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En manchette

L'actualité du CEF en profondeur


19 octobre 2016

Le biochar en vedette à l'Université d'Oregon
Texte et photo par Boris Merlain Djousse Kanouo
Du 22 au 25 Août dernier s’est tenu le 5ie symposium de la « United State Biochar Initiative (USBI) » sous le thème « The Synergy of Science and Industry: Biochar’s Connection to Ecology, Soil, Food, and Energy» à l’université d’Oregon aux États Unis. L’objectif visé par ce rassemblement d’environ 300 personnes venues de partout à travers le monde était de mettre ensemble toutes les parties prenantes (politiques, scientifiques, producteurs et utilisateurs) afin de booster le développement du marché du biochar. Les sujets généraux couverts lors des différentes sessions étaient l’agriculture et l’horticulture, la foresterie et la biomasse, les politiques et la production, les eaux pluviales et l’assainissement en plus des ateliers et séances plénières. Les présentations ont mis en relief, les usages multiples du biochar et le fait que sa commercialisation effective passera par la mise sur pieds des politiques adéquates relatives à la normalisation de chaque usage. La résolution principale a été la mise sur pieds d’un comité multidisciplinaire pour l’Amérique du nord et le brésil constitué de scientifiques législateurs, producteurs et utilisateurs qui facilitera ce processus de normalisation.

J’ai effectué une présentation orale intitulée « Quantifying the influence of Eucalyptus bark and corncob biochars on the physical properties of an oxisol under maize cultivation ». Essentiellement, nos travaux montrent que lorsqu’appliqué à la dose de 15 t ha-1, le biochar de rafles de maïs et d’écorce d’eucalyptus fabriqué à la température de 300°C et broyé en poudre (<+2 mm) n’affecte pas les propriété physiques d’un oxisol; ceci indifféremment du mode de travail du sol.

Merci au CEF, à ma directrice Alison Munson et ma co-directrice Suzanne Allaire de m’avoir offert cette merveilleuse opportunité de présenter nos travaux dans cette belle ville de Corvallis.



18 octobre 2016

Trois étudiants de l’UQAC à la 101e édition du congrès annuel ESA
Texte et photo par Stéphanie Girard, Frédéric Gagnon et Philippe Cournoyer-Farley
Du 7 au 12 août 2016, se tenait, à Fort Lauderdale (Floride, É.-U.), la 101e édition du congrès annuel ESA (Ecological society of America). Il s’agit d’une société de plus de 9000 membres qui regroupe, chaque année, plusieurs milliers de scientifiques dans le but de promouvoir la science de l’écologie.

Trois étudiants de l’UQAC, Stéphanie Girard, Frédéric Gagnon et Philippe Cournoyer-Farley, ont eu la chance d’assister à de nombreuses conférences portant sur plus de 30 termes différents tels que : les changements climatiques, l’écologie de la restauration, la biodiversité, la conservation, la microbiologie, etc. Des séances de présentations d’affiches leur ont aussi permis d’approfondir leurs connaissances dans plusieurs sous-domaines de l’écologie. Ils ont également participé à des activités de formation portant sur la recherche d’emploi après les études et les outils pour y arriver.

Cette semaine a été pour eux l’occasion d’échanger, d’apprendre et de partager avec des intervenants, des chercheurs et des étudiants de partout dans le monde. Stéphanie et Philippe ont eu l’opportunité de présenter leurs résultats lors des séances d’affiches et Frédéric lors d’une présentation orale. Ils ont rencontré des scientifiques tout aussi passionnés que passionnants ainsi que des étudiants gradués et des professionnels de recherche de presque tous les continents. Cette semaine leur a aussi permis d’améliorer significativement leurs compétences de communication technique en anglais. Bref, ils ont quitté Fort Lauderdale avec un sentiment du devoir accompli et la tête remplie d’idées et de nouvelles connaissances.

Ils tiennent à remercier sincèrement le CEF, leurs directeurs de recherche, Jean-François Boucher et Claude Villeneuve ainsi que la chaire de recherche en éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi, de leur avoir donné l’occasion de participer à ce congrès et de leur avoir permis de vivre cette semaine mémorable.



17 octobre 2016

La capitale américaine hôte de la 6e édition de la North American Ornithologist Conference
Texte et photo par Samuel Dufour-Pelletier
Tenue tous les quatre ans, la North American Ornithologist Conference réunit des scientifiques, des étudiants et des experts mondiaux travaillant en ornithologie pour en faire le plus gros rassemblement de ce genre en Amérique du Nord. La 6e édition, commanditée entre autres par la célèbre Smithsmonian Institution, a d’ailleurs été la plus importante conférence en ornithologie tenue jusqu’à ce jour avec plus 2000 participants! Pratiquement toutes les facettes envisageables de l’ornithologie y ont été abordées ; allant de la conservation jusqu’à l’écologie moléculaire, en passant bien entendu par la gestion de l’habitat.

