelle Gault du Mont St-Hilaire. Cet atelier a permis aux partenaires du réseau nouvellement constitué de se rencontrer et de discuter de points clés tel que le fonctionnement, les avantages et les défis du réseautage des bases de données. Nous avons également profité de l’expertise d’Éric Garnier (Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive) et de Sophie Gachet (Université Paul Cézanne), chercheurs européens familiers avec ce type de réseau. Initiatives du Service Canadien des Forêts, ce réseau regroupe à ce jour des chercheurs universitaires et gouvernementaux du Québec et de l’Ontario dont plusieurs chercheurs du CEF (Martin Lechowicz, Alain Paquette, Isabelle Aubin, Alison Munson,Christian Messier,Bill Shipley, Nicole Fenton, Louis DeGrandpré) et se développe en étroite collaboration avec les bases de données de traits européennes et internationales.


5 mai 2011

Cours du CEF Traits des espèces
Texte et photos par Benoit Lafleur

C’est à la Réserve naturelle Gault du mont Saint-Hilaire que s’est déroulé du 25 au 28 avril dernier le cours intitulé Traits des espèces: pour une approche fonctionnelle de la biodiversité, des organismes à l’écosystème. Ce cours, offert par le CEF et organisé par Alison Munson, a permis à 25 étudiants gradués et postdocs venus de partout à travers le monde de se familiariser avec les divers concepts et théories liés à l’approche des plant traits. Ces traits sont définis comme étant des caractères phénologiques distincts d’une plante; ils sont héritables et ont une influence sur la valeur adaptative (i.e., le « fitness ») des individus. Ultimement, ces traits ont une influence sur l’assemblage et la dynamique des communautés végétales, ainsi que sur la structure et le fonctionnement des écosystèmes. Les étudiants ayant assistés au cours ont pu bénéficier des connaissances de plusieurs chercheurs liés au CEF (Isabelle Aubin, Marty Lechowicz, Christian Messier, Alison Munson, Alain Paquette et Bill Shipley), en plus de celles d’Éric Garnier (Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive), Peter Reich (University of Minnesota), Juan Posada (Universidad del Rosario Colombia) et Sophie Gachet (Université Paul Cézanne).

La semaine fut bien remplie et parfois épuisante mentalement, mais le cours fut hautement instructif pour tous. Il s’agit d’un cours important pour quiconque s’intéresse à la dynamique des communautés végétales et au fonctionnement des écosystèmes, particulièrement dans le contexte des changements globaux. Ceux intéressés à en savoir plus sur les « plant traits » sont invités à consulter la page web de CEF consacrée au cours. On y retrouve une série d’articles qui permettront à tous de se familiariser avec le concept ou de raffiner leurs connaissances!





19 avril 2011

5e Colloque du CEF : de grandes présentations!
Texte et photos par Mélanie Desrochers

Les 10 au 12 avril derniers, le CEF organisait sont 5e Colloque annuel à l'Hôtel Pur à Québec. Plus de 210 personnes, membres et non membres du CEF ont participé à l'événement. Cette année, plusieurs chercheurs de la région de la capitale nationale se sont déplacés, profitant de la venue du Colloque à Québec. Ainsi, la Direction de la recherche forestière du MRNF ainsi que le Centre de foresterie des Laurentides (RNCAN) étaient bien représentés. Tous sont en accord pour dire que la qualité des présentations était très relevée cette année!


Le dimanche soir, le Colloque a été lancé par un débat sur le thème Pourquoi accorder tant d'importance à la biodiversité? , animé par Mme Hélène Raymond, journaliste à La Semaine Verte de Radio-Canada. Selon une formule "Bar des sciences" particulièrement dynamique, les trois invités ont su provoquer les réactions de la salle. En effet, les pointes se sont lancées entre André Desrochers, membre du CEF et professeur à l'Université Laval, Claude Lavoie , biologiste et professeur à l'Université Laval et Christian Simard , directeur-général de Nature Québec.