Le programme présenté proposait une grande diversité de format de présentation : sessions plénières par des leaders scientifiques, présentations standards dans plus de 14 salles concomitantes, affiches, groupes de travail, mini-talk, symposiums et plus encore. Ce congrès a notamment permis à plusieurs groupes de travail de se réunir afin de discuter de stratégies à mettre de l’avant et d’axes de recherche à développer. Le programme non scientifique était tout aussi bien garni permettant ainsi d’agrandir et d’entretenir les différents réseaux de contacts. Personnellement, j’ai fait la route jusqu’à Washington pour y présenter sous forme d’affiche les résultats partiels de ma maîtrise. Pendant deux jours, plus de 400 affiches pour tous les goûts étaient exhibées dans le hall de l’hôtel ! J’ai aussi eu la chance de participer à un groupe de travail sur l’enregistrement d’oiseaux et à une table ronde sur la conservation de la paruline du Canada.

J’encourage fortement tous les ornithologistes de ce monde à participer à la 7e édition qui se tiendra à Porto Rico en 2020. Je remercie grandement le CEF et mon directeur Jacques Ibarzabal de m’avoir permis d’assister à ce congrès. Toute ma reconnaissance va également à mon co-directeur Junior A. Tremblay qui m’a accompagné à ce congrès et qui m’a permis de rencontrer une foule de personnes!



12 octobre 2016

Ecosummit, un des plus grands événements scientifiques en écologie et en sciences environnementales
Texte et photos par Rim Khlifa
Du 29 août au 01 septembre 2016, s'est tenu à Montpellier (France) l'un des plus grands événements scientifiques en écologie et en sciences environnementales. L'Ecosummit , événement accueilli par l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) et l'IRD (Institut de la Recherche pour le Développement), et organisé par Elsevier, réunissait cette année environ 1400 présentateurs (750 présentations orales réparties sur 93 sessions, et plus de 600 affiches) en provenance de divers pays. Pour ma part, j'y présentais les résultats de l'un de mes trois chapitres de doctorat qui traite du lien entre la biodiversité des arbres et le fonctionnement - et la composition - des communautés microbiennes du sol (voir QR code).

Après les habituelles étapes d'enregistrement, l'Ecosummit a débuté par la traditionnelle matinée d'ouverture. Une grande partie de cette matinée a été consacrée à des hommages aux chercheurs (disparus): Sven Erik Jorgensen et Howard T. Odum. Nous avons par la suite assisté aux présentations successives de John Philip Grime (légende vivante tout droit sortie de mes cours d'écologie de Licence (Baccalauréat), Connie Hedegaard (ancienne ministre danoise et commissaire européenne à l’Action pour le climat 2010-2014), Giovanni Bidoglio, Stephen Hubbell, Sandra Díaz et Mihir Shah.

Le reste de cette première journée ainsi que les 3 jours qui ont suivis, étaient consacrés à de très nombreuses conférences basées sur plusieurs grands thèmes environnementaux à la pointe de ce qui se fait actuellement en termes de recherches ; agriculture, biologie, ingénierie durables, changements climatiques, biodiversité, aménagements forestiers, modélisation, etc. J’ai pu en apprendre énormément à propos de ce sur quoi travaillent les autres groupes de chercheurs dans le reste du monde dans mon domaine : les traits fonctionnels racinaires, le fonctionnement des écosystèmes et le carbone dans les sols. Une matinée, j’ai eu le loisir de partir faire ce que j’appelle du « tourisme scientifique » en assistant à des conférences très intéressantes auxquelles je ne connais – malheureusement - pas grand-chose: l’écologie sociale ou le regard de l’humain pour les autres espèces.

En fin de l’avant dernière journée, un grand nombre d’entre nous a passé un bon moment lors de la projection du film Il était une forêt du botaniste, biologiste et dendrologue français Francis Hallé et réalisé par Luc Jacquet.

Les adeptes - comme moi - des outils pratiques, ont été ravis de disposer durant ce congrès de deux applications très bien réalisées: l'une (Ecosummit2016) permettait en un clin d'œil d'avoir accès à tout le programme, à la liste des présentateurs, aux plans des salles, de créer son propre programme sur mesure, etc. La seconde "poster in my pocket " permettait d'y déposer son affiche et de pouvoir la partager via un code unique numérique et/ou un code QR. Cette dernière application ne concernait pas uniquement le congrès de l’Ecosummit mais également plusieurs autres congrès internationaux et est donc bien utile pour plus de visibilité.

Je terminerais par souligner que ce fut une nouvelle expérience très enrichissante pour moi. Un grand merci donc à ma directrice Alison Munson et à une seconde bourse du CEF sans lesquels cela n’aurait pas été possible. Je ne pouvais espérer mieux pour célébrer mon dépôt initial de thèse la même semaine !


11 octobre 2016

Ginsendai, sentier célèbre pour ses couleurs d’automne
dans le parc national de Daisetsuzan au cœur de l’île d’Hokkaido

Abies 2016, le sapin d’un océan à l’autre !
Texte et photos par Maxime Brousseau
Saviez-vous qu’il y a près de 50 espèces de sapins dans le monde et que 18 d’entre elles sont en danger d’extinction? Saviez-vous que l’île d’Hokkaido, au nord du Japon, est occupée à près de 70 % par des forêts naturelles et à 27 % par des forêts en plantation, dont la majeure partie est composée de sapins de Sakhaline (Abies sachalinensis) ? Voici quelques exemples des nombreux thèmes abordés lors du congrès Abies 2016, The 15th International Conference on Ecology and Sylviculture of Fir, qui s’est déroulé du 21 au 28 septembre dernier. Ce fut également un moment privilégié où Antoine Boudreau LeBlanc et moi-même avons eu la chance de présenter les résultats de nos projets de maîtrise respectifs. Cet événement, organisé par l’International Union of Forest Research Organizations (IUFRO), se tenait pour la toute première fois à l’extérieur de l’Europe et avait pour but principal de regrouper les connaissances actuelles sur les différentes espèces de sapins à travers le monde et d’échanger sur les divers enjeux écologiques et sociaux que rencontre la foresterie à travers le monde. Pour ce faire, près de 60 chercheurs universitaires, gouvernementaux et étudiants s’étaient déplacés des quatre coins de l’Hémisphère Nord pour venir y assister. L’Europe y était bien représentée, avec des gens de l’Italie, la Pologne, la République Czeck, la Slovénie, la France, le Royaume-Uni, etc. Plusieurs Asiatiques étaient aussi présents, avec des gens des quatre îles du Japon et de la Corée. L’Amérique au contraire était très peu représentée puisque nous étions les deux seuls étudiants nord-américains à la conférence.


Plantation de sapins de Sakhaline (Abies sachalinensis).
Hokkaido Regional Breeding Office, Nopporo Forest Park

Les premiers jours du congrès (21-24 septembre) étaient consacrés aux conférenciers invités (Keynotes), puis suivis par les présentations orales et les sessions d’affiches. Nous avons pu assister aux Keynotes d'Alios Farjon , Abies : an overview of the firs of the world; de K. David Coates , Species interactions, neighbourhood dynamics and complexity science: management options for North America Abies forest; et de Dr. Masato Shibuya , Abies species in Japan, and natural stands and plantations of A. sachalinensis in Hokkaido. Des gènes à l’écosystème en passant par le broutement et le social, notamment les relevés de moines dans les Alpes italiennes, les sujets couverts par les présentations étaient très diversifiés et ont permis de nous ouvrir à plusieurs dimensions qui nous étaient encore inconnues. Nos présentations orales qui traitaient de l’estimation du broutement sur le sapin baumier et de sa sylviculture en présence de fortes densités de cervidés ont été très bien reçues et se trouvaient au coeur des principaux enjeux traités. Nous avons pu poursuivre les discussions avec les chercheurs lors d’une visite d’Hokkaido organisée à la suite du congrès (Post Conference Tour : 25-28 septembre).


Dense couvert de bambou (Sasa sp.)

Le Post Conference Tour était beaucoup plus convivial avec seulement 25 personnes. Ce fut cependant l’occasion de bien connaître les membres et d’avoir des conversations très intéressantes, tant sur nos sujets de recherche respectifs que sur des aspects plus sociaux et philosophiques entourant le monde forestier. Durant ces 4 jours, nous avons pu visiter le Ginsendai, sentier célèbre pour ses couleurs d’automne dans le parc national de Daisetsuzan au cœur de l’Île et dans sa principale chaîne de montagnes, le lac Shikaribetsu situé en très haute altitude ainsi que la forêt d’enseignement et de recherche de l’Université de Tokyo à Hokkaido. C’est lors de cette tournée que nous avons pu prendre pleinement conscience des enjeux sylvicoles du pays. L’un des enjeux écologiques d’importance concerne le bambou (Sasa sp.) qui envahit les sous-bois et empêche la régénération de plusieurs espèces, dont le sapin de Sakhaline. Outre une fermeture complète du couvert, diminuant l’ensoleillement et le couvert nival, limitant la croissance du bambou, les solutions sylvicoles se font rares. L’un des moyens utilisés en plantation est le scarifiage qui enlève la couche superficielle du sol et ainsi le couvert de bambou pour un certain temps et ensuite suivi d’un dégagement mécanique qui doit être effectué 2 fois par années pendant environ 3 ans afin de libérer les semis du dense couvert créé par le bambou. En forêt naturelle, les semis de sapin sont contraints de s’installer sur les arbres tombés au sol ou sur les souches, ce qui leur permet d’être surélevés et ainsi de croitre en toute tranquillité. Les arbres au sol sont généralement abondants puisque les typhons, qui sont le principal régime de perturbation, produisent régulièrement des chablis aux flancs des montagnes de la région. D’autres thèmes, tels que la carie retrouvée chez la plupart des arbres matures, les infections fongiques des graines et les opérations forestières ont pu être abordées durant les derniers jours de cette tournée.

Ce congrès fut une expérience humaine, culturelle et professionnelle des plus enrichissantes. Le Japon est probablement l’un des pays les plus propices afin de vivre un choc culturel en toute sécurité, à travers des habitants d’une gentillesse qui dépasse les frontières!


13 septembre 2016

Jérémie Alluard, professionnel statisticien

Les statistiques au moment de la rédaction
Texte par Jérémie Alluard
(Ce texte est aussi présent dans la section CEF-Référence / Statistique )
Pour grand nombre d’entre vous, rédiger ou publier un rapport de recherche nécessite d’interpréter et rapporter des statistiques. Seulement, malgré quelques cours, plusieurs considèrent toujours les statistiques comme un mal nécessaire. De plus, les cours souvent théoriques abordent rarement les règles à suivre relativement aux aspects statistiques d’une publication scientifique. Pourtant, les chercheurs doivent se montrer prudents, et même pointilleux, tant dans la formulation de leurs hypothèses que dans l’analyse ou l’interprétation de leurs résultats. Ce texte vise à présenter certaines « normes » de publication qui devraient être considérées lorsqu’une analyse statistique est intégrée à votre rapport de recherche. Que ce soit dans la méthodologie, la communication des résultats ou la section discussion, il existe une certaine éthique scientifique à respecter afin d’assurer la qualité de vos recherches.