Lundi matin, après les traditionnels Course amicale du CEF (fun run) et mot d'ouverture, nous avons eu le plaisir d'écouter l'allocution de Stan Boutin , du Département des Sciences biologiques de l’Université d’Alberta. Il a su entretenir la foule nombreuse avec un sujet percutant : Is there room for ecological conservation in the Oil Sands of Alberta?. Sa présentation est d'ailleurs disponible en ligne.

Par la suite, c'était au tour du nouveau Forestier en chef du Québec, M. Gérard Szaraz , ing. f., M. Sc., M.A.P. de se présenter et de discuter de La détermination des possibilités forestières : nouvelles approches, nouveaux besoins de connaissances. Son allocution a permis de constater que la recherche en sciences forestières aura sa place dans l'avenir de la foresterie au Québec.

Finalement, J. André Fortin, professeur retraité de l'Université de Montréal et du Département des Sciences du bois et de la forêt de l'Université Laval et chercheur émérite au CEF, a présenté une conférence des plus dynamiques qui a su captiver la foule sur la Fertilité et nutrition des arbres en forêt boréale. Plusieurs étudiants auraient souhaité avoir eu M. Fortin comme professeur, tellement l'intérêt était grand pour sa présentation!


Session d'affiches

Lundi soir, c'était le temps pour la session d'affiche. Plus de 40 chercheurs ont présenté leurs résultats devant leur affiche. Les discussions se sont poursuivies à la micro-brasserie Korrigane, où plus de 100 personnes ont rempli la place pour cette activité sociale improvisée. Le reste du temps, les membres étudiants du CEF ont présenté 46 présentations orales sur des sujets très variés. La majorité des chercheurs réguliers du CEF ont témoigné à quel point la qualité des présentations était exceptionnelle, digne des plus grands colloques internationaux. Aussi, plusieurs ont souligné à quel point les étudiants ont été respectueux du temps accordé (une inspiration possible pour les chercheurs bien établis??!!).

Le jury qui évaluait les présentations orales était heureux de présenter les lauréats :

  • Meilleure présentation orale | vote du jury
    • Daniel Chalifour | Université Laval | Sous la direction de Louis Belanger et Nelson Thiffault | Préparation de terrain et croissance des plants dans un contexte de regarni de la régénération naturelle en forêt boréale mixte

Daniel se mérite un abonnement d'un an à la revue le Couvert Boréal  en plus de l'opportunité d'écrire un article vulgarisé. De plus, il reçoit une bourse de 300 $ versée par le CEF. Le comité organisateur tient à remercier chaleureusement les membres du jury qui ont fait un excellent travail.

  • Prix Annals of Botany | vote du jury
    • Daniel Chalifour | Université Laval | Sous la direction de Louis Belanger et Nelson Thiffault | Préparation de terrain et croissance des plants dans un contexte de regarni de la régénération naturelle en forêt boréale mixte

Ce prix a été remis à la meilleure présentation orale ou affiche dont le sujet portait sur la botanique. Daniel s'est mérité une bourse de 250$.


Maryse Marchand et les deux co-directeurs du CEF
  • Meilleure présentation par affiche | vote du public
    • Maryse Marchand | UQAM | Mortalité des arbres résiduels après coupe de jardinage : quel est le rôle des opérations forestières?

Maryse se mérite un livre de L'Association forestière des Cantons de l'Est (AFCE ) Des feuillus nobles en Estrie et au Centre-du-Québec : guide de mise en valeur » et un abonnement d'un an à la revue « Le progrès forestier » avec la possibilité d'écrire un article dans la revue. De plus, l'Institut Forestier du Canada  section Orléans, lui a offert un prix de 100$, un abonnement d'un an à la revue Forestry Chronicle ainsi que la parution de sa photo et du résumé de son affiche dans la partie « Nouvelles des sections » du Forestry Chronicle.