Les objectifs

Il est important de spécifier les objectifs et, lorsque pertinent, les hypothèses scientifiques. Cette section vient souvent à la fin de l’introduction. Des objectifs clairs permettent de bien orienter l’analyse statistique et de tester des hypothèses scientifiques.

La méthodologie

Cette section constitue le noyau central du rapport de recherche. C’est dans celle-ci que l’on explique en détail les principaux éléments de sa recherche, les étapes de sa réalisation, ainsi que l’approche utilisée pour valider ses hypothèses. La reproductibilité des expériences ou de l’échantillonnage est une des clés de voûte de la science. Elle assure l’objectivité de vos conclusions. La recherche scientifique est fondée sur la possibilité de vérifier, de valider ce qu’ont entrepris les chercheurs, de mettre à l’épreuve leurs hypothèses, leurs protocoles et leurs analyses. Les chercheurs doivent donc décrire avec transparence et rigueur leur approche méthodologique, d’autant plus si celle-ci diffère des approches communément reconnues.

Dispositif expérimental ou plan d’échantillonnage

Il est tout d’abord essentiel de fournir aux lecteurs une description complète et concise de son dispositif expérimental ou de son plan échantillonnage dans le cas d’une étude observationnelle. Vous devez identifier les limites de votre étude, sa portée, afin d’éviter que vos résultats soient généralisés à d’autres sujets. Le chercheur doit se mettre à la place des lecteurs de sorte qu'un autre chercheur, face aux mêmes conditions, prenne les mêmes décisions.

Onofri et al (2009) suggèrent de considérer les questions suivantes:

  1. Les unités expérimentales sont-elles clairement définies?
  2. Les situations de pseudoréplication (mesures prises dans une même unité expérimentale ou de sondage traitées comme si elles étaient indépendantes) sont-elles bien identifiées?
  3. Est-ce que l'expérience est répétée de façon indépendante dans l'espace ou le temps?
  4. La randomisation a-t-elle été appliquée correctement?
  5. Les témoins ont-ils été pris en compte de manière appropriée?

L’analyse statistique

Le dispositif expérimental et l’analyse statistique sont étroitement liés. C’est le dispositif expérimental qui oriente l’analyse. Les décisions prises lors de la phase de conception du dispositif expérimental doivent être prises en compte dans le choix des méthodes statistiques. Dans cette section, vous devrez décrire suffisamment les méthodes statistiques utilisées pour permettre à un lecteur averti ayant accès aux données d’origine de vérifier vos résultats. La reproductibilité des résultats est une garantie d’honnêteté scientifique. Si plusieurs méthodes ont été utilisées, il faut les divulguer pour que les lecteurs puissent établir leurs propres jugements. Si vous avez des références (manuel, article…) ayant un dispositif expérimental ou une analyse statistique similaire à la vôtre, citez-les. Cela donnera plus de crédibilité à votre analyse.

Encore ici, Onfri et al. (2009) amènent les points suivants:

  1. Est-ce que l’analyse reflète bien la structure des traitements et les relations entre les facteurs?
  2. Les facteurs de blocage sont-ils pris en compte par le modèle?
  3. Est-ce que les mesures répétées ont été prises sur des unités indépendantes ? Si non, est-ce que le modèle prend en compte l’autocorrélation des mesures?

Il est également important de préciser le logiciel ainsi que la version qui a été utilisée pour réaliser cette analyse.

Présentation des résultats

Le but de cette section est d’orienter l’attention du lecteur vers les principaux résultats obtenus sans les interpréter. Ceux-ci seront discutés dans la section suivante de votre rapport (section « Discussion »). La présentation des résultats doit être brève, explicite et non redondante. Précision statistique ne rime pas nécessairement avec complexité. Soyez donc complet et concis. Avant de présenter les résultats des tests statistiques, il est impératif de rapporter des statistiques descriptives. En d’autres termes, il est important de donner de l’information sur les paramètres d’intérêt à l’aide de moyennes, de pourcentages, de coefficients de corrélation. Il est aussi important de préciser l’effectif. Pour des raisons de clarté et d’économie, il est recommandé d’intégrer à l’analyse des tableaux ou des graphiques. Attention toutefois à ne pas être redondant. On ne devrait pas répéter dans le texte, les valeurs qui sont déjà présentées dans les figures et tableaux. Chaque estimation (dans le texte, les tableaux et graphiques) doit être suivie d'une mesure de variabilité. Utilisez l’écart-type si vous souhaitez exprimer la variabilité d'une série d’observations par rapport à la moyenne. Utilisez l’erreur-type si vous souhaitez exprimer la précision d’une estimation.

Viennent ensuite les résultats des analyses principales. Pour chacune d’elle :

  1. Bien identifier l’hypothèse à laquelle réfère chaque analyse.
  2. Rapporter l’ensemble des résultats importants y compris ceux qui vont à l’encontre des hypothèses.
  3. Rapporter les valeurs p exactes en plus des statistiques (t, F, z, khi²). Laissez les lecteurs porter leur propre jugement sur le degré de signification de vos résultats.
  4. Ne pas présenter uniquement des valeurs p ! En reportant uniquement celle-ci, vous perdez de l’information quantitative sur le niveau moyen de performance d’un traitement et sur la variabilité des résultats individuellement. Les lecteurs peuvent s’intéresser à l’impact d’un traitement en particulier plutôt que la comparaison avec un autre traitement.
  5. Quantifier et présenter les résultats avec des indicateurs statistiques appropriés comme les intervalles de confiance qui permettent de mesurer « l’incertitude de vos résultats ».

Discussion

On évite ici de répéter les résultats. C’est dans cette partie que l’on doit faire état de la fidélité et de la validité des instruments de mesure et du degré de validité des résultats qui en découlent. Les lecteurs doivent être informés, avec suffisamment de détails, des faiblesses et des points forts de l'étude pour former une impression claire et précise de la fiabilité des données, ainsi que les menaces qui pèsent sur la validité des résultats et interprétations. Si vous avez rencontré des difficultés durant la collecte ou l’analyse, il faut en rendre compte et expliquer comment on aurait pu modifier le plan de recherche ou les instruments pour obtenir des résultats plus fiables et éviter que l’on ne répète vos éventuelles erreurs. Dans cette section, on procède également à la comparaison des résultats de sa recherche avec ceux de la littérature. Il faut insister sur les convergences et les différences entre ces études et la vôtre. De manière générale, il faut faire ressortir la signification des résultats au sein de la problématique, c’est-à-dire montrer en quoi ces résultats modifient la manière de poser les problèmes ou de conceptualiser la question. Il faut analyser les implications théoriques ou pratiques de la recherche. N’oubliez surtout pas que le degré de signification statistique n’est pas un gage de l’importance écologique d’un phénomène.

Sommes toutes, les statistiques doivent être gérées et présentées de façon méthodique et professionnelle. N'hésitez pas à me contacter pour toute aide, je suis à votre service! - Jérémie Alluard

Références

A. Onofri et al. (2009). Currential statistical issues in Weed Research, (50), p.6
B. Murray K. Clayton (2007). Advances in Physiol Edu, (31): p.302-304
C. Douglas Curran-Everett and Dale J. Benos (2007). Advances in Physiol Edu, (31): p.295-298
D. Bailar JC et Mosteller F (1988). Annals of internal medicine (108), p.266-273


2 septembre 2016

Le groupe d'étudiants

Cours d'Aménagement des écosystèmes forestiers à Duparquet, 19e édition
Texte et photos par Fanny Senez Gagnon
Il y a quelques jours s’achevait la 19e édition du cours Aménagement des écosystèmes forestiers (ENV-7010) ayant lieu à la station de la Forêt d’enseignement et de recherche du lac Duparquet  (FERLD), en Abitibi-Témiscamingue. Depuis près de 20 ans maintenant, cette formation unique est dispensée par des membres du corps enseignant en foresterie et biologie de l’UQAT et de l’UQAM. Dans la mouture de cette année, chapeautée par les illustres Brian Harvey (UQAT) et Pierre Drapeau (UQAM), 15 participants venus des quatre coins du monde se sont joint à l’aventure pédagogique.

C’est ainsi que dans une ambiance conviviale et un cadre naturel enchanteur, professeurs et étudiants gradués se sont rassemblés du 15 au 26 août dernier afin de discuter de manière exhaustive du vaste et passionnant sujet qu’est la forêt. Nichée en plein cœur de la forêt boréale mixte, la coquette station de recherche et son personnel dévoué ont dûment logé, nourri et fourni aux occupants loisirs et détente en plein air durant leur séjour.

Tirés du sommeil par les chants des oiseaux et le frémissement des Peupliers faux-trembles, les étudiants avaient droit à un copieux petit-déjeuner, les plus courageux choisissant de faire leur jogging matinal dans les sentiers avoisinants, avant d’assister au cours magistral quotidien, dont le contenu toujours édifiant touchait aux nombreux aspects de la foresterie et de l’écologie forestière. C’est avec verve, passion et expertise que Pierre et Brian ont su captiver leur auditoire et lever le voile sur ces derniers. Intarissables, rien hormis la faim à l’approche de l’heure du dîner ne pouvait les arrêter de discourir sur leur sujet de prédilection, et encore… bien souvent la discussion se poursuivait gaiement durant le repas. N’en déplaise aux vaillants professeurs qui ne lésinaient pas d’efforts pour transmettre aux étudiants les innombrables connaissances qu’ils possèdent, la venue de plusieurs conférenciers travaillant au sein du gouvernement (MFFP et MEDDLCC) leur donnait quelques moments de répit. À ces occasions, les étudiants en apprenaient davantage sur les rouages de la gestion forestière québécoise, plus impénétrable et complexe qu’on ne pourrait le croire.