  • Prix de présence
    • Cornelia Krause | UQAC, se mérite un forfait pêche en plan européen, d'une durée de trois jours (en semaine) pour quatre peronnes, dans l'une des réserves fauniques du réseau Sépaq , d'une valeur de 1250 $ plus taxes, comprenant l'hébergement en chalet, une embarcation et les droits d'accès à la pêche.
    • Rudi Markgraf | UQAM, se mérite un exemplaire du livre "Cent ans de Foresterie", offert par la Faculté FFGG de l'Université Laval.

Photos du Colloque  | Programme  | Page du Colloque 

Merci de votre participation et au plaisir de vous voir en grand nombre en 2012!

Le CEF tient à remercier ses partenaires financiers :


11 avril 2011

Texte par Alison Munson

La Faculté de Foresterie, de Géographie et de Géomatique de l’Université Laval et ses partenaires ont décerné plus de 260 000 $ en prix et en bourses aux étudiants de 1er, 2e et 3e cycles le 24 mars dernier, incluant un grand nombre d’étudiants-chercheurs du CEF. La soirée s’est terminée par un cocktail dînatoire. Félicitations à tous les récipiendaires ! Merci également à tous les généreux donateurs qui supportent ces fonds qui constituent un atout pour nos étudiants et une grande motivation pour la poursuite de leurs études.

Voici les étudiants du CEF récipiendaires de bourses:

  • Fonds Avenor (5000 $) | Frédérique Saucier
  • Fonds Abitibi-Consolidated en Aménagement Durable (5000 $) | Julien Beguin, Juliette Boiffin, Charles Ward, Julie Barrette et Kaysandra Waldron
  • Conseil de I'industrie forestière du Québec (1000 $) | Simon Delisle-Boulianne
  • Fondation F.K Morrow | Bourse John-A.- Hinman en biologie forestière | Marie-Hélène Hachey (2000 $) et Nicole Barker (1000 $)
  • Fonds de recherche et de développement en foresterie (FRDF) | Bourse Rodolphe-De-Koninck en Géographie forestière | Jason Laflamme (3 000 $)
  • Hydro-Québec : Bourse d’admission à la maîtrise | Delphine Boyer-Groulx (5 000 $)
  • Bourse BMP Innovation FQRNT-CRSNG | Centre collégial de transfert de technologie en foresterie (CERFO) | Juliane Laliberté (27 000 $)
  • Bourse Accélération Québec FQRNT-MITACS | IAMGold Essakane SA | Estelle Campagnac , stage postdoctoral (45 000 $)
  • Association québécoise de gestion de la végétation (AQGV) | Sebastien Renard (400 $)
  • Bourse Wladimir-A.-Smirnoff | Nathalie-Suzette Delvas (5 000 $)
  • Institut EDS (Environnement, développement et société) de l'Université Laval | Frédérique Saucier (4 000 $)
  • Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) | Bourse d’études supérieures Alexander-Graham-Bell (BESC) – maîtrise |

Delphine Boyer-Groulx 17 500 $

  • Fonds de recherche sur la nature et les technologies (FQRNT) | Bourse d’études supérieures (B2) – doctorat | Filip Havreljuk 20 000 $

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Colloque du CEF 2014
29-30 avril

Institut de recherche en biologie végétale (IRBV) situé au Centre sur la biodiversité de l’Université de Montréal (Jardin botanique)

Écoles d'été 2014

5e semaine de dendroécologie de la FERLD 
Un cours de 3 crédits pour les étudiants gradués
Du 3 au 9 mai | Forêt d'enseignement et de recherche du Lac Duparquet, Québec
Analyse des pistes en écologie 
Avec le professeur Bill Shipley
Du 4 au 9 mai | Mont Saint-Hilaire, Québec

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***************** Maudite pub 3 **************************** **********************************************************

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...Une exposition
virtuelle sur l'arbre!

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  • Ce petit rapport humoristique vous explique le fonctionnement du khi2 de façon simple et compréhensible, un peu d'humour dans ce monde pas toujours très conviviale et on finit par aimer les stats ! (SB)

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