Les cours magistraux

Les après-midi étaient le théâtre d’agréables et instructives sorties sur le terrain dans les limites du territoire de la FERLD et au-delà, notamment au marais Antoine et au mont Monsabrais. Ces excursions, se déroulant dans la bonne humeur, l’enthousiasme et une atmosphère décontractée, étaient fort appréciées des étudiants qui pouvaient enfin voir, toucher, entendre, sentir et même parfois goûter ce dont il avait été question dans l’exposé du matin, consolidant ainsi leur apprentissage de bien plaisante et pertinente façon. Parmi les sorties les plus notables, citons la visite d’usines de transformation du bois qui n’ont pas manqué d’impressionner la plupart des étudiants par leur grande envergure et leur fonctionnement incessant, ainsi que l’observation de la machinerie de coupe en pleine action, qui n’a laissé personne indifférent.

Une fois ces journées bien remplies terminées, tous pouvaient jouir d’un moment de liberté et de détente bien méritée en choisissant de se délester dans les eaux rafraîchissantes du lac Hébécourt ou de les naviguer en canot, de marcher le long du sentier menant au nid du célèbre couple de Balbuzards pêcheurs, de s’adonner à la cueillette de bleuets et de framboises sauvages qui pullulaient en cette fin d’été ou d’observer les oiseaux en compagnie du meilleur guide ornithologique local, nul autre que Réjean Deschênes. En soirée, il n’était pas rare que d’intéressantes discussions entre les étudiants à propos de leur projet de recherche, des sciences forestières en général ou tout simplement de la vie émergeaient autour d’un feu de camp sous le ciel étoilé ou les aurores boréales.

En somme, le cours Aménagement des écosystèmes forestiers 2016 a été un franc succès. Ce cours est une formule gagnante permettant aux étudiants de développer leur sens critique et d’obtenir l’information la plus à jour sur la forêt québécoise, et ce, directement auprès des plus grands experts et des intervenants les plus impliqués du milieu. De plus, c’est une occasion en or de faire d’enrichissantes rencontres et d’échanger avec des scientifiques de tous horizons. C’est pourquoi j’en fais la recommandation enthousiaste auprès de mes pairs et que je lui souhaite longue vie et une belle édition 2017 sous le signe de son 20e anniversaire!


La forêt boréale mixte

26 juillet 2016

L'enzyme Cas9 est guidée au site de coupure de
l'ADN par un ARN guide (sgRNA) (Nødvig et al., 2015)

Apprendre CRISPR-Cas9 dans le laboratoire du Pr. Uffe Hasbro Mortensen, DTU Kongens Lyngby, Danemark
Texte et photo par Martha Nigg
Le laboratoire du Pr. Uffe Hasbro Mortensen se situe au sein de l’Université Technique du Danemark (DTU) au nord de Copenhague. Ce laboratoire réuni des doctorants, des post-doctorants et des chercheurs assistants qui étudient les processus de production des métabolites secondaires et produits naturels d’intérêt pharmaceutique par les champignons. Ces dernières années, le groupe de recherche a investi beaucoup d’énergie dans l’application du système d’édition génétique CRISPR-Cas9 chez les champignons filamenteux des genres Aspergillus et Penicillium. Ayant acquis une expérience et une renommée notable dans ce domaine, ils sont devenus une référence dans le domaine de la manipulation génétique chez les champignons.

Dans le cadre de mon projet de doctorat portant sur le champignon responsable de la maladie hollandaise de l’orme, je cherche à obtenir des souches de champignon mutées au niveau de certains gènes. Pour ce faire, nous avons besoin d’une méthode simple et précise. La méthode CRISPR-Cas9 a fait ses preuves sur une vaste gamme d’organismes, autant chez les mammifères, les champignons que chez les bactéries. Ainsi, le choix de faire un stage pour apprendre et appliquer cette technique allait de soi.


Kongens Nytorv, Copenhague

J’ai donc passé 4 mois au sein de ce laboratoire. Bien que l’optimisation de cette technique pour l’appliquer à Ophiostoma novo-ulmi ne soit pas encore terminée, je suis très satisfaite de mon séjour au Danemark. J’y ai appris plus que je ne pouvais l’envisager et j’ai acquis de nouvelles compétences. De plus, mon expérience de vie au Danemark a été très enrichissante d’un point de vue personnel.

Copenhague est une ville magnifique où il fait bon vivre et étudier.

Je remercie le CEF et mon directeur de recherche, Louis Bernier, pour m’avoir permis de réaliser cette expérience riche qui, j’en suis sûre, aura marquée un moment important de ma thèse et pourra je l’espère porter ses fruits lors mes futures expériences.


26 juillet 2016

Journées Jean Chevaugeon 2016 à Aussois : une conférence où chacun y trouve son compte
Texte et photos par Martha Nigg
Dans le petit village alpin d’Aussois, plus de 150 chercheurs français (étudiants, chercheurs et professionnels confondus) se sont retrouvés du 25 au 29 janvier 2016 pour les rencontres biannuelles de la section « mycologie » de la Société française de Phytopathologie. Au programme, un survol complet de tous les sujets de recherche menés en France : génétique des populations, évolutions, écologie, taxonomie, épidémiologique, génomique et interactions moléculaires. Des invités de renom se sont ajoutés à la liste des participants : Daniel Croll, Paola Bonfante, David Makowski, Pietro Spanu et Joseph Spatafora. Pendant 4 jours, les participants assistaient à des conférences toute la matinée puis en soirée. L’après-midi, du temps libre était accordé afin de pouvoir jouir du beau paysage, de respirer le bon air frais et de faire quelques descentes de ski pour les plus motivés. L’ambiance était conviviale, surtout autour des repas et soirées dansantes. Le partage des connaissances, le mélange des discipline et l’accessibilité des chercheurs en font une conférence où chacun y trouve son compte.

J’y étais probablement l’unique participante non liée au système de recherche française. Cependant, j’ai eu l’occasion d’y présenter mes résultats de thèse lors de la session de génomique et de rencontrer plusieurs personnes enthousiastes.

Chaque présentation a été immortalisée grâce aux talents artistiques de la chercheuse Mélanie Roy. Ainsi, les souvenirs n’en sont que plus originaux. Je remercie le CEF et mon directeur de recherche, Louis Bernier, pour m’avoir permis de vivre cette belle expérience scientifique !


21 juillet 2016

Culture locale, paysages bucoliques et étude des traits à la 6e école d'été «Plant Functional Traits»
Texte et photo par Alison Munson
La sixième édition de l’école d’été «Plant Functional Traits»  s’est déroulée dans la ville universitaire de Ceske Budejovice, au sud de Prague, dans un paysage bucolique de prairies et de boisés me rappelant la région de Charlevoix (sans le fleuve). Les 28 étudiants venaient de tous les horizons européens (8 pays), d’Australie et bien sûr du Québec. Nous avions recruté 8 étudiants du Québec, venant du CEF et du CSBQ, pour compléter le groupe. L’équipe habituelle (de Bello, Garnier, Munson, Posada et Shipley) a été très bien appuyée par le groupe local en écologie végétale, incluant les cours très intéressants de Jitka Klimesova, Carlos Carmona, Lars Gotzenberger, Pierre Liancourt et Vitek Latzel. Un point fort de l’école d’été a été le cours de Jan Lepps, sur les résultats à long terme provenant de son site de prairie humide. Par la suite, quatre équipes d’étudiants ont travaillé sur ce site. Leurs travaux incluaient l’étude de traits clonaux et racinaires, de traits physiologiques et d’assemblage des communautés. Les laboratoires ont été pleins à craquer nuit et jour pendant 48 heures pour terminer des mesures et des analyses de données, avant les excellentes présentations des étudiants qui avaient lieu la dernière journée. Nous avons pu goûter à la culture locale grâce à la musique (groupes de Jan et de Francesco, incluant toute une gang d’écologistes), la bière (bien sûr dans la ville natale de la Budweiser) et la nourriture substantielle des pubs. Les «élèves» sont partis de bonne humeur avec la tête bien remplie après une semaine dense en découvertes et en discussions. À l’année prochaine, on se déplace en Europe (restez au courant en visitant notre page )! Merci au CSBQ et au CEF pour le soutient financier.


20 juillet 2016

Wood QC 2016, Une première au Québec
Texte et photos par Audrey Lemay et Vincent Gauthray-Guyénet
Du 12 au 17 juin 2016, se tenait à Québec et à Baie-St-Paul, la conférence Wood QC 2016 – Modelling Wood Quality, Supply and Value Chain Networks, regroupant les sections IUFRO 5.01.04 et 3.02.04. Organisée par l’Université Laval, le Centre canadien sur la fibre de bois et FPInnovations, la conférence regroupait des scientifiques d’une quinzaine de pays pour partager des connaissances, expertises et innovations dans les domaines de la modélisation de la qualité du bois, de l'approvisionnement en bois et de l'optimisation du réseau de la chaîne de valeur. Les échanges riches durant toute la conférence ont permis de mettre en relation deux visages de la foresterie : l’un plus tourné vers l’industrie et ses débouchées, l’autre plus axé sur la recherche. Les discussions ont été l’occasion d’exposer les besoins de chacun et de définir quelques pistes pour travailler encore plus efficacement ensemble. Deux étudiants au doctorat, Audrey et Vincent, témoignent de leur expérience.

Audrey : Durant toute la semaine, j’ai pu assister à une foule de présentations captivantes, j’ai rencontré et discuté avec des gens intéressants et profité d’une belle ambiance dans le décor enchanteur de Charlevoix. J’y ai également présenté certains des résultats de mon projet de doctorat lors d’une présentation orale et dans le cadre de la session d’affiches. Merci au CEF, à ma directrice Cornelia Krause et à mon codirecteur Alexis Achim qui m’ont permis de vivre cette expérience très enrichissante.

Vincent : Cette semaine riche en échanges m’a donné l’occasion de voir des intervenants venant de nombreux endroits dans le monde présenter les enjeux forestiers de leur pays. Elle aura également été pour moi l’occasion de renouer avec certains contacts et d’en rencontrer des nouveaux. J’y ai présenté une affiche faisant état d’une partie des résultats de mon projet de doctorat mené à l’UQAR sous la direction du Professeur Robert Schneider et sous la codirection du Professeur Alexis Achim (Université Laval). Je remercie le CEF et Robert Schneider pour m’avoir donné l’occasion de participer à ce colloque enrichissant et passionnant.


5 avril 2016

Maya Mountain Research Farm

Un cours intensif en permaculture sur l'un des plus vieux sites sous cette régie en Amérique centrale
Texte et photos par Jonathan Pedneau
La permaculture est un terme ésotérique pour certain et une solution pour d’autres. Elle est publicisée sous différentes coutures, mais le concept a été créé par David Holmgren et Bill Mollison. Le terme est une combinaison des mots permanent et agriculture. Cependant sa portée, selon les fondateurs, est plus large puisqu'elle repose sur trois sens éthiques : prendre soin de la terre, prendre soin de l’humain et partager équitablement les biens et les surplus. Grosso modo, c’est une approche holistique basée sur différents principes unifiant la production agricole, l’habitation, la vie communautaire et la protection de l’environnement.


Cacao

Le cours de design en permaculture, 11th Annual Permaculture Design Course, s'est déroulé à la Maya Mountain Research Farm  (MMRF), en amont du village de San Pedro Columbia au Bélize. Ce site était idéal pour un cours puisqu'il permet d’observer plusieurs systèmes agroforestiers à divers stades d’implantation. Il est aussi l’un des plus vieux sites de permaculture en Amérique centrale avec 26 ans d’existence. La diversité des espèces utilisées est impressionnante et permet de faire le tour de la majorité des espèces citées dans la littérature tout en apprenant leurs différentes fonctions dans les systèmes présentés. Nous avons pu observer des espèces utilisées tant pour la production ligneuse que pour la production de fibres, alimentaire et de fourrage. Dans la forêt nourricière de 25ans, près de 500 espèces végétales se côtoient sur un hectare. Pour les amateurs d’oiseaux, près de 130 espèces ont été répertoriées sur la ferme lors d’un inventaire de la Plymouth State University en février 2016, impressionnant pour une ferme!


Ceiba Pentandra

Les professeurs invités, Albert Bates, Marisha Auerbach, Koreen Brennan et Christopher Nesbitt, ont fait leurs dents sur plusieurs projets agricoles en milieux tempérés et tropicaux touchant des sujets diversifiés d’architectures, de gestion des déchets et de l’eau, de la fertilité des sols, du jardinage, des grandes cultures, mais aussi des éléments plus techniques comme le Biochar et les énergies renouvelables. Le cours intensif de 12 jours comprenait des cours magistraux, des groupes de discussions, des visites de sites agricoles et de constructions écologiques ainsi qu’un projet de design en équipe. J’ai apprécié travailler avec une majorité d’étudiants locaux. Ça m’a permis de mieux connaître les perspectives locales de développements ainsi que les problématiques associées.

En conclusion, ce cours en permaculture m’a permis de faire le pont entre mes connaissances en agroforesterie et en développement durable intégré. Cette vision peut sembler difficile à appliquer lorsqu’il y a des législations importantes sur les terres agricoles. Cependant, dans le cas des petits producteurs familiaux dans les pays en développements, les législations sont souvent à définir. Les principes de la permaculture pourraient résoudre bien des problèmes de gestion et d’approvisionnement.


22 février 2016

Le CEF était présent au 14e Congrès forestier Mondial de Durban en Afrique du Sud
Texte et photos par Etienne Yusufu Kachaka
Le 14e congrès forestier mondial s’est tenu du 7 au 11 septembre 2015 à Durban en Afrique du Sud. Cet évènement qui a lieu tous les 6 ans, s’est pour la première fois de son histoire déroulé en Afrique sous le thème « Les forêts et les peuples : investir dans un avenir durable ».

Près de 3 000 participants venus du monde entier étaient présents pour discuter de la place actuelle de la foresterie dans le développement durable. Des membres de gouvernements, des scientifiques, des membres d’ONG, des représentants de sociétés privées, des personnes impliquées dans la gestion des forêts ou tout simplement celles se sentant concernées par les enjeux forestiers actuels y ont pris part. Le Congrès forestier mondial est sans aucun doute l’évènement majeur en foresterie de l’année 2015. L’opportunité pour moi d’y avoir présenté les résultats de mon travail de maîtrise en agroforesterie de l’Université Laval (2014) a été une très belle expérience. Deux posters y ont été présentés. Le premier était celui du Programme Élargi en Gestion des Ressources Naturelles dans le Bassin du Congo (PEFOGRN-BC/ Université Laval), présenté par mon directeur, le Professeur Damase Khasa, ainsi que le mien sur les essais de provenances d’Acacia mangium en République démocratique du Congo. Tout s’est merveilleusement bien passé.

Je tiens à remercier sincèrement le CEF ainsi que le laboratoire du Professeur Damase Khasa pour le financement de ma participation au Congrès. Je remercie également ma directrice, Professeure Alison Munson ainsi que Vincent Poirier pour leur aide dans la réalisation du poster.


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Cours du CEF

Analyse des pistes et modélisation par équations structurelles pour écologistes 
1–5 mai 2017 | Université de Sherbrooke
Path analysis and structural equation modelling for ecologists 
May 1–5 2017 | Université de Sherbrooke
Cours sur la complexité 
24-29 septembre 2017, Toscane, Italie

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...Une exposition
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CEF-Référence
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Jérémie Alluard (2016) Les statistiques au moments de la rédaction 

  • Ce document a pour but de guider les étudiants à intégrer de manière appropriée une analyse statistique dans leur rapport de recherche.

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